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Ces 4 principaux chantiers en cours ou à venir cette année à l’EPSM

29/04/2019

Construction, réhabilitation, réaménagement… d’importants travaux sont actuellement en cours dans différentes unités de l’Etablissement Public de Santé Mentale (EPSM) de la Marne. D’autres vont démarrer cette année comme à U3 avec l’amélioration de la prise en charge en zone de soins intensifs. Le point sur ces principaux chantiers.

1 Le déménagement de l’hôpital de jour Winnicott à Epernay

En 2017, l’Etablissement Public de Santé Mentale (EPSM) de la Marne a acquis un bâtiment d’une superficie totale de 700 m2 environ, situé à deux pas du centre-ville d’Epernay, au 14 rue Jean-Thévenin. Une partie – 520 m2 – de cette belle bâtisse datant de la fin du XIXe siècle accueillera l’hôpital de jour pour enfants Winnicott sis actuellement avenue Jean-Jaurès, dans des locaux peu fonctionnels et mal desservis.

Les travaux de réhabilitation ont démarré en juillet 2018. « Il a fallu décloisonner et recloisonner, refaire les sanitaires, l’eau et l’électricité, réaménager l’intérieur et l’extérieur », résument Christophe Amann, directeur adjoint chargé des services économiques, logistiques, techniques et informatiques, et William Husson, ingénieur. Dans ces nouveaux locaux, les espaces seront colorés, lumineux et spacieux. Principale nouveauté : l’aménagement d’une salle Snoezelen.

Le chantier est au stade des finitions. « Les peintures sont terminées et les sols ont été posés, indique Christophe Amann. Il ne reste plus qu’à peaufiner l’extérieur. » Le style de cette maison de ville sera gardé en rénovant les marquises aux portes d’entrée, portails et volets. Une partie de la cour a été recouverte de béton désactivé et un préau a été construit. L’aire de jeux doit encore être installée, la pelouse semée et le jardin arboré.

Coût total des travaux : environ 800 000 euros (acquisition, travaux et équipements). L’hôpital de jour Winnicott devrait emménager dans ses nouveaux locaux le 14 mai prochain. Inauguration programmée le 27 mai.

2. La restructuration d’Edelweiss à Châlons-en-Champagne

Implanté sur le site Pierre-Briquet, le bâtiment de plus de 1 000 m2, qui abritait l’Unité de Soins Complexes en Addictologie de Châlons (USCAC), était devenu vétuste et ne correspondait plus aux besoins du service. Depuis juin 2018, après avoir été désamianté, il fait l’objet d’un réaménagement complet. « Il ne restait plus que la toiture et les quatre murs ! » confie Christophe Amann. Tout a été remis aux nouvelles normes de sécurité et une grande partie du mobilier a été changée.

Emménageront dans ses locaux flambant neufs l’unité USCAC de 15 lits, l’unité Edelweiss de 5 lits accueillant des patients dont le projet de soins nécessite davantage de temps, ainsi qu’une unité d’hospitalisation de jour de 5 places. L’accent a été mis sur l’accueil et les conditions hôtelières des personnes admises. Les patients seront ainsi hébergés dans des chambres individuelles avec une salle de bains attenante.

Coût total de ce chantier : 2,1 millions d’euros. Le nouveau bâtiment devrait ouvrir ses portes vers la mi-mai.

3. La construction d’un pôle logistique sur le site Pierre-Briquet

Derrière le bâtiment de la DSELTI, une plate-forme logistique regroupant le magasin, la gestion des déchets et le circuit des flux, est en cours d’aménagement. « Ce projet permettra d’avoir un flux logistique purement séparé et efficient avec une entrée dédiée », explique le directeur adjoint.

Les travaux ont démarré en fin d’année dernière. Les réseaux d’eau potable ont été changés et une voirie lourde dotée de quais a été construite. Le coût : 110 000 euros. Le chantier devrait s’achever en juin.

4. L’amélioration de la prise en charge en zone de soins intensifs à U3

Sur le site Pierre-Briquet, dans l’unité d’admission U3, des travaux devraient démarrer au second semestre de cette année pour améliorer la prise en charge en zone de soins intensifs. « Un gros travail d’étude et réglementaire est à mener en amont », soulignent Christophe Amann et William Husson.

Un espace sécurisé sera créé au sein de l’unité autour de 3 chambres, dont 2 doubles, pour des patients hospitalisés en soins intensifs. Dans cet espace fermé, un petit salon, un espace TV et une terrasse seront aménagés. Objectif : améliorer l’accueil des patients et baisser la durée de séjour dans les chambres fermées.

Coût de ce chantier : 86 000 euros.

La psychoéducation se développe à Reims pour aider les personnes souffrant de trouble bipolaire

28/03/2019

Depuis le 25 février 2019, des patients atteints de trouble bipolaire se forment sur leur propre pathologie. Un projet initié par Rose Sita, psychologue, psychothérapeute à l’Etablissement Public de Santé Mentale (EPSM) de la Marne, et mis en place à Reims.

