accueil - Actualités imprimer

Actualités

Les priorités de l’établissement pour 2023

25/01/2023

La traditionnelle cérémonie des vœux de l’Établissement public de santé mentale de la Marne s’est déroulée le 5 janvier 2023 dans la salle polyvalente. Une première pour Frédéric-Alexandre Cazorla-Seignol, directeur, qui en a profité pour annoncer ses priorités et les projets phares pour 2023.

1 Le recrutement

La première priorité reste le recrutement. « Les postes vacants ne sont pas une fatalité », annonce Frédéric-Alexandre Cazorla-Seignol, directeur de l’établissement. Ainsi, au niveau de la Direction des ressources humaines, après l’arrivée de Daisy Nardin, responsable des ressources humaines le 19 décembre 2022, Sébastien Claeys a pris ses fonctions de directeur des ressources humaines et des affaires médicales le 16 janvier 2023.

Mis en place en 2022, le plan d’attractivité et de fidélisation va se développer cette année. Les 4 facteurs clés sont : « la qualité des pratiques », « l’esprit d’équipe », « l’autonomie » et « l’environnement de travail ». « Nous allons avancer ensemble sur chacun de ces éléments, indique M. Cazorla-Seignol. Ensemble avec toutes les équipes, ensemble dans le cadre du dialogue social avec les représentants du personnel. »

Pour créer un sentiment d’appartenance à l’établissement et développer la cohésion d’équipe, une fête du personnel sera organisée le 6 juin 2023. « Ce sera l’occasion de mettre à l’honneur les professionnels de l’établissement, décorer les médaillés et remercier les nouveaux retraités pour leur carrière, explique-t-il. Mais aussi et surtout de créer un moment permettant à chacun de voir la diversité des missions au sein de l’établissement, de voir comment cette grande équipe avance ensemble et de se sentir fier de travailler au sein de l’EPSM de la Marne. »

Un parcours d’intégration sera par ailleurs mis en place pour les nouveaux arrivants. Il s’agit de les accompagner dans leur prise de poste en leur proposant notamment des formations internes, du développement des compétences, d’instaurer une sorte de « compagnonnage ». L’objectif : mieux accompagner les nouveaux recrutés pour les fidéliser.

Et pour améliorer les conditions de travail, un programme d’activités physiques et sportives adaptées, soutenu dans le cadre de l’appel à projets des CLACT (Contrats Locaux d’Amélioration des Conditions de Travail), sera mis en œuvre en 2023 pour l’ensemble du personnel de l’établissement et du GIP Logistique Sud Marne. Des séances de 10 à 20 minutes seront proposées quotidiennement sur le lieu de travail.

2 La certification de la qualité de nos pratiques

La visite de certification est prévue du 11 au 14 avril 2023, et l’évaluation externe de la Maison d’Accueil Spécialisée Le Pré Saint-Jacques, d’ici la fin de l’année. « Le travail en équipe est la clef, déclare Frédéric-Alexandre Cazorla-Seignol. Il s’agira de montrer aux experts-visiteurs que le vécu du patient guide au quotidien le travail de nos équipes (…), que chaque équipe identifie les risques, met en place des dispositifs pour les réduire et ajuster si nécessaire. »

Afin de se préparer au mieux, un audit à blanc – « une forme d’entraînement » - s’est tenu les 19 et 20 janvier 2022. Une équipe qualité du GHT Psy du Nord-Pas-de-Calais est venu réaliser une visite de certification en condition réelle avec patients-traceurs et parcours-traceurs au sein de 8 unités. Une première au sein de l’établissement. Un challenge qualité sera également lancé à la fin du mois de janvier avec à la clef un ordinateur et des Smartbox à remporter pour les 10 gagnants.

Les autres projets phares
Outre le déploiement de l’Équipe de Soins Psychiatriques Intensifs à Domicile (ESPID) depuis le 5 janvier 2023 sur le secteur châlonnais, la relocalisation des Centres Médico-Psychologiques (CMP) de Châlons, Épernay et Vitry, va se poursuivre, ainsi que le projet de reconstruction du site d’hospitalisation rémois.

Pour favoriser le lien Ville-Hôpital, l’EPSM de la Marne mène un travail avec l’Association d’Appui aux Professionnels de Santé (AAPS) qui gère le Dispositif d’Appui à la Coordination (DAC) de la Marne. Une consultante d’intervention en médecine hospitalière pourrait être mise à disposition pour assurer notamment la coordination entre les services de l’établissement et la médecine de ville.

Enfin, concernant le développement durable, l’établissement poursuit sa transition écologique. Cinq véhicules électriques – Dacia Spring – ont été achetés et arriveront au premier trimestre 2023. Des bornes électriques seront ensuite installées. La performance énergétique des bâtiments continuera d’être améliorée grâce notamment à une meilleure isolation. Enfin pour réduire l’émission des gaz à effet de serre, l’application de covoiturage KAROS a été lancée le 16 janvier 2023.

L’établissement lance une application de covoiturage

03/01/2023

KAROS : telle est l’application qu’a choisie le Groupement hospitalier universitaire de Champagne pour covoiturer. Ce service démarrera le 16 janvier 2023 au sein de l’Établissement public de santé mentale de la Marne.

À compter du 16 janvier 2023, l’application de covoiturage KAROS va entrer dans le quotidien des agents de l’EPSM de la Marne pour leur trajet domicile-travail. Cette start-up française fondée en 2014 a conquis le Groupement hospitalier universitaire de Champagne (GHUC). Celui-ci a souscrit un abonnement pour l’ensemble des établissements qui en fait partie dont l’EPSM de la Marne et le CHU de Reims.

