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À Reims, coopération réaffirmée dans le parcours de soins des patients souffrant de handicap psychique

06/09/2019

L’Etablissement Public de Santé Mentale de la Marne et l’association l’Amitié ont signé une convention cadre le mercredi 4 septembre 2019, à Reims.

La coopération entre l’Etablissement Public de Santé Mentale (EPSM) de la Marne et l’association l’Amitié a été réaffirmée et amplifiée dans une convention cadre qui vient d’être signée. Cette coopération, qui date de 1997, permet d’améliorer la continuité du parcours de soins du patient souffrant de handicap psychique, en évitant les ruptures de prise en charge ou les hospitalisations inadéquates.

L’Agence Régionale de Santé (ARS) Grand Est avait en effet souhaité que cette coopération soit renforcée et prenne un nouveau tournant avec la signature de cette convention. Trois axes sont ainsi définis :

  • Renforcer le partenariat (les deux directions s’appuyant l’une sur l’autre).
  • Assurer une complémentarité et qualité des activités de soins (par la formation professionnelle, la continuité du parcours de soins).
  • Faciliter la réalisation de projets communs (l’EPSMM met, par exemple, à disposition son directeur des travaux pour la reconstruction future des bâtiments de l’Amitié).

Prévenir les réhospitalisations

Grâce à son Centre de postcure, l’Amitié accueille majoritairement des patients psychotiques adressés par les secteurs marnais de psychiatrie de l’EPSM. Les projets de soins et d’accompagnement permettent le maintien de la stabilité psychique et la réinscription dans la vie ordinaire de ces patients et ce, malgré la maladie. Le Service d’Accompagnement à la Vie Sociale (SAVS), le Service d’Accompagnement à la Vie Sociale Renforcé (SAVSR) et le Service d’Accompagnement Médico-Social pour Adultes Handicapés (SAMSAH), portés également par l’Amitié, permettent, quant à eux, de prévenir les réhospitalisations des patients suivis à domicile et dispensent l’accompagnement nécessaire aux patients au sortir d’une hospitalisation.

« Cette coopération avec l’EPSM de la Marne est une bonne chose pour notre association. C’est la reconnaissance du rôle que l’on joue dans le parcours du patient », ont déclaré Jean-Marie Boulanger, président de l’association l’Amitié, et Mireille Wojnarowski, vice-présidente. « Le partenariat entre nos deux structures demeure de longue date. Cette convention cadre vient la développer », a précisé Xavier Dousseau, directeur de l’EPSM de la Marne, avant d’ajouter : « Vous êtes un dispositif de soins d’aval nécessaire et reconnu ».

La réalité virtuelle mise en place à Châlons-en-Champagne pour soigner les phobies

05/08/2019

Peur du vide, des insectes, des espaces clos, de la conduite automobile… au Centre Ophélie, la psychologue Adeline Bourrin-Tisseron utilise le casque de réalité virtuelle pour soigner les phobies de ses patients souffrant de troubles psychiatriques et/ou d’addictions. Cette technique s’inscrit dans le cadre d’une psychothérapie cognitivo-comportementale.

Difficile de rouler régulièrement en voiture avec son patient pour le confronter à sa phobie de la conduite automobile ou de libérer des araignées dans une pièce pour l’aider à surmonter son arachnophobie. Les thérapeutes bénéficient désormais d’un outil supplémentaire pour pouvoir confronter les personnes à leur(s) phobie(s) : le casque de réalité virtuelle. « Ce n’est pas un jeu », annonce d’emblée Adeline Bourrin-Tisseron, psychologue au Centre Ophélie de Châlons-en-Champagne.

Le casque étant relié à un ordinateur, la thérapeute choisit l’environnement qui correspond à la phobie de son patient. Aussitôt, celui-ci se retrouve immergé dans un univers en 3 dimensions. Insectes, animaux, espaces peuplés ou clos, toilettes publiques, hôpitaux, IRM… « Toutes les phobies peuvent être traitées », assure Adeline Bourrin-Tisseron qui énumère également la peur du vide, de vomir, de l’avion.