Le lundi, de 17 h 15 à 19 h 30, 12 personnes souffrant de trouble bipolaire se retrouvent à l’hôpital de jour Voltaire de Reims pour apprendre sur leur maladie. « Dans la psychoéducation, le patient est considéré comme sujet de sa santé et acteur de sa maladie. On passe ainsi d’un modèle de prescription à un modèle où le patient doit apprendre à connaître sa maladie et à mieux la gérer. Cette approche est beaucoup utilisée pour le diabète par exemple », explique Rose Sita, psychologue, psychothérapeute qui suit un diplôme universitaire (DU) de psychoéducation à l’Université de Lyon et écrit son mémoire sur la qualité de vie dans les troubles bipolaires.

Une approche complémentaire

Lors des 12 séances que ces patients doivent suivre jusqu’en juin, différentes thématiques sont abordées. Parmi elles, vivre avec sa maladie, les origines et les mécanismes en jeu, la gestion du stress, le rapport à l’alimentation, l’exercice physique, le sommeil, la sexualité, la gestion du quotidien, la question du travail et des engagements associatifs. « Les séances de psychoéducation en groupe permettent aux patients de sortir de l’isolement, de rencontrer d’autres fractures de vie similaires à la leur, de les aider à prendre conscience de leur maladie, des différents symptômes, de la nécessité de bien observer leur traitement, etc., souligne la psychologue, psychothérapeute. Il s’agit de faire en sorte que les personnes souffrant de trouble bipolaire n’endossent pas qu’une identité de malades mais qu’elles deviennent les meilleurs experts de leur maladie, en apprenant à identifier les signes annonciateurs, à élaborer un plan d’action et/ou d’urgence afin d’éviter les rechutes. »

Si Rose Sita a mis en place ce programme, le Dr Céline Bera Potelle, médecin psychiatre, a accepté de partager son expérience et de s’impliquer activement. D’autres professionnelles les ont rejointes : Florent Paroche, psychologue, Carine Leon, psychologue, et Valérie Basseville, assistante sociale.

Les séances de psychoéducation sont ouvertes à toutes les personnes souffrant de trouble bipolaire, quel que soit leur secteur de prise en charge. Une évaluation initiale et post-séance est effectuée pour chaque patient. Un questionnaire de satisfaction sera également proposé à la fin des 12 séances. « La psychoéducation ne se substitue ni aux traitements médicamenteux, ni aux autres thérapeutiques, assure Rose Sita. C’est une approche complémentaire en collaboration avec l’équipe référente du patient. »

Franc succès pour la première Journée santé et bien-être au travail à Châlons

27/03/2019

Quatre-vingt-dix agents ont participé à la première journée santé et bien-être au travail, organisée au sein de l’Etablissement Public de Santé Mentale de la Marne. Au programme : luminothérapie, massage assis, activités physiques adaptées.

Dans une salle de réunion, quatre chaises longues sont installées. Sur une table trônent des casques diffusant des sons et des lunettes projetant de la lumière pulsée. Non, il ne s’agit pas d’une nouvelle méthode de travail. « Le but c’est de se relaxer », annonce d’emblée Baptiste Vaury, animateur en promotion de la santé à la MNH.

Pour la première fois, l’EPSM de la Marne, en partenariat avec la MNH, organisait la journée santé et bien-être au travail le 14 mars dernier sur le site Pierre-Briquet. Trois ateliers étaient proposés à l’ensemble du personnel : luminothérapie (45 minutes), activités physiques adaptées (20 minutes) et massage assis (15 minutes). « L’idée est de proposer aux professionnels hospitaliers un espace pour pouvoir se détendre aussi bien physiquement que mentalement car ils exercent des métiers difficiles », explique Thomas Bertrand, directeur adjoint chargé des ressources humaines et des affaires médicales.

Cet événement s’inscrit par ailleurs dans la démarche qualité de vie au travail (QVT) qui va être déployée tout au long de l’année, avec la création d’espaces d’échange entre professionnels sur leurs conditions de travail.

Vers une deuxième édition

Lors de cette première journée santé et bien-être au travail, la plupart des ateliers affichaient complets. Quatre-vingt-dix d’agents au total s’y étaient inscrits. « J’étais relaxée, j’étais ailleurs ! », lance une aide-médico psychologique, à la sortie de l’atelier luminothérapie. Pour une secrétaire médicale, l’atelier massage assis a été très utile. « Je me suis rendu compte que j’étais contractée à certains endroits, que j’avais des points de douleur. L’intervenante m’a donné quelques conseils… Cet atelier est à refaire ! » Un jardinier a opté pour l’activité physique adaptée avec quelques collègues. « On a un métier physique, du coup, on pense que l’on fait du sport, raconte-t-il. Mais en fait, on manque de mouvements. Tous les matins, pendant 5 minutes avant de travailler, on devrait faire quelques mouvements pour s’échauffer. »

Forte de son succès, cette journée santé et bien-être au travail devrait être reconduite. Selon Thomas Bertrand, « on va la développer à Reims dans un premier temps et réfléchir à la dupliquer sur les plus petits sites ».

La santé mentale à l’ère du numérique en débat à Reims, Châlons et Vitry

04/03/2019

La 30e édition des Semaines d’information sur la santé mentale se déroulera du 18 au 31 mars 2019 partout en France. De nombreuses manifestations, soutenues par l’Etablissement Public de Santé Mentale de la Marne, sont programmées à Reims, Châlons-en-Champagne et Vitry-le-François.

