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La réhabilitation psychosociale se développe

06/04/2021

Se déplacer, gérer son budget, faire ses courses… des actions simples de la vie quotidienne que certains patients souffrant de troubles psychiques ne peuvent plus faire seul. Grâce à différents outils thérapeutiques, la réhabilitation psychosociale peut les aider à retrouver certaines habiletés. Cette offre s’étoffe au sein de l’établissement avec l’ouverture d’une unité de réhabilitation psychosociale à Reims et d’un centre universitaire champardennais.

C’est une offre complète qui se met en place au sein de l’Établissement Public de Santé Mentale (EPSM) de la Marne. Le Centre Universitaire de Remédiation cognitive et rétablissement (CURe) Champagne-Ardenne a ouvert en début d’année sur le pôle universitaire de psychiatrie. Validé par l’Agence Régionale de Santé (ARS) Grand Est, il a été créé en collaboration avec les centres de Nancy et de Strasbourg, regroupés sous l’entité CURe Grand Est. Sa vocation : « aider au développement, sur notre territoire régional, des dispositifs de réhabilitation psychosociale des patients souffrant de troubles psychiques chroniques », déclare le Dr Céline Béra-Potelle, médecin responsable de ce dispositif avec le Dr Martina Traykova. Il s’agit en fait d’optimiser leur rétablissement, leur réadaptation et leur réinsertion dans la société.

La première action de CURe a été d’instaurer l’unité rémoise de Réhabilitation PsychoSociale (unité RPS). Celle-ci est située au 2e étage de l’hôpital de jour Voltaire, à Reims. À qui s’adresse-t-elle ? Aux patients souffrant de troubles psychiques graves, stabilisés et souhaitant s’engager dans un processus de rétablissement. « Depuis le début du mois de janvier, cette unité à vocation intersectorielle leur propose un bilan complet de leurs compétences, de leurs attentes et de leurs besoins dans le cadre d’un parcours de soins semi-structuré », détaille le Dr Céline Béra-Potelle.

« Apprendre à mieux vivre au quotidien avec sa maladie »

Après un bilan pluridisciplinaire, un plan de suivi individualisé est élaboré avec le patient. Des programmes lui sont alors proposés en fonction de ses besoins et ses objectifs espérés. Parmi eux, la mémoire, l’attention, la concentration ; la reconnaissance des émotions faciales, les biais d’interprétation, la représentation des états mentaux ; les groupes de psychoéducation. « L’objectif de cette unité RPS est de proposer des outils spécifiques, demandant une formation particulière qui permettront aux patients d’acquérir des compétences pour mieux faire face à leur maladie et de renforcer leur engagement dans leur parcours de vie », souligne la médecin responsable.

L’unité rémoise de réhabilitation psychosociale vient s’ajouter à l’offre de soins proposée depuis 2007, à l’initiative du Dr Bernard Rousselot, par le centre châlonnais de réhabilitation psychosociale et de remédiation cognitive. Implanté au Centre Ophélie, celui-ci comprend un hôpital de jour chargé de favoriser la rémission symptomatique et fonctionnelle, ainsi qu’un atelier thérapeutique dont la visée est la réinsertion socioprofessionnelle. « Ces deux structures proposent d’accompagner les patients dans la valorisation de leurs compétences sociales, cognitives et affectives et ainsi apprendre à mieux vivre au quotidien avec une maladie chronique », explique Aline Bertrand, psychologue.

La prise en charge se déroule en plusieurs étapes. Une commission d’admission présente et oriente tout d’abord le patient dans la structure la plus adaptée à ses besoins. Le médecin psychiatre, responsable d’unité, accompagné d’un(e) infirmier(e), reçoit le patient et présente les modalités de prise en charge. Un projet de soins individualisé est ensuite élaboré à partir d’une évaluation complète. De là, découle un programme de soins spécifique aux besoins et aux objectifs du patient. Il comprend des médiations thérapeutiques, un suivi médical, psychologique, infirmier et socio-éducatif, ainsi que des accompagnements. « Les moyens et les outils thérapeutiques utilisés sont décidés en réunion clinique par l’équipe soignante », indique Aline Bertrand.

Au cours du programme, un point régulier est effectué avec la personne suivie. Le moyen pour elle de prendre conscience de l’atteinte progressive de ses objectifs.

Médiation animale : un renfort pas comme les autres au Centre Lewis-Carroll

10/03/2021

L’hôpital de jour pour enfants Lewis Carroll a reçu une subvention de 4 500 euros de la Fondation Adrienne et Pierre Sommer pour pérenniser sa médiation animale. Chaque semaine, 6 jeunes suivent des activités à visée thérapeutique avec deux chiens. Une pratique aux multiples vertus.