Le principe est simple. Il suffit de télécharger gratuitement l’application Karos via Google Play ou App Store et de se rattacher à l’établissement en entrant un mot de passe. Les utilisateurs indiquent ensuite leurs trajets réguliers domicile-travail, ainsi que les horaires souhaités de départ et de retour. Un ou des covoitureurs sont alors trouvés. Si le conducteur annule au dernier moment le trajet retour, pas de panique. Grâce à l’assistance retour souscrite par le GHUC, Karos propose, via une notification, d’envoyer un Taxi ou un VTC pour ramener le passager chez lui 7 jours sur 7, 24 heures sur 24. « C’est un nouvel outil au service d’une politique de déplacement responsable et citoyenne », se réjouit Frédéric-Alexandre Cazorla-Seignol, directeur de l’établissement.

Six mois gratuits pour les passagers

Outre la réduction des émissions de gaz à effet de serre, l’EPSM de la Marne entend donner un coup de pouce financier à ses agents. Le conducteur percevra en effet une rémunération forfaitaire : 2 euros par passager et par trajet en dessous de 20 km puis 0,10 euro par km. Celle-ci couvre en partie les frais d’essence, les frais d’usure et d’entretien du véhicule notamment. Selon KAROS, elle permet de gagner en moyenne 360 euros par mois pour 2 trajets Reims-Châlons par jour avec 2 passagers. Le paiement s’effectue via l’application.

Pour les passagers, les trajets sont gratuits pendant six mois, soit jusqu’au 16 juillet 2023. Ils deviennent ensuite payants : 2 euros jusqu’à 20 km, puis 0,10 euro par km. Selon KAROS, le prix pour le passager revient au final à 1,50 euro pour une liaison Reims-Châlons de 45 km, l’équivalent du prix d’un ticket de bus 1 heure CITURA.

Cette rémunération forfaitaire pour les conducteurs vient s’ajouter à la prime de 100 euros annoncée par le Gouvernement le 13 décembre 2022 pour les nouveaux automobilistes se mettant au covoiturage à compter du 1er janvier 2023. Les nouveaux conducteurs covoitureurs pourront toucher 25 euros dès le premier trajet et 75 euros supplémentaires si neuf trajets sont réalisés dans les trois mois suivants. L’inscription à l’application de covoiturage Karos que l’établissement met en place permettra de facilement toucher cette nouvelle prime.

Du sport adapté pour améliorer les conditions de travail

29/11/2022

Dans le cadre de l’appel à projets des Contrats locaux d’amélioration des conditions de travail, un programme d’activités physiques et sportives adaptées sera mis en place en 2023 sur le lieu de travail pour l’ensemble du personnel de l’Établissement public de santé mentale de la Marne et du GIP Logistique Sud Marne. Les modalités pratiques restent encore à déterminer.

Au service de Santé au travail, le Dr Patricia Schweickart, médecin du travail, affiche une mine ravie. Le dossier qu’elle a déposé dans le cadre de l’appel à projets des Contrats Locaux d’Amélioration des Conditions de Travail (CLACT) lancé par l’Agence régionale de santé du Grand Est, a été retenu. Une subvention de 700 euros vient d’être accordée à l’Établissement Public de Santé Mentale (EPSM) de la Marne.

Il s’agit de mettre en place un programme d’activités physiques et sportives adaptées sur le lieu de travail pour l’ensemble des agents de l’EPSM de la Marne et du GIP Logistique Sud Marne, « de l’agent de service hospitalier au médecin », souligne le Dr Patricia Schweickart. « Lors de mes consultations, je constate que les agents deviennent de plus en plus sédentaires. Un certain nombre d’entre eux présente un déconditionnement physique à l’effort c’est-à-dire qu’ils sont essoufflés à la moindre activité, explique ce médecin du travail. Les troubles musculo-squelettiques (TMS) sont également en hausse. Et les agents, lourdement éprouvés par la crise sanitaire, se plaignent davantage de la perte de sens au niveau de leur travail. Il fallait trouver un levier d’action. »

Le projet, elle le présente alors au Comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) de l’EPSM de la Marne et du GIP Logistique Sud Marne qui l’adopte, ainsi que du centre hospitalier Léon-Bourgeois.

Pendant les heures de travail

Pour élaborer et mettre en place des activités physiques et sportives adaptées, le Dr Patricia Schweickart compte s’appuyer sur le Réseau Sport Santé, Bien-être basé à Reims. Celui-ci a pour missions de promouvoir, coordonner et développer le sport-santé. « Il a une expertise dans ce domaine », indique le médecin du travail.

Plusieurs programmes pourront être conçus et proposés : des échauffements et des étirements pour les professionnels fournissant un effort physique dans le cadre de leur travail ; des exercices adaptés destinés à lutter contre la sédentarité pour le personnel des services administratifs notamment. Ces séances – d’une durée de 10 à 20 minutes – seront proposées quotidiennement. « Elles se dérouleront pendant les heures de travail, au plus proche de l’activité des agents afin de permettre l’adhésion et la participation du plus grand nombre », précise le Dr Patricia Schweickart. Si le sport adapté sera mis en place en 2023, les modalités pratiques restent encore à fixer.

Au début, les séances seront animées par un professionnel en activité physique adaptée « afin d’instaurer les bonnes pratiques et de corriger les postures ». « Par la suite, un support visuel pourra être publié avec des personnes relais au sein de chaque service », déclare le médecin du travail. Des capsules vidéo seront par ailleurs réalisées pour toucher les travailleurs isolés notamment.

Cette praticienne hospitalière le rappelle : « Des études l’ont prouvé. Pratiquer une activité physique régulière diminue les risques cardio-vasculaires et les risques de cancer. Ça a beaucoup de bénéfices ! Dans le cadre de la qualité de vie au travail, cela permet de créer une certaine dynamique, de recréer du lien, de percevoir le travail autrement, de prendre soin de soi et de se réapproprier son corps ».