« La santé mentale à l’ère du numérique » : tel est le thème 2019 des Semaines d’information sur la santé mentale (SISM). Avec l’essor des nouvelles technologies, le numérique prend une place de plus en plus importante dans nos vies et touche aujourd’hui la sphère de la santé mentale. Le numérique présente des opportunités pour les outils de promotion et de prévention de la santé mentale comme pour le soin et l’accompagnement des personnes concernées par les troubles psychiques. Mais une vigilance accrue demeure nécessaire quant aux potentielles sources de mal être et de désinformation, inhérentes à ces technologies digitales.

Le numérique soulève un grand nombre de questions qui seront débattues tout au long du mois de mars. Voici le programme des manifestations portées par l’Etablissement Public de Santé Mentale (EPSM) de la Marne, en lien notamment avec les Villes de Reims et de Vitry-le-François.

À Reims :

> Jusqu’au 19 avril
Exposition « Le labyrinthe des secrets »
Les adhérents du caféGEM présentent une exposition sous l’égide de Corinne Douarre, artiste chanteuse plasticienne, figure de la scène berlinoise.
Ouverture du lundi au vendredi, de 16 à 19 heures, et le samedi, de 14 à 16 heures, au CaféGEM, 12 rue Passe-Demoiselles - Reims.

> Vendredi 1er mars, à 20 h 30
Projection du film « Nous les intranquilles » proposée par le collectif Artaud
Le film co-réalisé par Nicolas Contant et le groupe cinéma du centre Artaud, sera suivi d’un débat à La Spirale, 18 avenue du Bois des Amourettes - Fismes.

> Jeudi 7 mars, à 19 h 30
Représentation suivie d’un débat filmé « Mon notre histoire d’amour », organisée par le CAMP, au Ludoval, 1 place René-Clair - Reims.

> Du 16 mars au 4 avril
Exposition des ɶuvres originales des ateliers de créations GEM la Locomotive, du centre Artaud et des clubs thérapeutiques du pôle 51 ZR4 de l’EPSM : peintures, sculptures, photographies...
Entrée libre aux heures d’ouverture de la Maison de la vie associative, 122 bis rue du Barbâtre - Reims.

> Lundi 18 mars, à 18 heures
Conférence-débat « Intelligence artificielle et santé mentale : quels enjeux, quelles perspectives ? » organisée par l’EPSM de la Marne.
Le professeur Pierre-Michel Llorca, psychiatre qui a co-écrit le livre "Psychiatrie : l’état d’urgence", interviendra à l’Hôtel de ville - salle des fêtes - Reims.

> Du 18 mars au 19 avril
Exposition « Le labyrinthe des pensées » proposée par le CaféGEM.
Ouverture du lundi au jeudi, de 8 à 22 heures, et le vendredi, de 8 à 20 heures. Fermée le samedi et le dimanche.
Bibliothèque universitaire de santé, 51 rue Cognacq-Jay - Reims.

> Mardi 19 mars, de 10 à 17 heures
La délégation UNAFAM 51 présente des outils numériques en rapport avec la santé : dossier médical partagé, Net Écoute pour les jeunes qui se posent des questions, ViaTrajectoire pour trouver un établissement suite à une orientation MDPH...
Maison de la vie associative, bureau 409, 122 bis rue du Barbâtre - Reims.

> Mardi 19 mars, à 18 heures
Vernissage interactif et gourmand dans le cadre de l’exposition proposée par le collectif Artaud du 16 mars au 4 avril.
Maison de la vie associative, 122 bis rue du Barbâtre - Reims.

> Mercredi 20 mars, de 14 à 16 heures
Atelier-débat « Le numérique peut-il aider à la prise en charge des pathologies psychatriques ? » proposé par le CMP Maupassant, co-animé par le docteur Céline Bera-Potelle et Damien Gambardella, psychologue, à la Clinique de Champagne, 1 rue de l’Université - Reims.

> Jeudi 21 mars, de 14 à 17 heures
Découverte du centre de post-cure l’Amitié et de son fonctionnement, au 33 rue Saint-Symphorien - Reims.

> Jeudi 21 mars, de 17 h 45 à 21 h 30
Soirée débat « Connexions »
L’association HumaPsy et le collectif Artaud proposent une présentation d’ateliers d’expressions (théâtre, fanfare, percussions...) et débat sur l’actualité de la psychiatrie en présence de Philippe Borel (réalisateur du documentaire « Un monde sans fous ? ») et de Nicolas Contant (co-réalisateur du film « Nous les intranquilles »). Avec la diffusion des courts-métrages réalisés par HumaPsy en février.
Maison commune du Chemin Vert, place du 11-Novembre - Reims.

> Vendredi 22 mars, de 14 h 30 à 17 heures
Portes ouvertes « Des e-toiles sur la toile »
À contre-courant de l’instantanéité, de l’infini des possibles offerts par le virtuel, l’hôpital de jour Voltaire vous invite à vous poser, à rêver, à contempler des espaces de créativité autour de trois réalisations conçues par les patients et l’équipe : une création interactive, une exposition et une lecture publique à 15 heures.
Venez tisser des liens sur l’e-toile, visiter leurs stockages de bric-à-brac d’objets insolites sur leur « Cloud », revisiter en poésie le vocabulaire numérique, déguster des cookies et repartir avec des étoiles plein les yeux !
Hôpital de jour Voltaire, 13 rue Voltaire - Reims.