Si le patient se déplace dans cette réalité virtuelle à l’aide de manettes, les sensations, elles, sont en revanche bien réelles. Tout comme l’angoisse. C’est la raison pour laquelle la psychologue met auparavant la personne phobique en condition grâce à la thérapie cognitivo-comportementale (TCC). « Si un patient a peur des espaces clos par exemple, j’essaie tout d’abord de savoir quelle émotion il a ressentie et quelles pensées vont avec, explique-t-elle. On travaille ensuite sur les éléments déclencheurs. »

Une séance de 30 minutes

Avec son ordinateur, Adeline Bourrin-Tisseron peut doser la progression de son patient dans la réalité virtuelle puisque chaque univers fonctionne par paliers de difficulté. « Au départ, on fait des exercices simples qui ne provoquent pas d’anxiété et on les répète. Puis, on expose très, très progressivement la personne à sa phobie, développe-t-elle. Il faut que le patient ait confiance. » Tout au long de la séance, elle accompagne le malade pas à pas. « Il faut toujours se mettre à sa place, lui demander comment il se sent et lui dire ce que l’on fait », indique-t-elle. À tout moment, elle peut interrompre la mise en situation. La séance, qui dure en moyenne trente minutes, peut s’achever avec de la relaxation lorsque la personne est particulièrement tendue.

Lancée en février 2019, la réalité virtuelle est utilisée actuellement sur 4 personnes souffrant de troubles psychiatriques et/ou d’addictions. Outre les phobies, la réalité virtuelle traite également les troubles du comportement alimentaire (anorexie, boulimie) et les addictions (tabac, jeux, alcool, drogues). Treize personnels du pôle châlonnais, 2 psychologues et un médecin psychiatre ont été formés aux TCC et à la réalité virtuelle. Adeline Bourrin-Tisseron espère que d’autres soignants se formeront « pour proposer cette approche à plus de patients ».

L’EPSM de la Marne forme ses chauffeurs-livreurs à l’éco-conduite

29/07/2019

Quatre agents du service logistique et environnement de l’établissement ont appris à adopter une conduite plus souple et plus sécuritaire. Objectifs : réduire la consommation de carburant et par la même occasion diminuer le coût d’entretien des véhicules.

Ce sont les plus gros rouleurs de l’Etablissement Public de Santé Mentale (EPSM) de la Marne. Chaque jour, les agents du service logistique et environnement effectuent des tournées, assurent les approvisionnements sur l’ensemble des structures de l’établissement : Châlons-en-Champagne, Reims, Epernay, Sézanne, Vitry-le-François. « Chaque véhicule parcourt près de 35 000 km par an », indique Mélanie Moreau-Legros, ingénieure logisticienne à la Direction des services économiques, logistiques, techniques et informatiques (DSELTI).

C’est la raison pour laquelle, le 26 juin 2019, quatre chauffeurs-livreurs ont été formés à l’éco-conduite. Concrètement, ils ont appris à perfectionner leur technique au volant pour consommer notamment moins de carburant, diminuer leur empreinte carbone et les pollutions émises lors de leurs déplacements. « Chaque agent a tout d’abord effectué un parcours déterminé avec sa propre conduite ; puis, avec l’éco-conduite en mesurant les variations du temps de parcours, de la consommation moyenne de carburant et de la vitesse moyenne », explique Frédéric Orssaud, gérant de l’auto-école ECF à Epernay.

Le mot d’ordre : anticiper

Résultat : si le temps de parcours augmente légèrement (2 minutes), la consommation de carburant diminue en revanche fortement passant de 5,4 à… 3,9 litres. La vitesse moyenne, elle, baisse de 5 km/h passant de 33 à 28 km/h. « En faisant beaucoup de kilomètres, on voit nettement la différence », résume Frédéric Orssaud avant d’ajouter : « L’éco-conduite permet aussi de limiter l’usure de la voiture, des pneus, des freins ».