La blanchisserie subventionnée l’an dernier
En 2021, dans le cadre de l’appel à projets des Contrats locaux d’amélioration des conditions de travail, un convoyeur de sacs de linge sale a pu être acquis par la blanchisserie interhospitalière du GIP Logistique Sud Marne. Une subvention de 24 000 euros a été accordée par l’ARS Grand Est. Une somme qui a permis de financer en partie l’achat et l’installation d’un convoyeur de sacs de linge sale (120 000 euros au total). Fini les sacs lourds remplis de linge sale à soulever manuellement puis à vider. Le tri est désormais devenu moins physique pour les 3 agents affectés à ce poste.

Un collège de psychologues pour échanger et partager

27/10/2022

L’Établissement Public de Santé Mentale (EPSM) de la Marne compte un collège de psychologues. Celui-ci rassemble l’ensemble des psychologues dans la diversité de leurs orientations et de leurs lieux d’exercice. Ses missions : favoriser l’accueil et l’inscription des psychologues dans le projet de l’établissement.

« L’établissement étant présent dans tout le département de la Marne, si nous ne nous retrouvons pas, nous ne nous connaissons pas. Il est important que nous puissions partager entre nous pour évoluer », explique Sandrine Luce, psychologue au CMP-CATTP adolescents de Châlons-en-Champagne, qui a été élue représentante du collège de psychologues de l’EPSM de la Marne le 24 juin 2022, aux côtés de Carine Léon, psychologue au CMP-CATTP Lucien Bonnafé, et Adeline Sadier, psychologue au CMP Foch d’Épernay.

Suite au décret du 31 janvier 1991 portant statut particulier des psychologues dans la fonction publique hospitalière, un collège de psychologues a été créé au sein de l’établissement qui compte au total 71 professionnels, toutes catégories confondues, au 31 juillet 2022. « C’est un collectif professionnel non hiérarchisé qui regroupe l’ensemble des psychologues de l’EPSM de la Marne », indique les trois représentantes. S’y côtoient des psychologues cliniciens, d’orientation analytique, des neuropsychologues, ainsi que des psychologues issus des courants cognitivistes, comportementalistes ou intégratifs, tous avec leurs outils et formations spécifiques.

Les missions de ce collège : favoriser l’accueil et l’inscription des psychologues dans le projet de l’établissement, servir d’interface entre le corps des psychologues et les instances de l’établissement. « Ce collège est né du désir de se réunir pour échanger aussi bien sur la clinique que sur la profession, précise la psychologue Sandrine Luce. Nous travaillons sur l’éthique de la profession, le statut des psychologues ou encore sur l’état de la psychiatrie plus généralement. Nous nous tenons informés de l’actualité liée à notre profession, des textes de lois, ainsi que des décisions intra-hospitalières. Nous partageons les informations, réfléchissons et échangeons autour de ces questions liées à l’actualité de la profession. »

« Ne pas rester isolé dans sa pratique »

Pour cela, les membres du collège se réunissent tous les trimestres tantôt à Châlons-en-Champagne, tantôt à Reims. « Chacun est invité à contribuer à la dynamique du collège par sa participation aux réflexions. Chacun contribue à la richesse des échanges par la transmission de l’information, des éléments de recherches, et de connaissances théoriques », soulignent les trois représentantes de ce collège de psychologues. C’est ainsi que différentes pratiques y sont présentées. « Cela permet d’éviter la chronicisation des pratiques », estime Sandrine Luce. « Cela permet de ne pas rester isolé dans sa pratique, de s’ouvrir à la diversité, à la richesse. Cela participe à la formation de chacun dans l’exercice du métier de psychologue en milieu hospitalier, acquiesce Carine Léon qui fait partie du collège depuis plus d’une dizaine d’années. Cela permet de piocher des outils dans l’expérience des collègues, cela donne aussi des idées. » Tous les psychologues de l’établissement étant membres de droit du collège, ils peuvent assister librement à ces réunions. Tout comme les psychologues stagiaires qui sont également les bienvenus.

Quels sont les projets de ce collectif professionnel ? Outre la rédaction d’un projet psychologique pour le prochain projet d’établissement, il souhaite organiser des colloques en interne sur des thématiques tournées de façon assez générale autour de l’accueil de la souffrance psychique, et qui s’adresseraient à l’ensemble du personnel de l’EPSM de la Marne. Selon Sandrine Luce : « Nous avons le désir de partager nos connaissances et nos expériences, de susciter l’envie de penser ensemble et d’élaborer, avec les agents de l’établissement, afin de toujours offrir une pratique psychiatrique à visage humain ».

Contact : college.psychologues@epsm-marne.fr

Une représentation au niveau régional et national
Le collège de psychologues de l’EPSM de la Marne fait partie de l’inter-collèges du Grand Est et du collectif national des inter-collèges des psychologues hospitaliers. « L’une de nos psychologues se rend régulièrement à Paris, déclare Sandrine Luce, psychologue, l’une des 3 représentantes du collège. Cela permet d’être informés des évolutions des textes réglementaires et de partager l’information au niveau régional et local. »

7 raisons de participer aux semaines de la santé mentale

30/09/2022

La 33e édition des Semaines d’Information sur la Santé Mentale (SISM) se déroulera du 10 au 23 octobre 2022. Thème choisi : « Santé mentale et environnement ». Cette année encore, l’Établissement Public de Santé Mentale (EPSM) de la Marne se mobilise à Reims, Châlons-en-Champagne et Vitry-le-François, en proposant diverses manifestations.

1 Assister à trois soirées-débats

Les Semaines d’Information sur la Santé Mentale (SISM) débuteront le lundi 10 octobre 2022, à 18 heures, par une conférence-débat animée par le Dr Yacine Amhis, chef du service rémois 04, et le Dr Céline Béra-Potelle, psychiatre au service G10. Camille Veit, psychologue clinicienne, maître de conférences à l’université Rennes 2, interviendra sur la thématique « Accueillir l’environnement ». Rendez-vous à l’Institut Régional de Formation (IRF) du CHU de Reims.