> Vendredi 22 mars, à 18 h 30
Lecture publique « Rêver, marcher, s’envoler » proposée par le CaféGEM, en partenariat avec le lycée Saint-Michel, labellisé « école en poésie » du Printemps des Poètes depuis 2017.
Médiathèque Jean Falala, 2 rue des Fuseliers - Reims.

> Du 25 au 29 mars, de 14 à 19 heures
Portes ouvertes du Point Écoute Jeunes du lundi au vendredi, de 14 à 17 heures. Fermé le jeudi. 11 rue Eugène Wiet - Reims.

> Mardi 26 mars, à 18 heures
Vernissage « Figures du labyrinthe » en présence de l’artiste Corinne Douarre.
Installation « in situ » de dessins réalisés sur place par Corinne Douarre, dans la bibliothèque, issus de lectures d’ouvrages sur la santé mentale et émanant de discussions avec les étudiants.
Bibliothèque universitaire de santé, 51 rue Cognacq-Jay - Reims.

> Mercredi 27 mars, à 16 h 30
Rencontre-débat avec la journaliste Isabelle Horlans autour de son livre sur le locked-in syndrome en présence (sous réserve) de Laëtitia Bohn-Derrien, co-auteure.
Proposée par le CaféGEM au CaféGEM, 12 rue Passe-Demoiselles - Reims.

> Jeudi 28 mars, à 19 h 30
Conférence-performance « L’homme au schizomètre » proposée par l’association HumaPsy et le collectif Artaud.
Schizomètre est le nom d’une joyeuse guérilla, celle de Marco Decorpeliada (1947-2006) contre les diagnostics en psychiatrie DSM.
Maison commune du Chemin Vert, place du 11-Novembre - Reims.

À Châlons-en-Champagne :

> Mercredi 20 mars, de 14 à 17 heures
CAP’ADO ouvre ses portes et présente une exposition intitulée « Adolescents à l’ère du numérique ».
Au programme : mosaïque réalisée par des jeunes, photographies prises par des adolescents sur le thème du numérique, production écrite par des jeunes fréquentant le groupe thérapeutique L’être Emo, fresque « Un monde sans portable » peinte par des jeunes du groupe thérapeutique de peinture, projection d’un film réalisé avec les ados ayant participé au séjour thérapeutique « Déconnection » en août 2018.
CAP’ADO, 14 quai Notre-Dame. Entrée libre.

À Vitry-le-François :

> Mardi 19 mars, à 19 heures
Conférence « Souffrances dans la cour de l’école, mieux armer contre le harcèlement »
Intervention d’Amélie Devaux de l’association « Chagrin scolaire », regroupement de psychopraticiens, de formateurs et d’auteurs. En fin de primaire et plus fréquemment au collège, certains enfants sont victimes de harcèlement et ont alors besoin d’aide. De nouvelles thérapies peuvent en quelques séances mettre des mots sur les maux pour parvenir à tourner la page.
Dans la salle de l’Orange bleue. Entrée libre.

> Mercredi 20 mars, de 14 à 16 heures*
Café parents d’ado organisé par le Centre social et culturel et la Passerelle Jeunes.
Discussion portant sur internet, le numérique, la cyber-réputation, la communication par écran interposé...
À la Passerelle Jeunes au 3, Petite rue de Vaux. Participation gratuite.

> Lundi 25 mars, à 19 heures
Rencontre-débat : « Sensibiliser et prévenir le harcèlement scolaire » avec l’association « Marion la main tendue », en présence de Nora Fraisse et d’une psychologue spécialiste des enfants (Danielle Habis-Poireau).
À la salle Simone-Signoret. Entrée gratuite.

> Vendredi 29 mars, de 19 à 21 heures
Ciné-débat : dangers des écrans et des réseaux sociaux avec la diffusion de l’épisode « Tais-toi et danse » tiré de la série « Black Mirror », abordant les dangers des écrans et des challenges à distance.
Débat animé par le Centre social et culturel et la Passerelle Jeunes (BPDJ, CSD et CSAPA), à la salle Simone-Signoret. Entrée gratuite mais interdite au moins de 16 ans.

La télé-expertise expérimentée au Château d’Aÿ

25/02/2019

Depuis la mi-février, des situations cliniques complexes sont analysées à distance par le médecin psychiatre de l’EPSM de la Marne pour des résidents atteints de la maladie d’Alzheimer ou autre pathologie apparentée, hébergés à la Maison d’accueil du Château d’Aÿ. Une première dans le département.

À la Maison d’accueil du Château d’Aÿ un équipement de vidéoconférence vient d’être installé. Rassemblé autour de la table, le personnel soignant évoque le cas d’un patient âgé atteint d’une maladie neurodégénérative qui pose problème. Derrière un écran, Dr Le Pouder affine son diagnostic.