Mardi, 15 heures, il y a de l’agitation derrière la porte de l’hôpital de jour pour enfants Lewis Carroll, à Châlons-en-Champagne. Coup de sonnette, la porte ne s’ouvre pas assez vite alors Nann, charmant caniche âgé de 3 ans, aboie pour presser les soignants. À l’arrivée de Nann et de Mi’hya, magnifique Golden Retriever de 4 ans, les yeux des enfants s’illuminent. C’est le moment des retrouvailles chaleureuses et joviales.

Depuis avril 2019, Laure Tellier, animatrice canine, vient chaque semaine avec ses deux chiens retrouver Sylvie, Laetita et Pauline, infirmières à l’initiative de cette médiation animale. Depuis le 1er novembre Andréa Pallone, interne dans le service, s’est associée au projet. Cette équipe accueille toute l’année 6 enfants âgés de 3 à 12 ans atteints de troubles neuro-développementaux et suivis à l’hôpital de jour Lewis Carroll. « Nous avons souhaité travailler l’adaptation relationnelle de ces enfants avec l’animal car il est un médiateur vivant qui stimule et rassure dans la continuité des rencontres », expliquent Sylvie Fort, Laetitia Leger, Pauline Renollet, Sophie Delecaut et Andrea Pallone.

Si les conditions météorologiques sont défavorables, la plus grande salle est aménagée : les tables sont poussées et des petites chaises sont installées pour que les enfants puissent être à la hauteur des chiens. Si la météo s’avère clémente, le groupe se retrouve dans le jardin du Centre Lewis Carroll. La couverture de repos des chiens est posée sur l’herbe, les gamelles d’eau sont remplies pour que Nann et Mi’hya puissent se désaltérer. « L’échange et la réaction avec les chiens permettent d’initier l’ouverture au monde grâce à l’attention, le respect, la concentration, la mobilité, l’estime de soi et les émotions », observent les infirmières.

« Canaliser et atténuer certains symptômes cliniques »

Chaque séance est divisée en 4 étapes : l’enfant choisit le moment pour le contact avec le ou les chiens. Puis, brossage en début de séance (contact indirect avec le chien), atelier jeux pour travailler la concentration et la motricité fine (cacher une balle sous une boîte puis ensuite dans la main de l’enfant pour amener un contact direct), travail individuel pour faire un parcours tenu en laisse ou non (orientation/interaction corporelle enfant - animal) et temps de retour au calme avec musique douce et moments de tendresse privilégiés entre le chien et l’enfant via des caresses comme remerciements.

La dynamique du groupe peut changer en fonction du lieu où se déroule l’activité mais les enfants restent toujours très enthousiastes. « L’activité de la médiation animale permet de canaliser et atténuer certains symptômes cliniques tels que l’anxiété, la colère, l’irritabilité etc. C’est à part entière un outil très efficient pour la prise en charge des enfants », souligne Andréa Pallone, interne.

Pour assurer la pérennité de cette médiation animale pour les deux années à venir, l’hôpital de jour Lewis Carroll a décroché en septembre dernier une subvention de 4 500 euros de la Fondation Adrienne et Pierre Sommer, sous l’égide de la Fondation de France. Celle-ci permet d’étendre cette médiation aux vacances scolaires et donc de l’ouvrir à tous les enfants suivis à l’hôpital de jour.

Les 6 principaux projets menés en 2021 par l’EPSM de la Marne

04/02/2021

Ils sont lancés. Malgré la crise sanitaire qui a pu ralentir certains, plusieurs projets portés par l’Établissement Public de Santé Mentale (EPSM) de la Marne vont avancer significativement ou aboutir en 2021. Tour d’horizon des 6 principaux qui vont rythmer l’année.

1 Reconfiguration de l’offre psychiatrique à Reims

Lancé en 2019, le projet de reconstruction du site d’hospitalisation rémois avance. Le programme fonctionnel, c’est-à-dire le document qui décrit les besoins et les attentes, a été travaillé par le Dr Éric Tran, médecin psychiatre au pôle universitaire de psychiatrie, le Dr Yacine Ahmis, psychiatre au pôle rémois 04, et le Dr Maryam En-Nakhli, psychiatre au pôle rémois 06. Le programme fonctionnel devrait être présenté aux instances au premier trimestre. « L’objectif est de choisir un maître d’œuvre pour l’été », indique Xavier Dousseau, directeur de l’Établissement Public de Santé Mentale (EPSM) de la Marne.

Une architecture modulaire a d’ores et déjà été retenue afin de pouvoir anticiper les besoins à venir. « L’idée est de pouvoir exercer la psychiatrie générale tout en développant des spécialités afin que les patients puissent avoir accès à l’un et à l’autre », explique Xavier Dousseau. Les 173 lits de psychiatrie et d’addictologie seront maintenus mais répartis différemment, en fonction des besoins en psychiatrie générale, psychiatrie de spécialité, court ou moyen séjour. Un plateau technique (neuromodulation, psychotraumatisme, etc.) sera créé, ainsi qu’un véritable centre de formation et de recherche.