Après des représentations des ateliers thérapeutiques, le collectif Artaud proposera une discussion le mercredi 12 octobre 2022 avec Emmanuel Venet, écrivain, autour de son livre « Manifeste pour une psychiatrie artisanale ». Ce psychiatre au Vinatier de Lyon promeut « une psychiatrie prévenante, lente et respectueuse des singularités des personnes qu’elle soigne ». Seront autour de la table pour échanger : l’Unafam, Humapsy, Dr Patrick Chemla, psychiatre au service rémois 04, ainsi que des membres du groupe de lecture. Rendez-vous à partir de 17 h 45 à la Maison commune du chemin-Vert à Reims.

« Le rôle de l’environnement sur la santé mentale, quelle prise en charge proposer ? ». C’est la question autour de laquelle l’équipe de l’hôpital de jour intersectoriel Voltaire vous proposera d’échanger le jeudi 20 octobre 2022, de 18 à 20 heures, au 13 rue Voltaire à Reims. Outre le rôle de l’environnement sur les patients souffrant de troubles psychiques, comment le travail sur l’environnement du patient peut lui permettre de se rétablir sera également abordé.

2 Découvrir des jardins

Venez visiter l’espace de semis et les cultures de fruits et légumes d’Opus 6, club thérapeutique destiné aux usagers du secteur rémois 06, le lundi 17 octobre 2022, de 9 h 30 à 12 heures, à l’École des jardiniers, située au 54 rue Pasteur à Saint-Brice-Courcelles. Vous pourrez y échanger graines et techniques de plantation. Entrée libre.

Découvrez le jardin thérapeutique, le nouvel atelier de l’E5capade (club thérapeutique ouvert aux usagers du secteur rémois 05), le mercredi 19 octobre 2022, de 10 à 16 heures. Direction le quartier Bois d’Amour à Reims, en face du 17 rue de Tinqueux. De 10 heures à 12 h 30, vous pourrez notamment fabriquer un hôtel à insectes ; puis de 14 à 16 heures, créer un épouvantail.

Venez déambuler dans la cité des Sacres et découvrir des squares entourant l’Hôpital de jour Voltaire, le jeudi 20 octobre 2022, de 9 h 45 à 12 heures. Une bien belle manière de se reconnecter avec la nature. Rendez-vous à 9 h 45 au 13 rue Voltaire pour un départ à 10 heures.

3 Chiner des vêtements d’occasion

OPUS 6, club thérapeutique destiné aux usagers du secteur rémois 06, ouvre une friperie éphémère le vendredi 14 octobre 2022, de 14 à 16 heures, à la Maison de quartier Trois Piliers à Reims. Vous pourrez y chiner des vêtements d’occasion bien sûr, mais aussi des chaussures, des livres et des objets divers. Entrée libre.

4 S’informer sur les troubles psychiques

L’équipe Profamille de Reims, composée de professionnels de l’établissement, vous invite à découvrir ce programme psychoéducatif destiné aux familles et aux proches de personnes souffrant de schizophrénie ou de troubles apparentés, autour d’un quiz. Cette présentation interactive et ouverte à tous se déroulera le vendredi 14 octobre 2022, de 16 à 18 heures, à la Maison de la vie associative de Reims.

L’équipe de Cure Champagne-Ardenne, en collaboration avec des professionnels des services de l’établissement, organise une journée d’information et de déstigmatisation des maladies psychiques et de la psychiatrie en général, le samedi 15 octobre 2022, de 10 à 17 heures. Vous pourrez notamment tester vos connaissances sur le stress, la dépression, les troubles bipolaires et les psychoses ; apprendre à adopter de bons réflexes pour préserver sa santé mentale. Rendez-vous sur les Hautes promenades, esplanade Porte de Mars, à Reims.

5 Préserver l’environnement

L’Accueil, avec le soutien de l’Unité Intersectorielle de Sociothérapie (UIS) et la Ville de Châlons, programme une journée éco-responsable le jeudi 6 octobre 2022, de 10 à 14 heures, au Jard, à Châlons-en-Champagne. Vous pourrez participer au ramassage des déchets, suivre un exposé sur le tri des déchets, tester vos connaissances à travers un quiz.

6 Admirer des œuvres d’art

Peintures, mosaïques… les créations des patients de l’Hôpital de jour Voltaire seront exposées dans le jardin de l’établissement, le jeudi 20 octobre 2022, de 13 h 30 à 17 heures, au 13 rue Voltaire à Reims. Entrée libre.

7 Participer à un rallye santé

La Ville de Vitry-le-François organise un rallye santé du 5 au 12 octobre 2022, de 14 à 17 heures, dans différentes structures travaillant sur la santé, dont la Passerelle jeunes.

L’objectif est de participer aux activités proposées pour récolter le plus de points possibles. Les activités se dérouleront dans différents lieux de la ville. Il s’agit de quiz, de jeux, de tests, d’activités physiques, escape game… L’idée est de permettre aux enfants et à leurs parents de s’approprier leur environnement à travers la découverte des structures.

Diverses thématiques seront abordées, et cette année certaines seront en lien avec le thème des Semaines d’informations sur la santé mentale :

  • Escape Game sur les accidents domestiques
  • activité concernant l’environnement intérieur
  • découverte des aliments : production et provenance
  • nutri game (Escape game sur la nutrition)
  • parcours accessibilité
  • activité physique et sportive...

Cette action s’inscrit dans le cadre du Contrat local de santé de Vitry-le-François, co-piloté par la Ville de Vitry-le-François et l’Agence Régionale de Santé (ARS).