Depuis la mi-février, la télé-expertise est expérimentée à la Maison d’accueil du Château d’Aÿ, et plus particulièrement au sein de son UHR (unité d’hébergement renforcée). « L’idée est de prendre le temps d’étudier les cas complexes en les traitant à distance à l’aide des outils de télémédecine », explique Sandra Vanasse, directrice de la Maison d’accueil du Château d’Aÿ gérée par l’association Vivre et devenir Villepinte – Saint-Michel.

Une convention de partenariat d’intervention d’équipe mobile de soins psychiatriques a été signée le 10 octobre 2016 entre cette structure et l’Etablissement Public de Santé Mentale (EPSM) de la Marne, avec une vacation médicale par mois et une vacation infirmière par semaine. « Elle ne nous permet pas de prendre le temps de se pencher sur des situations cliniques complexes ou sur des demandes de réadaptation de traitement, de psychotropes par exemple », constate Sandra Vanasse. Or, les 12 personnes âgées atteintes de la maladie d’Alzheimer ou d’une maladie apparentée avec des troubles du comportement importants, hébergées au sein de cet UHR, « demandent parfois plus qu’un suivi régulier ».

« Des consultations en plus »

C’est la raison pour laquelle la Maison d’accueil du Château d’Aÿ et l’EPSM de la Marne ont décidé d’instaurer un temps mensuel de télé-expertise d’une durée d’1 h 30. Un temps spécifique consacré à l’analyse d’une ou de plusieurs situations cliniques en équipe pluridisciplinaire : médecin psychiatre, infirmière de gérontopsychiatrie, équipe soignante de l’Ehpad, psychologue, infirmier coordonnateur, ergothérapeute, psychomotricienne, médecin traitant et médecin coordonnateur. Un dossier a été déposé auprès de l’Agence régionale de santé (ARS) Grand Est le 31 décembre dernier, dans le cadre de l’appel à projets « Innovations en santé ».

Quels types de patients pourraient profiter de ce dispositif ? « Les résidents atteints de troubles neurocognitifs majeurs présentant des symptômes psychocomportementaux au retentissement significatif et ne répondant pas aux mesures non médicamenteuses tentées jusqu’alors, indique le médecin psychiatre, Sonia Le Pouder, responsable de l’unité d’Epernay du Pôle de Psychiatrie de la Personne âgée de l’EPSM. La télé-expertise pourrait être aussi étendue aux demandes de réadaptations de traitement psychotrope émanant du médecin traitant et/ou coordonnateur, dans le souci d’œuvrer vers une utilisation des psychotropes toujours plus pertinente et justifiée. »
Comme le rappelle Sandra Vanasse, la mise en place de la télé-expertise à la Maison d’accueil du Château d’Aÿ vient « en complément » des vacations déjà existantes au sein de l’établissement. « Cela nous permet d’avoir des consultations en plus et de gagner du temps dans la prise en charge de certains patients », déclare la directrice.

Expérimentée pour l’instant, la télé-expertise pourrait, si le bilan s’avère concluant, être étendue à d’autres Ehpad de la Marne.

À Epernay, le pôle de psychiatrie de la personne âgée a déménagé

20/02/2019

Exit l’hôpital Auban-Moët, l’unité d’Epernay du Pôle de psychiatrie de la personne âgée se situe désormais au 7, rue Maurice-Cerveaux, dans un bâtiment qui a été entièrement réaménagé.

L’unité d’Epernay du Pôle de psychiatrie de la personne âgée a déménagé. Depuis le 7 février 2019, elle se situe au 7, rue Maurice-Cerveaux. Elle a intégré un bâtiment de 120 m2 acquis par l’Etablissement Public de Santé Mentale (EPSM) de la Marne, et entièrement réaménagé pour une meilleure prise en charge des patients.

Tout a été regroupé au même endroit et l’espace a été entièrement repensé afin de pouvoir réfléchir institutionnellement à la prise en charge des personnes âgées. Installé à l’entrée, le secrétariat accueille les patients et les oriente vers les bureaux de consultation rassemblés au rez-de-chaussée. Le bureau du cadre de santé, la salle d’archives et des salles de réunion ont, quant à eux, été aménagés à l’étage.

Favoriser le maintien à domicile

L’activité de l’unité sparnacienne du Pôle de Psychiatrie de la Personne âgée a débuté en février 2017 dans le bâtiment « Les Bulles d’or, » du centre hospitalier Auban-Moët qui avait accepté d’accueillir temporairement cette activité. Ce bâtiment fera l’objet de travaux dans le cadre de la réorganisation des lieux de consultations de l’hôpital sparnacien.

Sous la responsabilité du Dr Le Pouder, l’unité sparnacienne du Pôle de Psychiatrie de la Personne âgée de l’EPSM est composée d’une psychiatre - Dr Le Pouder - d’une psychologue, de 4 infirmiers et d’une secrétaire. Elle accueille des personnes âgées de plus de 65 ans (sauf exception) atteintes, de troubles psychiatriques tardifs associés (dépression, anxiété) ou non à des troubles cognitifs (type Alzheimer et maladies apparentées).