2 Ouverture de lits pour la psychiatrie de la personne âgée

Jusqu’à présent, la psychiatrie de la personne âgée ne disposait d’aucun lit d’hospitalisation. À compter du 30 juin, 20 lits devraient ouvrir sur le site Pierre-Briquet, dans l’ancienne unité Gaëtan Gatian De Clérambault qui a fermé ses portes le 27 novembre 2020. Le permis de construire a été déposé. Des travaux doivent être réalisés concernant l’équipement des chambres, le repositionnement du bureau infirmier et l’aménagement des salles d’activité. Parallèlement, 10 lits de recours seront ouverts cette année à Reims, au sein de l’actuelle unité d’hospitalisation U1. La création d’un centre ressources régional de psychiatrie du sujet âgé à Reims, quant à lui, a reçu un accueil favorable auprès de l’Agence Régionale de Santé (ARS) Grand Est.

3 Mise en place de la filière adolescents

Un projet partenarial a été signé le 29 juin 2019 avec le CHU de Reims pour installer une filière adolescents complète dans le département de la Marne. Une équipe médicale unique doit être constituée, sous la responsabilité du Pr Anne-Catherine Rolland. L’idée est de mettre en place de petites unités : 3 lits d’urgence à Reims, sur le site du CHU à proximité du service de pédiatrie ; 2 lits d’urgence et 3 lits de post-urgence à Châlons-en-Champagne, sur le site du centre hospitalier. Ces derniers devraient être installés, après quelques travaux, dans les anciens locaux de la pneumologie. Une convention est en cours de signature avec l’hôpital Léon-Bourgeois. « L’objectif est d’ouvrir ces lits châlonnais à l’automne », précise le directeur de l’EPSM de la Marne, « à condition, bien entendu que l’équipe médicale soit constituée ».

Parallèlement, une étude sur la mise en place d’une unité séquentielle de 12 places sur le site Pierre-Briquet de l’EPSM de la Marne, sera lancée. Celle-ci proposera de l’hospitalisation et du suivi à domicile en alternance. L’unité mobile et d’orientation (UMOP) destinée à orienter les adolescents et à coordonner les parcours des jeunes qui peuvent justifier d’une hospitalisation a, quant à elle, déjà vu le jour, avec l’arrivée du Dr Roberto D’Aprile, pédopsychiatre à temps partagé entre le CHU de Reims et l’EPSMM, arrivé à Chalons-en-Champagne début novembre 2020.

4 Lancement du centre de réhabilitation psychosociale

Le Centre Universitaire de Remédiation cognitive et rétablissement (CURe) Champagne-Ardenne a vu le jour sur le pôle universitaire de psychiatrie. Créé en collaboration avec les centres de Nancy et de Strasbourg, validé par l’Agence Régionale de Santé (ARS) Grand Est, il a pour vocation d’aider au développement des dispositifs de réhabilitation psychosociale des patients souffrant de troubles psychiques chroniques. La première action de CURe Champagne-Ardenne : ouvrir en janvier 2021 l’unité rémoise de réhabilitation psychosociale au 2e étage de l’Hôpital de jour Voltaire, à Reims (photo ci-dessus). Cette unité RPS, à vocation intersectorielle, propose aux patients souhaitant s’engager dans un processus de rétablissement un bilan complet de ses compétences, de ses attentes et de ses besoins, dans le cadre d’un parcours semi-structuré. Elle s’ajoute à l’offre châlonnaise de réhabilitation psychosociale constituée à partir du centre Ophélie, à l’initiative du Dr Bernard Rousselot.

5 Recherche de nouveaux locaux pour les CMP d’Épernay et de Vitry-le-François

Installés dans de vieilles maisons bourgeoises, les Centres Médico-Psychologiques (CMP) d’Épernay et de Vitry-le-François ne sont plus adaptés aux besoins actuels. C’est la raison pour laquelle l’EPSM de la Marne recherche de nouveaux locaux.

Dans la cité rose, la municipalité travaille sur un projet de pôle santé, au Hamois. Ce quartier fait l’objet d’un programme de rénovation urbaine. Il devrait se transformer en éco-quartier. Une parcelle, appartenant au Foyer rémois, a été identifiée à proximité de la RN4 et du centre commercial. L’établissement a fait remonter l’ensemble de ses besoins.

Pour Épernay, plusieurs pistes sont explorées.

6 Constitution du pôle Sud Marne

Depuis le 1er octobre 2020, le Dr Anis Dammak, chef du pôle de psychiatrie de la personne âgée et vice-président de la commission médicale d’établissement, dirige le pôle préfigurateur unique Sud Marne. Le pôle unique Sud Marne devrait être constitué d’ici l’été. Le projet médical, porté par les médecins en psychiatrie adulte sur le Sud Marne, est en cours de rédaction. Tout comme le projet de soins. Objectif de ce pôle unique Sud Marne : proposer de nouvelles offres de soins, fédérer les équipes, et créer ainsi une dynamique suffisante pour attirer de nouveaux médecins sur le Sud Marne. Depuis novembre 2020, 11 médecins avec 2 chefs de clinique ont été recrutés au sein de l’EPSM de la Marne, dont 7 sur le Sud Marne.