L’unité rémoise d’hospitalisation en addictologie regagne l’Hôpital Robert-Debré

26/09/2022

À la demande du CHU de Reims, l’Unité de Soins Complexes en Addictologie de Reims (USCAR) a quitté l’Hôpital Sébastopol. Depuis le 5 septembre 2022, elle accueille à nouveau ses 15 patients à l’Hôpital Robert-Debré, au niveau 3. L’équipe médicale et soignante se retrouve à proximité du plateau technique du CHU.

Après une parenthèse de dix-huit mois à l’hôpital Sébastopol, l’Unité de Soins Complexes en Addictologie de Reims (USCAR) réintègre ses locaux initiaux situés à l’Hôpital Robert-Debré, au niveau 3. Des locaux qu’elle avait dû quitter précipitamment en mars 2020 pour que le CHU de Reims puisse créer, en pleine pandémie, une unité complémentaire de médecine. L’équipe et les patients de cette unité avaient pu les retrouver provisoirement du 27 juillet à la fin du mois d’octobre 2020, avant de prendre la direction de l’Hôpital Sébastopol, le CHU de Reims ayant besoin d’ouvrir à nouveau une unité COVID-19. En deux ans et demi, USCAR a dû gérer 3 déménagements. « À chaque fois, nous sommes obligés de baisser l’activité, puis de l’arrêter une semaine pour effectuer le déménagement, explique le Dr Anne-Françoise Bertin, chef du pôle d’addictologie de la Marne. La dynamique de redémarrage s’avère toujours compliquée et met en difficulté l’équipe pour une prise en charge de qualité. C’est aussi un frein pour les différents projets thérapeutiques de l’unité comme le développement de l’offre d’activité physique adaptée… »

Depuis sa réouverture, USCAR a accueilli 9, puis 14 patients souffrant d’addictions. « La montée en charge s’effectue de manière progressive », précise le Dr Anne-Françoise Bertin. La capacité d’accueil reste inchangée : 15 personnes, réparties dans 5 chambres individuelles et 5 chambres doubles. Le service U32 étant un service ancien (chambres doubles, sanitaires communs, douche collectives…), il ne propose pas les conditions optimales d’hôtellerie connues à l’hôpital Sébastopol et appréciées des patients.

« Casser cette image de service hospitalier »

L’équipe a dû réfléchir à une nouvelle organisation. C’est ainsi que le bureau infirmier a été agrandi et qu’une salle à manger s’est transformée en salle de réunion. Un effort particulier a été porté sur la décoration intérieure afin de créer une atmosphère chaleureuse, « de casser cette image de service hospitalier », précisent Sylvain Portier, psychologue, Élodie Braconnier, infirmière.

En regagnant l’hôpital Robert-Debré, l’unité a retrouvé la proximité avec le plateau technique du CHU de Reims et notamment certaines spécialités comme la gastroentérologie et la cardiologie. « Les patients hospitalisés ont bien souvent des problèmes somatiques liés à leurs addictions, rappelle le chef du pôle d’addictologie de la Marne. C’est plus facile en termes d’organisation. À l’hôpital Sébastopol, il fallait systématiquement faire appel aux transports. C’était compliqué. »

En attendant de pouvoir accéder à une salle d’activités du CHU de Reims pour leurs patients, les soignants proposent davantage de séances de relaxation en petits groupes. « L’activité physique fait partie intégrante du programme thérapeutique que nous proposons sur trois semaines, réitère le médecin addictologue qui a sollicité la Direction du CHU de Reims. Chaque semaine, deux temps sont prévus. »

Pour l’heure, le Dr Anne-Françoise Bertin et son équipe entendent bien consolider l’offre de soins proposée à USCAR en termes d’ateliers thérapeutiques.

Hôpital Robert-Debré : déconstruction en 2029
L’hôpital Robert-Debré devant être démoli en 2029, l’Unité de Soins Complexes en Addictologie de Reims (USCAR) devra être relocalisée. Dans le cadre de la phase 2 du Ségur de la santé, l’EPSM de la Marne a déposé son projet de reconstruction du site d’hospitalisation rémois. Estimé à 85 millions d’euros, celui-ci prévoit notamment de regrouper les activités sur un seul site s’étendant sur près de 20 000 m2. L’addictologie en fait partie. Elle pourra également y ouvrir un hôpital de jour de 5 places évolutives à 10, et développer le niveau 3, c’est-à-dire la recherche.

Une commission des usagers pour renouer le dialogue

30/08/2022

Mise en place en 2016, la Commission Des Usagers (CDU) veille au respect des droits et de la dignité des usagers. Elle participe notamment à l’élaboration des réponses aux patients ou aux familles qui formulent des plaintes, parfois jusqu’à la médiation. Un véritable lieu d’expression.

« C’est un lieu de dialogue entre les patients et les professionnels ». Voilà comment Marie-Jeanne Salvatori définit la Commission Des Usagers (CDU) dont elle est la présidente depuis sa création au sein de l’Établissement Public de Santé Mentale (EPSM) de la Marne. Mise en place avec la loi du 26 janvier 2016 de modernisation du système de santé, la CDU remplace la Commission de relation avec les usagers et de la qualité de la prise en charge. Sa mission : veiller au respect des droits des usagers et faciliter leurs démarches.

Pour cela, la CDU a accès à l’ensemble des plaintes et réclamations adressées par les usagers et/ou leur famille, ainsi qu’aux réponses apportées par l’établissement, aux événements indésirables graves, aux demandes de dossier patient. En 2021, 46 réclamations ont été adressées au directeur ; 36 en 2020. Délai moyen de réponse : 11 jours en 2021 contre 14 en 2020. Concernant les dossiers patients, 70 demandes ont été effectuées en 2021 ; 80 en 2020. « Nous n’intervenons que si un litige n’a pas pu être réglé au sein d’un service ou si les patients et/ou leur famille n’ont pas obtenu de réponse satisfaisante », précise toutefois Marie-Jeanne Salvatori, représentante des usagers, membre de l’UNAFAM et psychiatre de formation. Certaines plaintes concernent la vie quotidienne des usagers, « du jus d’orange qu’ils aimeraient boire le matin aux repas qu’ils ne trouvent pas bon en passant par des problèmes de vestiaires ».

