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Actualités

Le circuit du médicament s’affiche

11/06/2021

La pharmacie de l’Établissement Public de Santé Mentale (EPSM) de la Marne accueille une exposition sur les différentes étapes du circuit du médicament.

C’est un hall d’accueil repeint à neuf par les services techniques de l’établissement qui abrite depuis le 6 avril 2021 une exposition didactique sur les étapes du circuit du médicament. « Tous les soignants ne savent pas forcément comment ça se passe derrière le comptoir de la pharmacie », observe Marie-Gabrielle Philipot, pharmacienne à l’Établissement Public de Santé Mentale (EPSM) de la Marne.

Les vieilles affiches sur les effets néfastes du tabagisme ont laissé la place à 4 posters qui reprennent les points essentiels du parcours du patient et sa prise en charge au sein de l’établissement. Le premier retrace ainsi le circuit logistique du médicament, depuis les achats effectués par la pharmacie et la réception des commandes jusqu’à l’approvisionnement des services et le respect des conditions de conservation.

Le deuxième fait le point sur les risques d’erreur médicamenteuse. « 60% d’entre elles ont lieu lors de l’entrée, du transfert ou de la sortie d’un patient d’un établissement de santé », indique Marie-Gabrielle Philipot. C’est la raison pour laquelle le pharmacien ou l’interne en pharmacie dresse la liste de tous les médicaments pris par un patient qui va être hospitalisé au sein de l’établissement. « Ce bilan médicamenteux est comparé à la prescription médicale à l’entrée, explique-t-elle. Nous analysons les divergences. S’il y en a, nous prenons contact avec le médecin. La conciliation médicamenteuse est ensuite enregistrée dans le dossier patient sur Cortexte. »

La règle des 5B rappelée

Le troisième poster détaille la dispensation des médicaments, c’est-à-dire l’analyse de la prescription des médicaments, leur préparation et leur délivrance. « L’ordonnance est analysée et validée. À partir de là, nous produisons les doses à administrer via l’automate pour les formes orales sèches. Les autres formes galéniques (sachets, formes buvables…) sont dispensées manuellement de façon nominative ou reglobalisées. Les stupéfiants, quant à eux, font l’objet d’un circuit spécifique », précise Marie-Gabrielle Philipot.

Enfin, la dernière affiche traite de l’administration des médicaments qui présente certains prérequis, notamment la gestion correcte de l’armoire à pharmacie par le personnel soignant. « Concernant l’étape d’administration à proprement parler, nous rappelons la règle des 5B : le Bon médicament pour le Bon patient, au Bon moment, à la Bonne dose et par la Bonne voie d’administration », souligne la pharmacienne.

D’autres expositions sur la pharmacovigilance notamment, pourraient se tenir dans le hall d’entrée de la pharmacie.

Vingt-deux internes en stage ce semestre au sein de l’établissement

20/05/2021

La journée d’accueil des internes s’est déroulée le 5 mai 2021 sur les sites d’hospitalisation de Reims et de Châlons-en-Champagne. Ils sont 22 internes à effectuer leur stage ce semestre au sein des différents services de l’EPSM de la Marne.

L’Établissement Public de Santé Mentale (EPSM) de la Marne accueille ce semestre 22 internes au total. Dix d’entre eux ont participé à la journée d’accueil organisée le 5 mai 2021 en visioconférence sur les sites d’hospitalisation rémois et châlonnais. « Le but est que vous puissiez nous connaître et connaître vos collègues », a déclaré d’emblée Xavier Dousseau, directeur de l’établissement.

Après avoir présenté l’EPSM de la Marne « qui pilote la filière santé mentale sur le département », il a expliqué le contexte et les enjeux dans lequel évolue l’établissement, la réorganisation des pôles. Sans oublier de lister quelques projets tels que le développement des équipes mobiles ou la mise en place de soins ambulatoires intensifs à domicile. « Il n’y a rien de plus encourageant de voir que la relève est là », a rappelé Xavier Dousseau, avant de préciser que l’établissement recrute des psychiatres pour ses différents services.

À Reims, les jurés d’assises peuvent désormais recevoir un soutien psychologique

22/04/2021

En début d’année, les jurés de la cour d’assises de la Marne pouvaient bénéficier d’un soutien psychologique piloté par la CUMP départementale renforcée après la tenue de 3 procès particulièrement lourds. Il s’agit d’une expérimentation.

Meurtre d’un père de famille de 37 ans à Lumes dans les Ardennes ; assassinat de Kévin, adolescent tué de 34 coups de couteau, à Mourmelon-le-Grand ; mort du petit Tony, 3 ans, sous les coups de son beau-père à Reims : ces 3 affaires ont marqué l’opinion publique. Trois affaires chargées d’émotion jugées entre le 18 janvier et le 5 février 2021 aux assises de la Marne.