Rouler en utilisant l’éco-conduite, est-ce facile au final ? « Il faut davantage anticiper. Il faut porter le regard loin pour analyser la situation, observent Myke, Hamid, Julien et Alexandre, tous quatre chauffeurs-livreurs. Il faut changer nos habitudes, c’est un travail de tous les jours. Au début, il faudra s’astreindre mais après, ça deviendra une habitude. »

Les bonnes pratiques de l’éco-conduite

Voici 5 règles d’or à mettre en œuvre et qui font la différence :
1. conduire de façon souple et fluide, maintenir une vitesse stable,
2. privilégier le rapport de vitesse supérieur (par exemple la 4e ou la 5e même à 50 km/h), passer la vitesse supérieure dès que le compte-tours affiche 2 000 – 2 500 tours par min,
3. voir loin pour anticiper les réactions des autres conducteurs, éviter les accélérations et les freinages brutaux,
4. profiter de l’élan du véhicule : rouler en vitesse enclenchée puis lâcher l’accélérateur fait retomber la consommation à zéro,
5. couper le moteur en arrêt prolongé (feu rouge, embouteillage…), si le véhicule n’est pas équipé d’un système « stop and start ».

Inclusion des personnes handicapées : l’EPSM de la Marne milite pour l’ouverture de plus de places en ESAT

09/07/2019

Initiés par la secrétaire d’Etat chargée des personnes handicapées, Sophie Cluzel, les territoires 100% inclusifs visent à améliorer localement la coordination des acteurs impliqués dans le champ du handicap. Le département de la Marne s’est lancée dans cette démarche.

Le 5 juillet 2019, Sophie Cluzel, secrétaire d’Etat chargée des personnes handicapées, est venue acter « Territoire 100% inclusif » dans la Marne. À cette occasion, elle a rencontré les acteurs chargés de la mise en œuvre des politiques publiques en matière de handicap. Parmi eux, Xavier Dousseau, directeur de l’Etablissement Public de Santé Mentale (EPSM) de la Marne.

Il a exposé les travaux menés par les pôles de psychiatrie vers davantage d’inclusion des patients avec les partenaires médico-sociaux (sur le logement, le travail). Il a également présenté le projet de transformation du self de l’établissement en ESAT. Il a pris cet exemple pour militer en faveur de l’ouverture de davantage de places en Etablissements et Services d’Aide par le Travail (ESAT). « Tous nos psychiatres s’accordent à dire que, pour nos patients psychotiques, l’adaptation en milieu ordinaire est très compliquée, a-t-il déclaré. L’ESAT reste une structure qui leur est beaucoup mieux adaptée et peut servir de tremplin vers le milieu ordinaire et l’inclusion. »

Par cette démarche « Territoires 100% inclusifs », Sophie Cluzel souhaite « faire converger les acteurs pour assurer aux personnes handicapées des parcours fluides et adaptés ». Dans la Marne, deux territoires l’expérimentent : l’agglo de Châlons-en-Champagne (83 000 habitants) et le canton d’Argonne, Suippes et Vesle (23 000 habitants).

Psychiatrie et pratique pénitentiaire, une offre de formation repensée

01/07/2019

Une dizaine de personnes travaillant dans l’administration pénitentiaire a participé à la formation 3P (Psychiatrie et Pratique Pénitentiaire) qui s’est déroulée au sein de l’Etablissement Public de Santé Mentale (EPSM) de la Marne. Une formation remaniée, axée davantage sur des cas pratiques.

« Il ne s’agit pas de faire des psychiatres en herbe », annonce d’emblée le Dr Olivier Debontride, médecin psychiatre et chef du pôle de psychiatrie médico-légale au sein de l’Etablissement Public de Santé Mentale (EPSM) de la Marne. Il anime la formation 3P (Psychiatrie et Pratique Pénitentiaire) avec le Dr Luviu Georgescu, le Dr Raymond Videlaine, la psychologue responsable du CRIAVS Champagne-Ardenne, Sylvie Vigourt-Oudart, et la juriste Audrey Marlois.