« Les usagers veulent être entendus »

Les dossiers traités en commission sont ceux qui touchent spécifiquement à la qualité des soins et aux droits des patients. Dès que la CDU est saisie, elle doit répondre dans les délais les plus brefs. « Nous rappelons la demande et reprécisons les faits, explique la présidente de la CDU. Nous organisons une rencontre avec le(s) plaignant(s) afin qu’il(s) puisse(nt) verbaliser, expliquer ce qu’il(s) attend(ent) vraiment de cette plainte ou réclamation. Bien souvent, les personnes veulent tout simplement être entendues et que l’établissement tienne compte de leurs attentes. » Marie-Jeanne Salvatori se souvient très bien d’une patiente qui avait été hospitalisée au sein de l’établissement et qui voulait que son dossier patient soit supprimé. Cette femme avait épuisé tous les recours. « Nous l’avons longuement écoutée. Nous nous sommes rendus compte que cette personne attendait en fait une meilleure liaison entre l’hôpital et la médecine de ville », raconte-t-elle.

Lorsque le dialogue s’avère difficile voire impossible entre l’usager/sa famille et les services concernés, la CDU propose une médiation – médicale ou non - afin d’essayer de rétablir un lien. En 2021 comme en 2020, une médiation médicale a été réalisée. « Notre rôle est de faire en sorte que le dialogue se renoue entre l’usager et/ou sa famille et les soignants », rappelle Marie-Jeanne Salvatori.

Quelle est la plus grande satisfaction qu’ont vécue ces représentants des usagers ? Pour la présidente de la CDU, la participation à l’élaboration d’un protocole concernant les vestiaires des patients est venue en réponse à de nombreuses plaintes concernant les vestiaires. « On a alors le sentiment que nous avons bien fait le lien entre le patient et l’établissement. C’est une satisfaction ! ». Un avis partagé par Michel Collard, son vice-président, membre de l’UNAFAM, qui a particulièrement travaillé sur les modalités de port du pyjama. « On ressent une certaine satisfaction lorsque l’on a fait évoluer les choses à notre modeste niveau ».

Par ses avis et propositions, la CDU participe à l’amélioration de l’accueil et de la prise en charge des patients. Elle siège au conseil de surveillance, au Directoire et est fortement impliquée dans la démarche de certification « particulièrement longue ». Comme le résume la présidente : « C’est prenant ! ».

Pour contacter la CDU : representantsdesusagers@epsm-marne.fr Tél. 03 52 20 39 24.

Comment fonctionne cette commission ?
Ses membres de droit sont des représentants des usagers (4), médiateurs médecins (2), paramédicaux (2), des représentants de la Direction des soins, de la Direction de la qualité, gestion des risques, audits et organisation. En 2021, ils se sont réunis cinq fois ; quatre en 2020. Les représentants des usagers tiennent par ailleurs une permanence une fois par mois en présentiel sur le site Pierre-Briquet et par téléphone à la clinique Henri-Ey. « Les patients ne viennent pas spontanément, constate la présidente de la CDU, Marie-Jeanne Salvatori. Cela demande un accompagnement. »

Les acteurs de la santé mentale de la Marne s’engagent à travers un contrat territorial

28/07/2022

Le premier contrat territorial de santé mentale de la Marne a été signé le 5 juillet 2022 par l’ARS Grand Est et la communauté psychiatrique de territoire. Le but : améliorer la prise en charge des personnes présentant des troubles psychiques et favoriser leur réinsertion psycho-sociale. Une cinquantaine d’actions a été définie.

« On a tous attrapé le virus de la psychiatrie ! ». C’est par ces mots que Jean-Luc Bourdon, directeur général de l’Élan argonnais, a signé le premier Contrat Territorial de Santé Mentale (CTSM) de la Marne, au sein de son restaurant inter-entreprises La Camuterie, à Sainte-Ménehould. Il représentait la communauté psychiatrique de territoire qui rassemble 55 acteurs publics et privés intervenant dans le champ de la santé mentale dans la Marne.

Le CTSM entérine les objectifs, les actions à mener et les modalités d’évaluation du Projet territorial de santé mentale de la Marne validé le 30 octobre 2020. Il est conclu jusqu’en 2025. « Ce contrat a plusieurs objectifs, a souligné Thierry Alibert, délégué territorial à l’Agence régionale de santé (ARS) Grand Est. Déstigmatiser dans un premier temps la santé mentale. D’autant plus que l’on constate l’accroissement de certaines pathologies depuis la crise sanitaire. Créer également un lien avec l’ensemble du secteur médico-social et social afin d’éviter le compartimentage et avoir une vision complète de la prise en charge des patients. »

Huit axes de travail ont été retenus au sein du Projet territorial en santé mentale : le développement de l’intégration sociale par le logement et l’emploi ; la favorisation d’un parcours de soins sans rupture pour les personnes souffrant de maladies psychiques ; le développement de centres de ressources et d’expertises dans la prise en charge des pathologies psychiatriques ; la diffusion de la connaissance sur la santé mentale et la formation aux pratiques de soins psychiatriques ; l’appréhension des facteurs territoriaux influant sur la santé mentale ; le développement d’un réseau de structures et d’acteurs de proximité pour la promotion de la santé mentale ; la facilitation de la circulation de l’information entre les différents acteurs de la prise en charge des personnes souffrant de handicap psychique ; le développement de la communication.