C’est la raison pour laquelle la cour d’assises de la Marne à Reims a contacté à la fin de l’année dernière la Cellule d’Urgence Médico-Psychologique (CUMP) départementale renforcée, portée par l’Établissement Public de Santé Mentale (EPSM) de la Marne. « L’objectif était d’assister les jurés après chaque procès pour qu’ils puissent libérer la parole, dire ce qu’ils ont ressenti tout en respectant le secret des délibérés », explique Maude Cabouillet, psychologue à la CUMP 51. Une première dans le département.

« Offrir un SAS de décompression »

Avant le début du premier procès concernant le meurtre par arme blanche d’un père de famille et de tentative d’assassinat sur sa femme et ses deux enfants à Lumes, Maude Cabouillet et Mélanie Hermand, infirmière à la CUMP 51, se sont présentées. À la fin du procès, toutes deux ont proposé un soutien psychologique, des temps de parole en groupes. Une salle a été mise à leur disposition au sein de la cour d’assises de la Marne à Reims. « Aucun juré ne s’est manifesté. Après tout ce qu’ils avaient vécu pendant une semaine, ils n’avaient qu’une seule envie : rentrer chez eux », confie la psychologue. Des dépliants spécifiques sur la CUMP 51 avec les différentes possibilités de prise en charge psychologique individuelle leur ont toutefois été remis.

Deux autres procès se sont ensuite tenus : l’assassinat de Kévin et du petit Tony. « Deux affaires assez lourdes avec du contenu traumatogène », indique Maude Cabouillet. Au cours des débats, les jurés - des citoyens tirés au sort - ont été confrontés aux témoignages des victimes, à leurs réactions, à des photos de scènes de crimes, à la parole des accusés… De plus, ils étaient soumis à la fois à la neutralité et au secret des délibérés : ils ne pouvaient pas parler de ces affaires en rentrant chez eux. « Le risque est de développer un stress post-traumatique ou des addictions, souligne-t-elle. Les jurés sont plongés pendant une semaine dans une sorte de bulle particulière qui mobilise beaucoup d’énergie. L’idée était de leur offrir un SAS de décompression. »

La réhabilitation psychosociale se développe

06/04/2021

Se déplacer, gérer son budget, faire ses courses… des actions simples de la vie quotidienne que certains patients souffrant de troubles psychiques ne peuvent plus faire seul. Grâce à différents outils thérapeutiques, la réhabilitation psychosociale peut les aider à retrouver certaines habiletés. Cette offre s’étoffe au sein de l’établissement avec l’ouverture d’une unité de réhabilitation psychosociale à Reims et d’un centre universitaire champardennais.

C’est une offre complète qui se met en place au sein de l’Établissement Public de Santé Mentale (EPSM) de la Marne. Le Centre Universitaire de Remédiation cognitive et rétablissement (CURe) Champagne-Ardenne a ouvert en début d’année sur le pôle universitaire de psychiatrie. Validé par l’Agence Régionale de Santé (ARS) Grand Est, il a été créé en collaboration avec les centres de Nancy et de Strasbourg, regroupés sous l’entité CURe Grand Est. Sa vocation : « aider au développement, sur notre territoire régional, des dispositifs de réhabilitation psychosociale des patients souffrant de troubles psychiques chroniques », déclare le Dr Céline Béra-Potelle, médecin responsable de ce dispositif avec le Dr Martina Traykova. Il s’agit en fait d’optimiser leur rétablissement, leur réadaptation et leur réinsertion dans la société.

La première action de CURe a été d’instaurer l’unité rémoise de Réhabilitation PsychoSociale (unité RPS). Celle-ci est située au 2e étage de l’hôpital de jour Voltaire, à Reims. À qui s’adresse-t-elle ? Aux patients souffrant de troubles psychiques graves, stabilisés et souhaitant s’engager dans un processus de rétablissement. « Depuis le début du mois de janvier, cette unité à vocation intersectorielle leur propose un bilan complet de leurs compétences, de leurs attentes et de leurs besoins dans le cadre d’un parcours de soins semi-structuré », détaille le Dr Céline Béra-Potelle.

« Apprendre à mieux vivre au quotidien avec sa maladie »

Après un bilan pluridisciplinaire, un plan de suivi individualisé est élaboré avec le patient. Des programmes lui sont alors proposés en fonction de ses besoins et ses objectifs espérés. Parmi eux, la mémoire, l’attention, la concentration ; la reconnaissance des émotions faciales, les biais d’interprétation, la représentation des états mentaux ; les groupes de psychoéducation. « L’objectif de cette unité RPS est de proposer des outils spécifiques, demandant une formation particulière qui permettront aux patients d’acquérir des compétences pour mieux faire face à leur maladie et de renforcer leur engagement dans leur parcours de vie », souligne la médecin responsable.

L’unité rémoise de réhabilitation psychosociale vient s’ajouter à l’offre de soins proposée depuis 2007, à l’initiative du Dr Bernard Rousselot, par le centre châlonnais de réhabilitation psychosociale et de remédiation cognitive. Implanté au Centre Ophélie, celui-ci comprend un hôpital de jour chargé de favoriser la rémission symptomatique et fonctionnelle, ainsi qu’un atelier thérapeutique dont la visée est la réinsertion socioprofessionnelle. « Ces deux structures proposent d’accompagner les patients dans la valorisation de leurs compétences sociales, cognitives et affectives et ainsi apprendre à mieux vivre au quotidien avec une maladie chronique », explique Aline Bertrand, psychologue.