Concours de médecine 2020 : la psychiatrie connaît un regain d’intérêt à Reims

29/12/2020

En septembre 2020, les étudiants de 6e année de médecine devaient formuler leurs vœux concernant leur spécialité et leur ville pour leur internat. Les résultats des affectations montrent un engouement pour la psychiatrie à la faculté de médecine de Reims. Les 10 postes ouverts ont été pris. Une bonne nouvelle pour la région et pour l’Établissement Public de Santé Mentale (EPSM) de la Marne.

« Certains indices permettent de penser que la faculté de médecine de Reims devient plus attractive pour la psychiatrie », relève le Pr Arthur Kaladjian, chef du pôle universitaire de psychiatrie à l’Établissement Public de Santé Mentale (EPSM) de la Marne. En 2020, celle-ci se hisse au 10e rang si l’on tient compte du rang de classement à l’ECN des internes. Par comparaison, elle se classait à la 22e place en 2019 et à la 28e en 2017. « Cette année, nous avons ouvert 10 postes et tous ont été pris, indique le Pr Arthur Kaladjian. Ce n’était pas forcément le cas les années précédentes. En 2019 par exemple, sur les 12 postes ouverts, seuls 7 avaient été pris… »

Un signe encourageant qui traduit l’important travail mené au préalable sur la formation des futurs médecins psychiatres. « Nous avons profité de la réforme du 3e cycle des études médicales pour remodeler la formation en psychiatrie. Nous avons notamment mis en cohérence les terrains de stage en fonction des 3 phases dans lesquelles se trouvent successivement les étudiants c’est-à-dire en fonction de l’état d’avancement de leur formation », explique le chef du pôle universitaire de psychiatrie.

Ainsi, tous les internes en phase 1 dite « socle » sont positionnés sur des terrains universitaires, à Reims. « Ils veulent un encadrement plus poussé et être ensemble. Ils ne veulent pas se retrouver seuls », souligne-t-il. En phase 2 « d’approfondissement » et en phase 3 « de consolidation », les étudiants peuvent alors se déployer en « périphérie ». « Nous tenons compte de leur souhait. Nous les suivons tous individuellement, nous les rencontrons régulièrement », précise-t-il.

« Les étudiants sont friands d’approches nouvelles »

Le développement de l’attractivité de la faculté de médecine de Reims pour la psychiatrie demeure une bonne nouvelle pour toute l’ex-région Champagne-Ardenne, et donc pour l’établissement. « Cela signifie que nous arrivons à attirer des internes. Et comme nous sommes la porte unique pour faire entrer des psychiatres sur le territoire… », rappelle le Pr Arthur Kaladjian qui pointe du doigt la démographie médicale : 9 psychiatres pour 100 000 habitants dans les Ardennes, 10 dans l’Aube, 14 en Haute-Marne et 20 dans la Marne. « L’EPSM de la Marne, à travers le pôle universitaire de psychiatrie, accueille les internes et travaille pour l’ensemble de la Champagne-Ardenne. Il a un rôle important de formation à jouer et ce, dans l’intérêt collectif ».

Face aux 27 autres facultés de médecine françaises, dont Strasbourg, Montpellier, Marseille, celle de Reims doit sans cesse se renouveler pour rester attractive. Selon le Pr Arthur Kaladjian, cela passe notamment par la mise en place d’activités spécifiques. « Les étudiants sont friands d’approches nouvelles comme C3P-O (Centre de Prise en charge Précoce des Psychoses et d’Orientation) ; ils veulent aller vers la surspécialisation, observe-t-il. L’internat, c’est l’opportunité pour eux de découvrir des approches cliniques et thérapeutiques auxquelles ils n’auront plus forcément accès après. »

Cela passe aussi par l’ouverture des différentes unités d’hospitalisation rémoises aux étudiants en phase « socle » avec un accompagnement commun. Selon le chef du pôle universitaire de psychiatrie, « cela permettrait d’accueillir davantage d’internes ».

À Châlons-en-Champagne, les services d’addictologie se mobilisent pour le Mois Sans Tabac

24/11/2020

Dans le cadre de la 5e édition du Mois Sans Tabac, l’Unité de Soins Complexes en Addictologie de Châlons (USCAC) et l’Unité de Transition Hospitalière en Addictologie (UTHA) incitent les patients qui le souhaitent à participer à ce défi collectif : arrêter de fumer.