La session qui s’est déroulé les 23 et 24 mai dernier a réuni une dizaine de surveillants pénitentiaires de la maison d’arrêt de Châlons-en-Champagne et agents du Service Pénitentiaire d’Insertion et de Probation (SPIP). « L’idée est de leur donner quelques clefs de compréhension pour que les pathologies psychiatriques puissent être repérées en détention et trouver des axes de prise en charge », explique-t-il. Toutes les études soulignent en effet la surreprésentation de l’ensemble des pathologies psychiatriques en milieu carcéral.

Mise en place en 2012 dans le cadre du Schéma régional d’organisation des soins Champagne-Ardenne 2012-2016, cette formation 3P à vocation régionale a évolué au fil des ans. Depuis cette année, elle est scindée en deux modules d’une journée et de deux jours. Le programme scientifique, lui, a été complètement revu. « Nous avons choisi d’axer davantage cette formation sur le côté pratique », indique le Dr Olivier Debontride.

« C’est notre fierté ! »

L’offre de soins en santé mentale à travers le parcours d’un patient détenu est tout d’abord présentée dans le module 1. « SMPR, UHSA, UMD… on leur explique ce que l’on peut proposer à ces détenus qui souffrent de problèmes psychiques », précise ce chef de pôle. Les grandes pathologies sont ensuite énumérées dans le module 2 : les troubles de la personnalité marquée (psychopathes, états limites) ainsi que les pathologies psychiatriques déclarées. « La question sous-jacente est l’accompagnement de cette population qui est fragile pendant la période de détention », fait-il remarquer. Enfin, lors de la dernière journée de formation, sont abordées les violences. « À chaque fois, on essaie de partir de situations concrètes et on construit des échanges sur le ressenti des professionnels, comment ils peuvent faire différemment, déclare le médecin psychiatre. Aborder un détenu avec un filtre un peu psy, parfois, ça permet de calmer les choses. »

Cette formation 3P permet de sensibiliser le personnel pénitentiaire à la souffrance de certains détenus. « C’est notre fierté », lance avec le sourire le Dr Olivier Debontride.

Prochaines séances les 3 et 10 octobre pour le module 1 ; les 21 et 22 novembre pour le module 2. « L’idée est de proposer des thématiques différentes d’une année sur l’autre, suggère ce chef de pôle. On est très loin d’avoir tout exploré. » Et pourquoi pas élargir le public aux avocats, aux forces de l’ordre…

La qualité de vie au travail est lancée dans l’établissement

18/06/2019

Une démarche participative se met en place au sein de l’Etablissement Public de Santé Mentale (EPSM) de la Marne : la qualité de vie au travail ou QVT. L’objectif ? L’amélioration des conditions de travail des agents. Trois unités pilotes ont été choisies pour expérimenter la démarche qui a vocation à s’étendre à l’ensemble de l’établissement.

« Depuis une dizaine d’années, la QVT s’est imposée comme une thématique majeure dans les administrations. Maintenant, c’est à notre tour d’y aller ! » précise Thomas Bertrand, directeur adjoint chargé des ressources humaines et des affaires médicales.

Un comité de pilotage s’est progressivement mis en place courant 2018 associant la direction des ressources humaines, la direction des soins, la médecine du travail, et les représentants du personnel. Sa mission : réfléchir à la façon de déployer la démarche QVT. « Celle-ci est née d’un souhait de la part des représentants du personnel et de la direction de travailler sur l’amélioration des conditions de travail suite au mouvement social qui a éclaté fin 2017, rappelle Thomas Bertrand. La notion de qualité de vie au travail a été retenue car elle englobe tous les aspects liés aux conditions de travail mais aussi à la conciliation entre vie professionnelle et vie personnelle, dans le souci constant de la prise en charge du patient. » Trois unités pilotes ont été désignées : l’UMD (Unité pour Malades Difficiles) Renaudin, l’unité Edelweiss en addictologie et le SLE (Service Logistique Environnement).