Des projets déployés dans la Marne

Au total, une cinquantaine d’actions concrètes a été définie dans la Marne, dans le cadre de ce contrat territorial de santé mentale. Parmi elles, le déploiement sur l’ensemble du département de la Marne de la formation « Premiers Secours en Santé Mentale (PSSM) » à destination du grand public. « Celle-ci a pour but d’apprendre à apporter une aide à toute personne subissant un trouble psychique », explique Sylvine Polin, directrice du centre post-cure l’Amitié qui porte cette formation. À Reims, l’UDAF de la Marne, en collaboration avec le Foyer rémois, devrait ouvrir en 2023 une résidence accueil de 25 logements pour les personnes présentant un trouble psychique stabilisé. À Épernay, l’association Vivre et devenir développe l’habitat inclusif. Depuis février 2022, 4 personnes en situation de handicap psychique vivent en colocation. Ils sont aidés par une maîtresse de maison dans les tâches du quotidien.

Concernant les actions portées par l’EPSM de la Marne, une permanence de la Maison des adolescents – Passerelle jeunes a pu être mise en place au premier semestre 2022 sur le territoire vitryat, à Pargny-sur-Saulx et à Sermaize-les-Bains, dans les locaux de France Services. Et à Châlons-en-Champagne, une Équipe de Soins Psychiatriques Intensifs à Domicile (ESPID) devrait être déployée à la fin de l’année. Sa mission : faciliter l’accès et la continuité des soins psychiatriques à domicile pour des patients.

Toutes ces actions sont financées par une enveloppe non reconductible de 650 000 euros allouée par l’État.

L’EPSM de la Marne, l’un des membres fondateurs
La Communauté Psychiatrique de Territoire (CPT) de la Marne rassemble 55 acteurs publics et privés intervenant dans le champ de la santé mentale. L’Établissement Public de Santé Mentale (EPSM) de la Marne fait partie des membres fondateurs. Tout comme le CHU de Reims et l’association l’Amitié. La CPT est également composée de membres associés œuvrant dans les champs du sanitaire, du social et du médico-social, c’est-à-dire l’Élan argonnais, ELISA 51, le Club de prévention d’Épernay… Elle inclut par ailleurs les représentants des usagers tels que l’UNAFAM ; les représentants des politiques de la ville et des collectivités territoriales ; des conseils locaux de santé, des conseils locaux de santé mentale. Sont ainsi notamment présents : les Villes de Reims, Châlons-en-Champagne, Épernay et Vitry-le-François, le Département de la Marne.

Frédéric – Alexandre Cazorla-Seignol prend la direction de l’établissement

18/07/2022

Depuis le 7 juillet 2022, Frédéric – Alexandre Cazorla-Seignol, 37 ans, ancien secrétaire général au CHU de Reims, est le nouveau directeur de l’Établissement Public de Santé Mentale (EPSM) de la Marne. Sa priorité : développer l’attractivité de l’établissement auprès des professionnels, toutes catégories confondues.

Sa candidature a fait l’unanimité auprès de l’ARS Grand Est, du président de la commission médicale d’établissement, Dr Éric Tran et du président du conseil de surveillance, Jean-Louis Devaux. À 37 ans, Frédéric – Alexandre Cazorla-Seignol, ancien secrétaire général au CHU de Reims, prend la direction de l’Établissement Public de Santé Mentale (EPSM) de la Marne. Il succède à Xavier Dousseau, directeur pendant douze ans. « Je suis honoré de rejoindre cet établissement spécialisé qui fait partie d’un réseau de partenaires permettant ainsi d’accompagner chaque individu en fonction de ses besoins », déclare le nouveau directeur, qui s’est déjà retrouvé confronté à la prise en charge psychiatrique d’un jeune adulte de son entourage.

Diplômé de l’École des Hautes Etudes en Santé Publique (EHESP), Frédéric – Alexandre Cazorla-Seignol, a développé une expérience forte de 12 ans dans la direction d’hôpital. Il a démarré sa carrière dans le domaine du financement des établissements de santé. Durant six ans, il a été tour à tour Directeur des affaires financières et de l’analyse de gestion au Centre hospitalier de Belfort-Montbéliard ; puis Directeur du pôle finances – pilotage-médico-économique – systèmes d’information, Directeur des finances au CHU de Reims. « J’ai notamment monté 4 dossiers de financement de reconstruction hospitalière, dont le Nouvel Hôpital de Reims », précise-t-il. Une expérience que le nouveau directeur pourra mettre à profit pour le projet de reconstruction des unités d’hospitalisation à Reims.

« La bienveillance managériale »

Son expérience s’est poursuivie dans le domaine du management stratégique et général. De 2016 à 2021, Frédéric – Alexandre Cazorla-Seignol est devenu directeur délégué des établissements de santé d’Épernay, Montmirail, Aÿ et Avize ; puis de 2018 au 6 juillet 2022, secrétaire général au CHU de Reims. Il a notamment élaboré un projet d’établissement dans chacun de ces deux établissements, géré le centre hospitalier d’Épernay et ses établissements pendant la crise sanitaire. « Transformer un tiers de l’hôpital et de l’Ehpad en unité COVID-19 a été l’occasion de tisser des liens forts avec différents partenaires tels que la clinique privée, la sous-préfecture, la Ville, le conseil départemental, le député… », explique-t-il. Un travail partenarial qu’il a continué au CHU de Reims.

Désormais à la tête de l’EPSM de la Marne, quelle est la feuille de route de Frédéric – Alexandre Cazorla-Seignol ? « L’élaboration du projet d’établissement 2024-2028, lance-t-il d’emblée. Nous aurons 2023 pour l’écrire parce qu’il faut préparer la certification HAS programmée en avril. » Sa priorité : développer l’attractivité de l’établissement auprès des professionnels. « L’EPSM de la Marne a une situation financière saine, voire confortable. Il a une très belle dynamique d’activités et des unités qui correspondent aux attentes des patients et des professionnels, rappelle-t-il. Nous allons investir collectivement dans l’attractivité, le recrutement, la fidélisation. »

Ses principes d’action : la « bienveillance managériale, l’écoute participative et le dialogue social », « la culture projet », une « communication innovante, incluante et positive », ainsi que le « maintien de la situation financière saine de l’établissement ».