« En novembre, on arrête ensemble ». Comme chaque année, depuis le lancement de la campagne nationale, l’Unité de Soins Complexes en Addictologie de Châlons-en-Champagne (USCAC) et l’Unité de Transition Hospitalière en Addictologie (UTHA) participent au Mois sans tabac.

Dans ces deux unités, des affiches sont placardées aux différentes entrées du service. Pendant tout le mois, un atelier éducatif se tient chaque semaine. En cette période de crise sanitaire, il accueille 4 patients. « Nous leur présentons, à travers un diaporama, les différents substituts nicotiniques qui existent comme les patchs, les inhaleurs, les gommes à mâcher, les pastilles à sucer », expliquent Maria Miser et Rabia Vatre, deux référentes du Mois sans tabac, qui arborent fièrement le badge sur leur blouse blanche.

Inhaleurs et pastilles à sucer plébiscités

Les patients qui veulent arrêter de fumer sont ensuite vus en entretien individuel. Les demandes sont telles que cet atelier éducatif est désormais organisé toute l’année. « La plupart des patients qui sont accueillis dans notre unité fument. Souvent, ils souhaitent augmenter leur consommation de tabac durant leur hospitalisation, observent-elles. Pour éviter la compensation, ils demandent des substituts nicotiniques. » Les inhaleurs sont particulièrement utilisés parce qu’ils permettent de maintenir la gestuelle, suivis des pastilles à sucer. « On apporte les informations aux patients. Ce sont ensuite eux qui décident, de leur propre gré, d’arrêter de fumer ou non. On ne les force jamais », précisent-elles.

Un test tabac-tabac est systématiquement effectué lors de l’admission de chaque patient, puis à sa demande. « C’est un test respiratoire qui permet de déterminer le taux de monoxyde de carbone », indiquent les référentes du Mois Sans Tabac. Cela permet de déterminer l’intensité avec laquelle une personne fume et si elle inhale la fumée. Maria Miser et Rabia Vatre le proposent également au cours de l’atelier éducatif.

USCAC-UTHA ne sont pas les seules à participer au Mois Sans Tabac. Des actions sont également organisées dans les autres unités du pôle d’addictologie de la Marne. Chaque année, le programme du Mois Sans Tabac s’étoffe. Pour les prochaines éditions, le pôle d’addictologie de la Marne, en collaboration avec le pôle de médecine générale, souhaiterait sensibiliser les professionnels de santé de l’Établissement Public de Santé Mentale (EPSM) de la Marne.

Prévention du suicide : VigilanS veille

03/11/2020

VigilanS Champagne-Ardenne a été lancé officiellement le 1er octobre 2020. Il s’agit d’un dispositif de recontact des personnes ayant fait une tentative de suicide. Rattachée à l’Établissement Public de Santé Mentale de la Marne (EPSM de la Marne), cette équipe intervient dans toute la région.

« En trois semaines, ce dispositif de veille post-hospitalière accompagne 28 patients ayant fait une tentative de suicide », observe avec satisfaction le Dr Louise Pimpaud, psychiatre au pôle universitaire de psychiatrie de l’EPSM de la Marne, qui vient de lancer VigilanS Champagne-Ardenne.

Implanté au sein de la clinique Henri-Ey, au 1er étage, 2 Vigilanseurs prennent les appels du lundi au vendredi, de 9 à 17 heures. « Lorsqu’une personne appelle après une tentative de suicide, on fait le point sur sa situation depuis sa sortie de l’hôpital. On voit où se situent les difficultés, comment le moral évolue. On décide alors ce qu’il faut mettre en place », explique Baptiste Lallement, psychologue.

« L’intermédiaire entre le patient et le réseau de soin »

En fonction des besoins, le patient est rappelé entre 10 et 21 jours, ou à 6 mois. S’il est injoignable ou en difficulté, une carte postale lui est envoyée, une par mois pendant quatre mois. Un compte-rendu est systématiquement adressé au médecin généraliste et au psychiatre référent. « Nous n’effectuons ni prescription, ni suivi. Nous faisons de la veille, précise le Dr Louise Pimpaud. Dès que nous avons une inquiétude sur un patient, nous faisons marcher le réseau. Nous sommes l’intermédiaire entre le patient et le réseau de soin. »

L’équipe de VigilanS, qui intervient sur toute la Champagne-Ardenne, est composée de 3 infirmiers à mi-temps, d’un psychologue à mi-temps et d’une secrétaire à temps complet. Deux infirmiers remplaçants s’y ajoutent pour assurer la continuité du dispositif. Tous ont été formés début septembre par les Vigilanseurs du CHRU de Lille qui ont créé VigilanS et par ceux du Centre Psychothérapique de Nancy.