« Une démarche pérenne »

« 2019 marque le coup d’accélérateur », prévient le directeur adjoint. La démarche QVT a été présentée à l’assemblée générale des cadres le 7 mars 2019, ainsi qu’à l’ensemble du personnel des 3 unités pilotes, de jour comme de nuit. Un questionnaire, élaboré par le comité de pilotage, a été diffusé à ces agents. À travers 8 questions, il abordait les principaux sujets de préoccupation : la conciliation vie professionnelle et vie personnelle, l’information et la communication dans le service et dans l’établissement, l’information sur les statuts, les droits et les devoirs des agents… « Le comité de pilotage QVT a déjà dépouillé les questionnaires pour deux unités pilotes, la troisième d’ici fin mai », souligne Thomas Bertrand.

Parallèlement, en avril et mai, les représentants du personnel, les cadres des unités concernées et d’autres volontaires, ont été formés à la démarche QVT et aux différents outils, par l’Agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail (ARACT). Les ateliers démarreront à partir du mois de septembre au sein des 3 unités pilotes.

Un premier bilan sera ensuite dressé par le comité de pilotage QVT. « Toutes les pistes d’amélioration seront analysées et étudiées. Celles retenues seront présentées en CHSCT et feront l’objet d’un suivi spécifique, affirme Thomas Bertrand. Nous réfléchirons également à la façon dont la démarche QVT peut être généralisée dans l’établissement » Le DRH l’assure : « Cette démarche a vocation à être pérenne. Elle est d’ailleurs inscrite dans le plan de formation 2020 de l’EPSM de la Marne afin que les agents puissent se former en continu ».

Des fresques murales pour enjoliver la vie des enfants à l’hôpital de jour de Châlons-en-Champagne

11/06/2019

Peindre des fresques sur les murs blancs de l’hôpital de jour pour enfants Lewis Carroll de Châlons-en-Champagne, c’est l’objectif du groupe thérapeutique « A la manière d’eux » créé en 2018. Un projet soutenu par le Lions club Châlons Vinetz.

550 euros : c’est le montant du chèque qu’a remis le 7 mai 2019 le Lions club Châlons Vinetz à l’hôpital de jour pour enfants Lewis Carroll de Châlons-en-Champagne, via l’association de pôle Remue-Méninges. Cette somme sert à financer l’achat de matériel pour le projet « arts visuels et graphisme » porté par la psychomotricienne, Dominique Clément, et l’enseignante spécialisée, Catherine Jouanne.

En 2018, ces deux professionnelles dynamiques ont constitué avec 3 enfants âgés de 8 à 10 ans un groupe thérapeutique qui s’appelle « A la manière d’eux ». Ensemble, ils réalisent des fresques sur de grands panneaux en bois découpés par des patients en Soins de Suite et de Réadaptation en Addictologie (SSRA). « Nous sommes partis d’un constat : les murs de l’établissement sont uniformes et peints essentiellement en blanc, explique Dominique Clément. L’idée est d’égayer et d’adoucir le quotidien, améliorer notre décor. »

Le mot d’ordre : du beau, rien que du beau

Tout au long de l’année, à raison de 30 séances d’une heure le mardi après-midi, ce petit groupe se réunit dans la salle sensorielle tout d’abord. Là, la psychomotricienne mène avec les enfants un travail autour du corps. Puis, direction l’atelier où les graines d’artiste se mettent à la création. « On travaille les matières », indique Dominique Clément. Elle montre la maquette d’une chenille. Sur chaque segment du corps, sont apposés des graines, du sable, du tissu, de la peinture… « Le but est d’amener les enfants vers l’abstraction, vers quelque chose d’agréable à l’œil », explique la psychomotricienne. Ici, le mot d’ordre est : du beau, rien que du beau. « Ce qui sera exposé n’est pas ce qui nous tourmente ! », rappelle-t-elle.