L’intérim de Lucie Delecray salué
Lucie Delecray, directrice adjointe au CHU de Reims, a assuré la direction par intérim de l’établissement pendant un peu plus de trois mois. Un intérim mené avec conviction que salue Frédéric – Alexandre Cazorla-Seignol, le nouveau directeur. « Je remercie vivement Lucie Delecray qui a assuré avec une implication et une perspicacité remarquables, la transition entre le départ de M. Xavier Dousseau et mon arrivée », déclare-t-il.

La CUMP 51 vient en aide aux réfugiés ukrainiens

02/06/2022

Activée depuis le 10 mars 2022, la Cellule d’Urgence Médico-Psychologique (CUMP) de la Marne continue d’assurer un soutien psychologique aux réfugiés Ukrainiens. Elle a suivi pour l’instant quelque 200 personnes.

« Nous avons rencontré à chaque fois des personnes épuisées mais dignes, très discrètes et reconnaissantes d’être accueillies ici », confient Karine Mintoff, psychologue, et Mélanie Hermand, infirmière, membres permanents de la Cellule d’Urgence Médico-Psychologique (CUMP) départementale renforcée. Suite à la guerre avec la Russie, les réfugiés ukrainiens affluent sur le sol marnais.

Portée par l’Établissement Public de Santé Mentale (EPSM) de la Marne, la CUMP 51 a été mobilisée dès l’arrivée du premier bus venant d’Ukraine le 14 mars 2022, au Centre social et culturel Émile Schmit de Châlons-en-Champagne. À son bord, 52 personnes, essentiellement des femmes, enfants-adolescents et des personnes âgées. L’accueil était coordonné par la Préfecture de la Marne.

« La CUMP 51 était chargée de mener une première évaluation globale des réfugiés, d’observer et de repérer les personnes qui présentaient des risques de traumatismes psychiques, et d’effectuer des consultations en urgence si besoin », expliquent Karine Mintoff et Mélanie Hermand, repérables avec leur chasuble. Pendant que ces personnes ayant fui leur pays d’origine se restauraient ou se reposaient un peu, elles surveillaient particulièrement les états d’agitation ou de sidération. « Nous avons également mené un travail de sensibilisation auprès des déplacés, accompagnants et organisateurs sur les signes pouvant indiquer un traumatisme », poursuivent-elles. Pour cela, des brochures ont été systématiquement remises en français et en ukrainien.

L’une des difficultés : la barrière de la langue

Après avoir effectué le dépistage du COVID-19 et constitué leur dossier administratif pour demander une protection temporaire et bénéficier des droits afférents, ces réfugiés étaient emmenés à l’hôtel avant d’être logés dans une famille d’accueil ou un hébergement plus durable. À chaque arrivée d’un nouveau bus de réfugiés à Châlons, Sillery ou Tinqueux, le même dispositif était mis en place avec la présence des membres permanents de la CUMP 51.

Au départ, 8 volontaires avaient été dépêchés sur place : 4 pour la psychiatrie adulte, 4 pour la psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent. Une mobilisation qui a dû être revue à la baisse par la suite. Première raison : la barrière de la langue. « Très peu de réfugiés parlent français ou anglais. Or, il n’y avait au départ que 2 traducteurs sur place. De ce fait, il nous était difficile de communiquer avec ces Ukrainiens », confient les 2 membres permanents de la CUMP 51. Seconde explication avancée : l’image de la psychiatrie en Ukraine « proche des pratiques asilaires des années 40-50 en France ». « Cela effraie, indique Mélanie Hermand. En nous présentant comme un dispositif de soutien psychologique, nous nous sommes rendu compte que cela passait mieux. » Les cumpistes ont ainsi pu voir quelque 200 personnes.

Une réorientation vers les CMP de secteur

Plus de deux mois et demi après l’arrivée du premier bus, la CUMP 51 reste mobilisée et mobilisable. « Nous assurons le soutien psychiatrique et psychologique de ces personnes en attendant leur relogement vers un hébergement plus durable », soulignent Karine Mintoff et Mélanie Hermand. Dès que le SIAO repère des personnes nécessitant une aide ou reçoit une demande, il contacte aussitôt la CUMP 51 et coordonne sa venue directement dans les lieux d’hébergement temporaire, avec un traducteur. Les membres permanents ont ainsi mené des entretiens avec 6 réfugiés. Un nombre limité. « Beaucoup avaient transité dans des camps de réfugiés via la Pologne. Ils sont partis tout au début du conflit. Ils n’ont donc pas été témoins d’exaction », observe Karine Mintoff. La plupart de ces réfugiés sont également venus en France avec leur animal de compagnie. « Ils y sont très attachés. On voit que cela participe à leur bien-être ».

Dès que ces déplacés intègrent un hébergement plus durable, ils sont alors réorientés, en cas de besoin, vers le centre médico-psychologique (CMP) de leur secteur. « Même si le logement est provisoire, cela reste tout de même le leur, rappelle Karine Mintoff. Cela permet à un couple d’être suivi au même endroit. Et comme ils n’ont pas de moyen de transport, cela facilite également la vie aux familles d’accueil qui, bien souvent, se chargent de les amener. »

Pour l’instant, une dizaine de réfugiés adultes a été réorientée vers le CMP de secteur, 4-5 enfants vers le pôle rémois de psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent. « Le retour des familles qui ont été suivies s’avère positif, constatent les membres permanents de la CUMP 51. Elles sont contentes d’avoir une médication et d’être soulagées. Elles se sentent considérées. » Au 10 mai 2022, la Marne accueillait 604 déplacés ukrainiens sur les 1 000 annoncés par la Préfecture.

1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | ... | 15