Les Vigilanseurs champardennais sont ensuite allés présenter le dispositif aux services des urgences de la région, ainsi que la carte ressource prévention doté d’un numéro vert qu’ils remettront au patient, à sa sortie du service de soin. « À chaque fois, nous avons reçu un bon accueil », souligne Dorothée Semel, cadre de santé. « En donnant cette carte, les urgentistes ont l’impression de pouvoir apporter une aide qu’ils n’avaient pas jusqu’à présent », poursuit le Dr Louise Pimpaud.

Un dispositif créé à Lille

VigilanS a été imaginé en 2014 par le Pr Guillaume Vaiva du CHRU de Lille, et soutenu par l’Agence Régionale de Santé du Nord-Pas-de-Calais. Le premier site a ouvert le 1er février 2015 à Boulogne. Progressivement, tous les sites hospitaliers accueillant des suicidants dans la Région Nord-Pas-de-Calais ont rejoint volontairement le dispositif. En 2016, première année « pleine », 3 150 patients suicidants étaient entrés dans le dispositif VigilanS, dont 51 % de personnes ayant fait une première tentative de suicide.

L’EPSM de la Marne recrute des infirmiers

16/10/2020

Institution de référence pour la prise en charge des maladies psychiatriques dans le département, l’Établissement Public de Santé Mentale (EPSM) de la Marne recherche des infirmiers pour ses projets actuels et nouveaux.

Vous êtes intéressé(e) par le domaine de la santé mentale ? Vous aimez le relationnel, le travail d’équipe ? Vous voulez rejoindre un établissement dynamique dans lequel vous pourrez évoluer tout au long de votre carrière ? L’Établissement Public de Santé Mentale (EPSM) de la Marne recrute des professionnels infirmiers (CDI, fonctionnaires) en psychiatrie adulte, ainsi qu’en psychiatrie infanto-juvénile.

En psychiatrie, l’infirmier prend en charge des patients qui souffrent de troubles psychiques et de conduites addictives. « Il dispense des soins de nature préventive, curative et de réinsertion visant à rétablir l’intégrité physique et psychique de l’individu, à découvrir et comprendre ses difficultés et à lui donner les moyens de les résoudre. Il prend en compte la personne dans sa globalité avec son environnement familial, social », explique Nadine Touzot, directrice des soins à l’EPSM de la Marne.

Un métier diversifié et évolutif en psychiatrie

L’éventail des opportunités professionnelles est vaste au sein de l’établissement. L’infirmier peut intervenir dans des structures diversifiées : urgences psychiatriques, unité d’hospitalisation, unité pour malades difficiles, hôpital de jour, centre d’accueil thérapeutique à temps partiel, centre médico-psychologique, à domicile. « En fonction du lieu où l’infirmier exerce, le métier varie. Il existe de ce fait une vraie possibilité de réinventer le soin en fonction des affectations », assure David Jama, cadre de santé. Le rôle de l’infirmier peut aller de l’accueil du patient, du repérage de l’expression de la maladie psychique, de l’organisation des soins et de la prise en charge, jusqu’à l’animation de médiations thérapeutiques (peinture, modelage, théâtre, musique…) avec parfois des intervenants extérieurs. Pas de routine, donc.

Quelle que soit la structure, l’infirmier évolue au sein d’une équipe pluridisciplinaire : médecins psychiatres, psychologues, aides-soignants, etc. Dans son champ de compétences, il dispose d’une autonomie certaine. « Il est force de proposition d’actions de soin », assure David Jama.

Quels sont les avantages dont bénéficient les agents de l’EPSM de la Marne ? Possibilité de mobilité géographique dans tout le département ; titularisation au sein de la fonction publique hospitalière (prime de service annuelle) ; embauche en CDI pour les agents contractuels ; 25 jours de congés annuels et de 19 jours de RTT pour un travail à temps plein sur une année.

Pour postuler, contactez :

Mme la Directrice des soins
soins.infirmiers@epsm-marne.fr

Renseignements : 03 26 70 37 13

Vers la création d’un observatoire sur le handicap

05/10/2020

Trente-cinq personnes ont assisté le 18 septembre 2020 au lancement officiel de PSICOCAP (Pratiques et Statistiques Intégrées et Comparées sur le Handicap et le Handicap Psychique), en visioconférence à l’Hôtel de Région de Châlons-en-Champagne. PSICOCAP vise à créer notamment un observatoire franco-belge qui recueillera des données chiffrées sur le handicap et le handicap psychique, et qui analysera les pratiques de prise en charge.

Comment est né PSICOCAP ?

PSICOCAP est l’acronyme de Pratiques et Statistiques Intégrées et Comparées sur le Handicap et le Handicap Psychique. C’est un projet de coopération Interreg France-Wallonie-Flandre, financé par le fonds européen de développement régional et la Wallonie pour trois ans (2020-2022).