Cinq panneaux doivent être réalisés au total. Un seul mettant en scène un hérisson a pour l’instant été achevé. Il est exposé sur le mur de l’entrée de l’hôpital de jour. La réalisation de fresques murales permet d’aborder auprès de ces jeunes patients différentes notions dans le domaine artistique, pédagogique et praxique. Elle permet par ailleurs à chaque enfant d’exercer ses capacités d’adaptation et les œuvres ainsi créées sont source de valorisation. « L’idée est une production commune en acceptant la part de l’autre », souligne Catherine Jouanne.

« Nous sommes très contents de voir ce que vous avez déjà réalisé et vos projets », a lancé Marie-Claire Oudinot, présidente du Lions club Châlons Vinetz lors de la remise du chèque. Deux tableaux sont actuellement en cours de conception. D’autres commenceront à la rentrée ou l’année prochaine.

Un nouvel écrin pour le Centre de jour pour enfants à Epernay

29/05/2019

Le Centre de jour pour enfants "Winnicott" est désormais installé au 14 rue Jean-Thévenin, à Epernay. De nouveaux locaux inaugurés officiellement par l’Etablissement Public de Santé mentale (EPSM) de la Marne le 27 mai 2019.

Des locaux flambant neufs : c’est ce qu’ont pu découvrir parents, enfants, ainsi qu’une cinquantaine d’élus et de partenaires de l’Etablissement Public de Santé Mentale (EPSM) de la Marne, au Centre de jour pour enfants "Winnicott", à Epernay. La structure a quitté ses locaux peu fonctionnels et mal desservis de l’avenue Jean-Jaurès pour emménager au 14 rue Jean-Thévenin, dans une imposante maison de ville de 520 m2 datant de la fin du XIXe siècle.

Pour ce faire, d’importants travaux de réhabilitation ont été menés. Il a fallu décloisonner et recloisonner, refaire les sanitaires, l’eau et l’électricité, réaménager l’intérieur et l’extérieur. Dans ces nouveaux locaux, les espaces sont colorés, lumineux et spacieux. Principale nouveauté : l’aménagement d’une salle Snoezelen qui fera appel aux cinq sens (l’ouïe, l’odorat, la vue, le goût et le toucher).

« Nous sommes heureux de pouvoir offrir un nouvel écrin au travail de nos équipes de pédopsychiatrie (…) car l’environnement lui-même peut être facilitant, soignant », a déclaré le directeur de l’EPSM de la Marne, Xavier Dousseau, lors de l’inauguration officielle des nouveaux locaux le 27 mai 2019. « De beaux locaux fonctionnels situés à proximité du centre-ville, une équipe compétente et motivée… tout est réuni pour que les enfants puissent s’épanouir ici », a poursuivi Franck Leroy, maire d’Epernay et président d’Epernay Agglo Champagne.

Les parents, eux, ont particulièrement apprécié la luminosité des espaces, les murs colorés des pièces communes, la climatisation de certaines salles. « C’est chouette ! », ont-ils confié le sourire aux lèvres lors d’une visite qui leur était spécialement réservée.

Quinze places par jour

Sous la responsabilité du chef de pôle Dr Wargny et du pédopsychiatre Dr Scherr, le Centre de jour pour enfants "Winnicott" accueille des enfants présentant des troubles envahissants du développement et des troubles de la socialisation. L’âge d’admission se situe entre 2 ans et demi et 8 ans. Capacité journalière : 15 places.

Le soin associe des accueils séquentiels avec la poursuite d’une scolarité adaptée, dans le milieu scolaire ordinaire, en partenariat si besoin avec les structures médico-sociales (CAMSP, SESSAD, IME, etc.).