Sa mission : l’évaluation, le suivi et l’accompagnement des patients et des aidants, tout en s’intégrant dans la filière gériatrique locale et en favorisant le maintien à domicile. Pour cela, l’équipe travaille en réseau avec différents partenaires et institutions comme les Centres communaux d’action sociale (CCAS), les Centres locaux d’information et de coordination (Clic), les MAIA (Méthode d’Action pour l’Intégration des services d’Aide)

Elle intervient au domicile et dans les 8 établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) du secteur sparnacien.
En 2018, 548 consultations médicales ont été effectuées et près de 1 000 visites à domicile infirmières (concernant une file active de 200 patients au domicile), ainsi que 471 consultations médicales en EHPAD et 684 entretiens infirmiers, concernant 165 patients.

De nouvelles pistes de travail en 2019 pour l’établissement

22/01/2019

De nombreux projets verront le jour en 2019 comme l’a rappelé le directeur de l’EPSM de la Marne, Xavier Dousseau, lors de la cérémonie des vœux de l’établissement le 11 janvier dernier. Parmi eux, la création d’une unité d’hospitalisation temporaire, la mise en place d’un niveau de référence universitaire en addictologie, l’ouverture d’une antenne de prise en charge du psychotraumatisme.

1 Un dépistage précoce

Le pôle universitaire G10 travaille depuis quelques années sur un projet de service de dépistage et de repérage précoce destiné aux 15-24 ans. Il s’agit d’une attente et d’une demande forte des patients, des familles et de leurs représentants, l’UNAFAM (Union nationale de familles et amis de personnes malades et/ou handicapées psychiques). Ce projet, porté par le Dr Bera Potelle, a été accepté et financé par l’Agence régionale de santé Grand Est.

2 Une prise en charge courte

Une unité d’hospitalisation temporaire de 72 heures pour adultes devrait être créée dans des locaux prêtés par le centre hospitalier de Châlons-en-Champagne. Huit lits pourraient y être affectés. Objectif : des prises en charge courtes toutes les fois où cela est possible, prolongées par un suivi à domicile ou dans des centres de jour. « Il s’agit d’éviter autant que possible le recours à l’hospitalisation longue », comme l’a précisé le Dr Rousselot. Le dossier sera soumis d’ici au 15 février à la commission spécialisée pour l’organisation des soins de l’ARS Grand Est.
Autre projet présenté : la mise en place d’un centre de crise et d’une unité de soins intensifs pour adolescents (15-18 ans), en lien avec l’unité d’hospitalisation temporaire de 72 heures pour adultes et à proximité du service pédiatrique de l’hôpital châlonnais. Un pédopsychiatre doit encore être recruté.

3 Une psychiatrie de spécialité

« Il faut aider cette population touchée par le plus grand âge à mieux vivre que ce soit à domicile ou en Ehpad », a souligné le directeur, Xavier Dousseau. Les équipes mobiles du Dr Dammak et du Pr Kaladjian ont passé un accord de coopération avec le Groupe Sinoué qui regroupe des cliniques spécialisées en santé mentale et en gérontologie. Celui-ci doit ouvrir 40 lits de psychiatrie de la personne âgée sur son nouvel établissement de Cormontreuil. L’EPSM de la Marne organise également le premier colloque Grand Est sur la psychiatrie de la personne âgée le 29 mars prochain au Centre des Congrès de Reims. L’objectif est d’installer dans la Cité des Sacres un centre ressources dans ce domaine avec un rôle d’expertise et de recherche pour toute la région Grand Est, en profitant du rôle précurseur du pôle de psychiatrie de la personne âgée de l’EPSM.
Par ailleurs, en addictologie, des lits de soins de suite et de réadaptation consacrés aux troubles cognitifs sont prévus pour préserver et rétablir des capacités cognitives altérées chez des patients encore jeunes. Le dossier sera présenté par les équipes du Dr Bertin comme projet « pour l’innovation en santé » d’ici la fin du 1er semestre. En parallèle, un niveau 3 d’expertise et de recherche en addictologie, à visée universitaire, sera mis en place le 1er mars, sur le site rémois.
Ce n’est pas tout. Un projet a été déposé pour installer cette année à Reims une antenne de prise en charge du psychotraumatisme, sous l’égide du pôle universitaire, en partenariat avec les équipes alsaciennes et lorraines. Il s’agit de faire bénéficier les victimes de traumatismes graves des dernières avancées dans ce domaine, popularisées par les recherches sur les victimes de guerre ou d’attentats. Cette antenne de recours complétera les dispositifs existants dans les centres médico-psychologiques (CMP), les prises en charge effectuées par les équipes précarité des pôles rémois ZR4 et ZR5 et le travail développé par l’équipe du Dr Chemla auprès des migrants. Un dossier de permanence d’accès aux soins psychiatriques (PASS) sera déposé en 2019 pour renforcer ce travail.

4 Le développement de l’inclusion

L’EPSM porte un projet d’Etablissement et Service d’Aide par le Travail (ESAT) en restauration collective avec l’Elan Argonnais. Cinq places de travailleurs handicapés seraient créées pour assurer le self du site Pierre Briquet, encadrés par les professionnels en place. Selon Xavier Dousseau, « ce partenariat est vital pour la psychiatrie : il est son prolongement et la garantie d’un avenir dans le parcours de vie des patients ».