Il s’est forgé sur un constat partagé de part et d’autre de la frontière franco-belge d’un déficit de connaissance sur les données et les pratiques de prise en charge du handicap et du handicap psychique. L’ensemble des acteurs des secteurs sociaux, médico-sociaux et sanitaires, les usagers et leurs proches, souhaitent partager leur expérience sur les difficultés rencontrées, sur ce qui manque mais aussi sur ce qui fonctionne et qui mériterait d’être promu. La maladie psychique doit être prise en charge le plus précocement possible pour éviter la toxicité de la maladie et les conséquences sociales souvent marquées par l’exclusion. L’accessibilité aux soins et à l’accompagnement des handicapés psychiques doit prendre en compte la ruralité et tous les déterminants sociaux et environnementaux influant sur la santé mentale.

La reconnaissance du handicap psychique est effective en France depuis la loi de 2005 et donne le droit à compensation pour le désavantage social qu’il engendre. En Belgique, la reconnaissance du handicap se base sur la déficience constatée mais il n’y a pas de catégorie « handicap psychique » à proprement parler. Ces dernières années, de nombreux Français vivant avec un handicap physique ou mental et qui ne trouvent pas de prise en charge en France sont accueillis dans des structures belges.

À quoi va servir PSICOCAP ?

PSICOCAP vise à construire un instrument transfrontalier d’observation et d’analyse sur le handicap et en particulier sur le handicap psychique afin d’éclairer, sur la base de données probantes, les promoteurs de projets et les décideurs locaux sur les actions à mener.

Il vise à analyser les ressources et les modalités de prises en charge du handicap psychique de part et d’autre de la frontière, en créant un observatoire qui recueillerait des données chiffrées et analyserait aussi les pratiques de prise en charge. Celui-ci sera chargé ensuite de proposer un guide avec des recommandations qui seront transmises aux décideurs, aux administrations, aux acteurs de terrain chargés de cette problématique.

Sur cette base, PSICOCAP proposera des formations pour les professionnels du soin et l’accompagnement dans le but de partager les connaissances et les pratiques dans le domaine du handicap psychique. Un outil sera aussi conçu pour former le public à l’accueil des personnes souffrant de handicap psychique (personnel de vente, travailleurs sociaux, postiers, etc.). Sous la forme d’une université d’été de psychiatrie et de santé mentale, ce travail de formation et de sensibilisation aura un temps fort pour transmettre des connaissances nouvelles et favoriser les échanges entre les participants.

À travers l’observatoire et la formation, PSICOCAP a pour ambition de forger un nouveau regard sur le handicap et plus spécifiquement sur le handicap psychique dans le souci de déstigmatiser la maladie et de favoriser le plus possible l’inclusion en milieu ordinaire.

Onze partenaires et près d’un million d’euros de budget

Psicocap est un projet franco-wallon coordonné par l’Institut wallon de l’évaluation, de la prospective et de la statistique (Iweps). Il compte comme partenaires principaux l’EPSM de la Marne, la province de Namur, l’université Reims-Champagne-
Ardenne (URCA), l’observatoire régional de santé (ORS) Grand-Est et le centre neuropsychiatrique Saint-Martin Dave de Namur. Sont également associés, l’institut Albatros qui gère des établissements médico-sociaux en Wallonie, le centre hospitalier Bélair à Charleville-Mézières (Ardennes), l’Agence pour une vie de qualité (Aviq, Belgique), l’association belge Similes et la région Grand-Est. Le programme est financé pour une durée de trois ans (2019-2022) sur un budget total de 946 000 euros
subventionné à 50 % par l’Europe (programme Interreg V France-Wallonie-Flandre).

L’unité rémoise d’hospitalisation en addictologie emménage à l’Hôpital Sébastopol

28/09/2020

Exit Robert-Debré. Afin que le CHU de Reims puisse ouvrir une nouvelle unité COVID-19, l’Unité de Soins Complexes en Addictologie de Reims (USCAR) a dû quitter ses locaux. Depuis le 9 novembre 2020, elle accueille ses patients à l’Hôpital Sébastopol.

« Nous avons gagné en confort de travail et d’accueil des patients », affirme d’emblée le Dr Anne-Françoise Bertin, chef du pôle d’addictologie de la Marne. Située au 4e étage de l’Hôpital Sébastopol, l’Unité de Soins Complexes en Addictologie de Reims (USCAR) dispose désormais de 15 chambres individuelles, toutes équipées de sanitaires et d’un bureau, avec vue soit sur la ville, soit sur la montagne de Reims. Un large couloir lumineux débouche sur une immense baie vitrée avec en point de mire, la cathédrale de Reims. Un paysage imprenable que peuvent également admirer les patients en salle d’activités ou en salle de vie.