L’équipe est composée de pédopsychiatre, psychologue, enseignante spécialisée, psychomotriciennes, infirmiers, éducateurs, auxiliaire de puériculture, cadre de santé et secrétaire.

Un contrat thérapeutique individualisé est élaboré avec les parents. Les prises en charge peuvent être individuelles et groupales. Elles s’appuient sur des médiations autour de l’eau, de la terre, de la création, des expériences sensorielles et motrices, de la nature, des séjours thérapeutiques.

Une belle matinée de rencontre autour du sport adapté à la MAS de Châlons-en-Champagne

29/05/2019

La Maison d’accueil spécialisé (MAS) Le Pré Saint-Jacques de Châlons-en-Champagne a accueilli le 16 mai 2019 plusieurs établissements de l’ancienne région Champagne-Ardenne affiliés à la Fédération française de sport adapté. Une première.

Sarbacane, lancer de balle, basket, lancer de javelot, tir à l’arc, tir au but, pétéca (un mélange de badminton de volley-ball et de pelote basque), lapin cible, jeu de la grenouille, parachute… lors d’une matinée ensoleillée, le parc de la Maison d’accueil spécialisé (MAS) Le Pré Saint-Jacques s’est transformé en un immense terrain de sport. À travers son association Le Pré Destiné, la structure médico-sociale de l’Etablissement Public de Santé Mentale (EPSM) de la Marne accueillait pour la première fois des établissements de l’ancienne région Champagne-Ardenne affiliés à la Fédération française de sport adapté.

Une trentaine de sportifs au total a pu pratiquer une dizaine d’activités au milieu des arbres. Parmi elle, des équipes de la MAS Le Pré Saint-Jacques bien entendu, de Foyers de vie et de Foyers d’accueil médicalisé de Châlons, Suippes, Vitry-le-François, Troyes, ainsi que des enfants de l’Institut médico-éducatif de Sézanne.

« Une ouverture vers l’extérieur »

Objectif de cette matinée : le partage. « Il s’agit de permettre aux sportifs de différentes structures de se rencontrer, de se connaître », confie Grégory Flamand, moniteur-éducateur à la MAS Le Pré Saint-Jacques et coorganisateur de cet événement avec Laurent d’Autremont, aide médico-psychologique. « Le but est aussi de faire sortir les résidents de leur quotidien, de leur proposer une ouverture vers l’extérieur ».

Une matinée pleine de jeux et de rencontres qu’ont visiblement appréciée les participants. « J’ai essayé toutes les activités et j’ai tout aimé, particulièrement le jeu de la grenouille ! Ça change, lance Marlène du Foyer de vie de Suippes, large sourire aux lèvres. Et puis, il fait beau ! » À côté d’elle, Pascal enchaîne ravi : « Moi, j’ai aimé les fléchettes, le ballon, les jeux et… l’accueil ». Les enfants, quant à eux, se sont bien amusés au parcours d’obstacles, aux jeux de la grenouille et du lapin cible.

Tous ces sportifs sont repartis avec une médaille. Et l’envie de se retrouver. « Des liens ont été créés, souligne Grégory Flamand. Cela va permettre d’autres rencontres… »

Ces 4 principaux chantiers en cours ou à venir cette année à l’EPSM

29/04/2019

Construction, réhabilitation, réaménagement… d’importants travaux sont actuellement en cours dans différentes unités de l’Etablissement Public de Santé Mentale (EPSM) de la Marne. D’autres vont démarrer cette année comme à U3 avec l’amélioration de la prise en charge en zone de soins intensifs. Le point sur ces principaux chantiers.

1 Le déménagement de l’hôpital de jour Winnicott à Epernay

En 2017, l’Etablissement Public de Santé Mentale (EPSM) de la Marne a acquis un bâtiment d’une superficie totale de 700 m2 environ, situé à deux pas du centre-ville d’Epernay, au 14 rue Jean-Thévenin. Une partie – 520 m2 – de cette belle bâtisse datant de la fin du XIXe siècle accueillera l’hôpital de jour pour enfants Winnicott sis actuellement avenue Jean-Jaurès, dans des locaux peu fonctionnels et mal desservis.