Un nouvel espace pour le CRIAVS Champagne-Ardenne à Châlons-en-Champagne

02/01/2019

Le Centre Ressources pour les Intervenants auprès des Auteurs de Violences Sexuelles (CRIAVS) Champagne-Ardenne a déménagé.

Depuis le 22 novembre dernier, le Centre Ressources pour les Intervenants auprès des Auteurs de Violences Sexuelles (CRIAVS) de Champagne-Ardenne se situe sur le site Pierre-Briquet de l’Etablissement Public de Santé Mentale de la Marne, au premier étage du bâtiment qui abrite la DSELTI. Il est composé d’une psychologue clinicienne, Sylvie Vigourt-Oudart, d’une juriste, Audrey Marlois, et d’une secrétaire à mi-temps, Caroline Arbel. Quelles sont ses missions ?
Mise en place le 1er septembre 2009, cette unité à vocation régionale, qui dépend du pôle 51P01, est dédiée aux professionnels de la santé, de la justice, du social et de l’éducation. « Nous accueillons des psychiatres, des psychologues, des médecins, des infirmières, des sages-femmes, des auditeurs de justice, des surveillants pénitentiaires, des conseilleurs d’insertion et de probation, des gendarmes, des assistantes sociales, des enseignants, des étudiants, liste Sylvie Vigourt-Oudart, responsable du CRIAVS-CA, spécialisée en criminologie et psychologue experte près la cour d’appel de Reims. C’est un lieu où l’ensemble de ces professionnels peuvent se ressourcer, se former, se documenter. Il leur est dédié et n’a pas de vocation sanitaire à destination des auteurs de violences sexuelles. »

Apporter une expertise

La mission première de ce service : la prévention c’est-à-dire aider à la mise en place d’actions à destination des victimes et des auteurs de violences sexuelles. « On est dans la prévention primaire et indirectement dans la prévention de la récidive. Pour un certain nombre d’auteurs, les violences sexuelles sont davantage en lien avec des troubles de la personnalité, de la relation à l’autre que des troubles psychiatriques », constatent Sylvie Vigourt-Oudart qui a pris en charge pendant douze ans des auteurs de violences sexuelles et trois ans des victimes, et la juriste Audrey Marlois qui a travaillé huit ans auprès des victimes de violences conjugales et sexuelles.
Toutes deux assurent également la mission de soutien et recours. « Nous échangeons avec les professionnels et accompagnons des équipes dans la prise en charge des auteurs de violences sexuelles ; nous aidons à l’évaluation de situations complexes ; nous apportons notre expertise ; nous conseillons », explique la responsable.
Les autres missions du CRIAVS-CA : les formations initiales et continues (pédophilie, inceste, violences sexuelles et violences sexistes…) à l’EPSM de la Marne et sur des sites partenaires, les réunions pluridisciplinaires santé-justice, le recensement et la mise à disposition de documentation, sans oublier le volet recherche. Une lettre trimestrielle, rédigée en partie par Audray Marlois, est envoyée à l’ensemble des professionnels partenaires du centre ressources. « Notre activité s’étoffe au fil des années », résume Sylvie Vigourt-Oudart.
Depuis le début de l’année, cette unité fonctionnelle a effectué 127 démarches et traité 132 demandes dont 57 concernant le soutien et les recours, 38 concernant la formation sur site. Cette équipe a plusieurs projets à l’étude. En juin prochain, le CRIAVS-CA participera au concours « Prévention » dans le cadre du Congrès International Francophone sur l’Agression Sexuelle (CIFAS) qui se tiendra à Montpellier. Elle va également soumettre des communications scientifiques et un symposium sur l’injonction de soins. Tout un programme.

A Châlons-en-Champagne, la Maison d’accueil spécialisée ouvre un accueil temporaire

21/12/2018

Trois des dix places d’accueil de jour viennent d’être transformées en une place d’accueil temporaire à la Maison d’accueil spécialisée Le Pré Saint-Jacques, pour accompagner de nouvelles personnes en situation de handicap âgées de plus de 18 ans.

Construite il y a huit ans, la maison d’accueil spécialisée (MAS) Le Pré Saint Jacques ne cesse d’évoluer. Elle vient d’ouvrir une place d’hébergement temporaire avec l’acceptation de l’agence régionale de santé Grand Est. Un accueil limité à 90 nuitées successives ou séquencées. « Le 30 juin dernier, nous avons déposé un projet de réajustement de l’activité de l’accueil de jour et de transformation d’une partie des places en accueil temporaire », explique Caroline Boutillier, directrice adjointe chargée des affaires générales, du secteur médico-social et de la communication au sein de l’EPSM de la Marne.
Depuis l’ouverture en 2015 d’un accueil de jour, le taux d’occupation des 10 places demeure relativement faible : 22,67 % l’an dernier, 24,26 % en 2016. L’établissement a donc transformé trois places d’accueil de jour en une place d’hébergement temporaire.