Les soignants, eux, bénéficient désormais d’un grand bureau infirmier et d’une salle de soins attenante dotés de fenêtres, ainsi que d’une salle de repos équipée avec vue sur la ville de Reims. Quatre vastes bureaux se trouvent également au rez-de-chaussée du bâtiment. « Notre bureau est plus spacieux et plus lumineux. C’est plus agréable de travailler dans ces conditions, confient Justine Voiselle, Maëva Nicolas et Juliette Sohier, infirmières. Et puis, nous avons bien été accueillis par les services voisins : la gériatrie et les soins palliatifs. Ici, nous sommes dans l’entraide. »

Loin du plateau technique du CHU de Reims

Après quatre mois de fermeture suite à la mise à disposition des locaux d’USCAR au CHU de Reims pour créer une unité complémentaire de médecine en pleine pandémie, l’équipe et les patients avaient pu réintégrer l’hôpital Robert-Debré le 27 juillet 2020. Une réintégration provisoire puisqu’à la fin du mois d’octobre, tous ont dû déménager à nouveau pour que le CHU de Reims puisse ouvrir une nouvelle unité COVID-19. Direction : l’Hôpital Sébastopol, dans les locaux qu’occupaient les soins palliatifs. « Il a fallu prendre nos marques, modifier le règlement intérieur et revoir le projet thérapeutique pour l’adapter à notre nouvel environnement », souligne le Dr Anne-Françoise Bertin. Sans oublier la permanence des soins qui a dû être complètement réorganisée. Celle-ci est désormais assurée par l’interne de garde de l’Hôpital Sébastopol, sous la responsabilité du praticien hospitalier de garde de psychiatrie.

Depuis le 9 novembre 2020, USCAR accueille 10 patients. Sa capacité va augmenter progressivement. Une chambre individuelle restera toutefois vacante afin de pouvoir isoler, en cas de besoin, un patient dépisté positif COVID-19.

L’installation à l’Hôpital Sébastopol reste toutefois provisoire. Le temps que l’Établissement Public de Santé Mentale (EPSM) de la Marne puisse reconstruire USCAR sur le site Robert-Debré, dans le cadre du projet de restructuration complète de l’offre de soins psychiatrique publique.

COVID-19 : une campagne massive de dépistage sérologique est lancée

28/08/2020

Depuis le 21 juillet 2020, l’ensemble des professionnels de l’Établissement Public de Santé Mentale (EPSM) de la Marne et du Groupement d’Intérêt Public (GIP) Logistique Sud-Marne sont invités à effectuer un test sérologique du COVID-19. La campagne de prélèvements devrait durer jusqu’à la fin du mois d’octobre.

Rechercher la réponse immunitaire de l’organisme suite à une infection au virus SARS-CoV-2, responsable de la pandémie de COVID-19 : tel est le but du dépistage sérologique. « Il s’agit de détecter la présence ou non d’anticorps », explique le Dr Maëlle Cravero, médecin chef du pôle de médecine générale.

Depuis le 21 juillet 2020, l’Établissement Public de Santé Mentale (EPSM) de la Marne et le Groupement d’Intérêt Public (GIP) Logistique Sud-Marne se sont lancés dans une campagne massive de dépistage par prélèvement sanguin. L’ensemble des professionnels – qu’ils soient soignants ou non – sont concernés, soit 1 244 agents au total.

Pour ce faire, 2 sites de prélèvements ont été installés : à Châlons-en-Champagne, au sein de l’unité de médecine générale sur le site Pierre-Briquet ; à Reims, au sein de la clinique Henri-Ey. Les prises de sang sont effectuées par des infirmiers du pôle de médecine générale, renforcés par des IDE d’autres unités. L’EPSM de la Marne espère pouvoir tester chaque mois 25 % des effectifs.

« Une démarche épidémiologique »

À quoi sert cette campagne massive de dépistage sérologique ? « Il s’agit d’une démarche épidémiologique », répond l’équipe sanitaire de l’Agence Régionale de Santé (ARS) Grand Est. À la demande de la Délégation territoriale de la Marne, d’autres établissements de santé du département sont engagés dans la même démarche comme le centre hospitalier de Châlons-en-Champagne et le CHU de Reims. « La campagne intervient maintenant car il fallait laisser le temps à l’organisme de produire des anticorps, précise le Dr Maëlle Cravero. Si des anticorps sont détectés à l’issue de la prise de sang, cela signifie que la personne a été en contact avec le virus. Mais celle-ci n’est plus contagieuse. » Être positif au test ne signifie pas pour autant que l’on est protégé. « À l’heure actuelle (NDLR : juillet), on ne sait pas si l’immunité est effective et durable. Il faut donc continuer à respecter les gestes barrière, les mesures d’hygiène et de distanciation », prévient le chef du pôle de médecine générale.

Les prises de sang effectuées sont transmises au laboratoire du CHU de Reims. Les résultats sont envoyés, accompagnés des bons de laboratoire contenant les renseignements cliniques, au Dr Patricia Schweickart, médecin du travail, qui les communique sous pli individuel à chaque agent et ce, « afin de garantir la confidentialité ». Un courrier d’accompagnement y est également joint pour faciliter l’interprétation des résultats.

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