Les travaux de réhabilitation ont démarré en juillet 2018. « Il a fallu décloisonner et recloisonner, refaire les sanitaires, l’eau et l’électricité, réaménager l’intérieur et l’extérieur », résument Christophe Amann, directeur adjoint chargé des services économiques, logistiques, techniques et informatiques, et William Husson, ingénieur. Dans ces nouveaux locaux, les espaces seront colorés, lumineux et spacieux. Principale nouveauté : l’aménagement d’une salle Snoezelen.

Le chantier est au stade des finitions. « Les peintures sont terminées et les sols ont été posés, indique Christophe Amann. Il ne reste plus qu’à peaufiner l’extérieur. » Le style de cette maison de ville sera gardé en rénovant les marquises aux portes d’entrée, portails et volets. Une partie de la cour a été recouverte de béton désactivé et un préau a été construit. L’aire de jeux doit encore être installée, la pelouse semée et le jardin arboré.

Coût total des travaux : environ 800 000 euros (acquisition, travaux et équipements). L’hôpital de jour Winnicott devrait emménager dans ses nouveaux locaux le 14 mai prochain. Inauguration programmée le 27 mai.

2. La restructuration d’Edelweiss à Châlons-en-Champagne

Implanté sur le site Pierre-Briquet, le bâtiment de plus de 1 000 m2, qui abritait l’Unité de Soins Complexes en Addictologie de Châlons (USCAC), était devenu vétuste et ne correspondait plus aux besoins du service. Depuis juin 2018, après avoir été désamianté, il fait l’objet d’un réaménagement complet. « Il ne restait plus que la toiture et les quatre murs ! » confie Christophe Amann. Tout a été remis aux nouvelles normes de sécurité et une grande partie du mobilier a été changée.

Emménageront dans ses locaux flambant neufs l’unité USCAC de 15 lits, l’unité Edelweiss de 5 lits accueillant des patients dont le projet de soins nécessite davantage de temps, ainsi qu’une unité d’hospitalisation de jour de 5 places. L’accent a été mis sur l’accueil et les conditions hôtelières des personnes admises. Les patients seront ainsi hébergés dans des chambres individuelles avec une salle de bains attenante.

Coût total de ce chantier : 2,1 millions d’euros. Le nouveau bâtiment devrait ouvrir ses portes vers la mi-mai.

3. La construction d’un pôle logistique sur le site Pierre-Briquet

Derrière le bâtiment de la DSELTI, une plate-forme logistique regroupant le magasin, la gestion des déchets et le circuit des flux, est en cours d’aménagement. « Ce projet permettra d’avoir un flux logistique purement séparé et efficient avec une entrée dédiée », explique le directeur adjoint.

Les travaux ont démarré en fin d’année dernière. Les réseaux d’eau potable ont été changés et une voirie lourde dotée de quais a été construite. Le coût : 110 000 euros. Le chantier devrait s’achever en juin.

4. L’amélioration de la prise en charge en zone de soins intensifs à U3

Sur le site Pierre-Briquet, dans l’unité d’admission U3, des travaux devraient démarrer au second semestre de cette année pour améliorer la prise en charge en zone de soins intensifs. « Un gros travail d’étude et réglementaire est à mener en amont », soulignent Christophe Amann et William Husson.

Un espace sécurisé sera créé au sein de l’unité autour de 3 chambres, dont 2 doubles, pour des patients hospitalisés en soins intensifs. Dans cet espace fermé, un petit salon, un espace TV et une terrasse seront aménagés. Objectif : améliorer l’accueil des patients et baisser la durée de séjour dans les chambres fermées.

Coût de ce chantier : 86 000 euros.

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