Apporter un service à la population

A l’intérieur de la MAS Le Pré Saint Jacques, au sein de l’une des quatre maisonnées, une chambre individuelle équipée de sanitaires, a été spécialement aménagée. Qui peut prétendre à ce dispositif ? « Les accueillis doivent être des personnes âgées de plus de 18 ans, disposant d’une orientation MAS et présentant un handicap psychique, un handicap intellectuel ou une maladie psychiatrique stabilisée », précise le Dr Jean-Louis Vigneron, médecin responsable de la MAS. Les demandes proviennent soit de la famille, soit d’une autre MAS de Châlons-en-Champagne, soit à titre exceptionnel du patient en unité d’hospitalisation prolongée, hospitalisation nuit et accueil de jour.
Le souhait est de proposer à des familles un temps de répit ; à des personnes handicapées en attente d’une place, une évaluation plus précise de leur projet MAS, et aux autres établissements médico-sociaux, un séjour de rupture. « Ce nouvel accueil vise aussi à soulager les aidants, souligne Céline Caillot, cadre de santé. C’est une manière d’apporter un service à la population. »
Comment se déroule le séjour ? « Nous pensons le séjour de sorte à intégrer la personne accueillie à la vie institutionnelle de la MAS », indique-t-elle. Outre le suivi médical et paramédical, ainsi que l’accompagnement au travers des actes de la vie quotidienne, les résidents participent aux différentes activités artistiques, manuelles et culturelles. « L’accueil temporaire vise à développer ou maintenir les acquis et l’autonomie de la personne accueillie et faciliter ou préserver son intégration sociale », rappelle le médecin.
Une seconde place en accueil temporaire pourrait être ouverte en 2020, sous réserve du bilan qui sera dressé après six mois de fonctionnement avec les professionnels de l’offre médico-sociale au sein de l’agence régionale de santé Grand Est.

La structure en chiffres

La maison d’accueil spécialisée (MAS) dispose d’un hébergement à temps plein de 48 places, d’un accueil de jour de 7 places et d’un accueil temporaire d’1 place. Pour accompagner l’ensemble des accueillis, elle emploie une soixantaine de professionnels soignants.

Un atelier de chant lyrique à Reims pour apaiser les souffrances

04/12/2018

Au centre-médico psychologique Maupassant à Reims, une dizaine de patients souffrant de troubles psychiques a participé à un atelier autour de la voix et du souffle, avec la célèbre soprano de l’opéra de Reims, Hadhoum Tunc. Un moment magique.

Vous avez peut-être déjà entendu la mélodie romantique « Au bord de l’eau » de Gabriel Fauré ou « Le papillon et la fleur » ? Ces deux chants ont été interprétés par une dizaine de patients souffrant de troubles psychiques le jeudi 29 novembre 2018 au centre médico-psychologique (CMP) Guy de Maupassant, à Reims. Ils étaient accompagnés par la célèbre soprano, Hadhoum Tunc, et la pianiste Aya Medous-Nakamura, de l’opéra de Reims.
Depuis quatre ans, dans le cadre du dispositif « culture et santé » porté par l’agence régionale de santé Grand Est et la direction régionale des affaires culturelles, l’institution rémoise anime un atelier autour de la voix et du souffle au CMP Guy de Maupassant. Pendant six séances, des patients s’exercent à la voix lyrique, c’est-à-dire la voix d’opéra. « Nous commençons par travailler la posture et la détente du corps. Nous enchaînons avec des exercices de souffle qui permettent de redynamiser le diaphragme, de vocalise, et aussi sur la voix projetée, explique Hadhoum Tunc. Nous choisissons ensuite des textes musicaux que nous interprétons. Le fruit de notre travail est présenté lors d’un concert de restitution. »

La frontière du handicap tombe

Quel est l’objectif de cet atelier ? « Pour les patients, il s’agit de développer la confiance en soi, de favoriser l’expression, de travailler dans un cadre donné avec un objectif de temps », souligne le Dr Céline Bera Potelle du pôle universitaire de psychiatrie. Elle met également en avant l’accès à la culture des patients qui souvent n’osent pas franchir la porte d’un théâtre ou d’un opéra. « Dans cet atelier, ils apprennent à travailler ensemble, à se respecter. Avec le concert de restitution, il y a une reconnaissance du travail mené. La frontière du handicap tombe ! », observent Laurence Van Sante, éducatrice au CMP Guy de Maupassant, et Capucine Foulquier, infirmière.
Les patients, eux, sont ravis de pouvoir se produire aux côtés d’une artiste lyrique. « C’est une chance de connaître ça. C’est inattendu, confie François. Et puis, c’est extraordinaire de l’entendre chanter… » Lors du concert de restitution, la soprano Hadhoum Tunc leur a interprété notamment « L’Air des bijoux » de l’opéra Faust de Charles Gounod avec ce refrain bien connu : « Ah ! Je ris de me voir si belle en ce miroir ». « Je suis fière d’eux, ils ont effectué un travail magnifique, a-t-elle lancé à l’ensemble de ces choristes. Nous avons partagé ensemble des bonheurs immenses. »

La plupart des participants ont trouvé dans cet atelier thérapeutique autour de la voix et du souffle, un bien-être. « Cela me fait plaisir, je me sens bien », déclare Claudine, le sourire aux lèvres. « Faire des exercices, c’est fatiguant mais c’est de la bonne fatigue, assure Franca. Quand je rentre chez moi, je suis heureuse.  »

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