La prise en charge se déroule en plusieurs étapes. Une commission d’admission présente et oriente tout d’abord le patient dans la structure la plus adaptée à ses besoins. Le médecin psychiatre, responsable d’unité, accompagné d’un(e) infirmier(e), reçoit le patient et présente les modalités de prise en charge. Un projet de soins individualisé est ensuite élaboré à partir d’une évaluation complète. De là, découle un programme de soins spécifique aux besoins et aux objectifs du patient. Il comprend des médiations thérapeutiques, un suivi médical, psychologique, infirmier et socio-éducatif, ainsi que des accompagnements. « Les moyens et les outils thérapeutiques utilisés sont décidés en réunion clinique par l’équipe soignante », indique Aline Bertrand.

Au cours du programme, un point régulier est effectué avec la personne suivie. Le moyen pour elle de prendre conscience de l’atteinte progressive de ses objectifs.

Médiation animale : un renfort pas comme les autres au Centre Lewis-Carroll

10/03/2021

L’hôpital de jour pour enfants Lewis Carroll a reçu une subvention de 4 500 euros de la Fondation Adrienne et Pierre Sommer pour pérenniser sa médiation animale. Chaque semaine, 6 jeunes suivent des activités à visée thérapeutique avec deux chiens. Une pratique aux multiples vertus.

Mardi, 15 heures, il y a de l’agitation derrière la porte de l’hôpital de jour pour enfants Lewis Carroll, à Châlons-en-Champagne. Coup de sonnette, la porte ne s’ouvre pas assez vite alors Nann, charmant caniche âgé de 3 ans, aboie pour presser les soignants. À l’arrivée de Nann et de Mi’hya, magnifique Golden Retriever de 4 ans, les yeux des enfants s’illuminent. C’est le moment des retrouvailles chaleureuses et joviales.

Depuis avril 2019, Laure Tellier, animatrice canine, vient chaque semaine avec ses deux chiens retrouver Sylvie, Laetita et Pauline, infirmières à l’initiative de cette médiation animale. Depuis le 1er novembre Andréa Pallone, interne dans le service, s’est associée au projet. Cette équipe accueille toute l’année 6 enfants âgés de 3 à 12 ans atteints de troubles neuro-développementaux et suivis à l’hôpital de jour Lewis Carroll. « Nous avons souhaité travailler l’adaptation relationnelle de ces enfants avec l’animal car il est un médiateur vivant qui stimule et rassure dans la continuité des rencontres », expliquent Sylvie Fort, Laetitia Leger, Pauline Renollet, Sophie Delecaut et Andrea Pallone.

Si les conditions météorologiques sont défavorables, la plus grande salle est aménagée : les tables sont poussées et des petites chaises sont installées pour que les enfants puissent être à la hauteur des chiens. Si la météo s’avère clémente, le groupe se retrouve dans le jardin du Centre Lewis Carroll. La couverture de repos des chiens est posée sur l’herbe, les gamelles d’eau sont remplies pour que Nann et Mi’hya puissent se désaltérer. « L’échange et la réaction avec les chiens permettent d’initier l’ouverture au monde grâce à l’attention, le respect, la concentration, la mobilité, l’estime de soi et les émotions », observent les infirmières.

« Canaliser et atténuer certains symptômes cliniques »

Chaque séance est divisée en 4 étapes : l’enfant choisit le moment pour le contact avec le ou les chiens. Puis, brossage en début de séance (contact indirect avec le chien), atelier jeux pour travailler la concentration et la motricité fine (cacher une balle sous une boîte puis ensuite dans la main de l’enfant pour amener un contact direct), travail individuel pour faire un parcours tenu en laisse ou non (orientation/interaction corporelle enfant - animal) et temps de retour au calme avec musique douce et moments de tendresse privilégiés entre le chien et l’enfant via des caresses comme remerciements.

La dynamique du groupe peut changer en fonction du lieu où se déroule l’activité mais les enfants restent toujours très enthousiastes. « L’activité de la médiation animale permet de canaliser et atténuer certains symptômes cliniques tels que l’anxiété, la colère, l’irritabilité etc. C’est à part entière un outil très efficient pour la prise en charge des enfants », souligne Andréa Pallone, interne.

Pour assurer la pérennité de cette médiation animale pour les deux années à venir, l’hôpital de jour Lewis Carroll a décroché en septembre dernier une subvention de 4 500 euros de la Fondation Adrienne et Pierre Sommer, sous l’égide de la Fondation de France. Celle-ci permet d’étendre cette médiation aux vacances scolaires et donc de l’ouvrir à tous les enfants suivis à l’hôpital de jour.

Les 6 principaux projets menés en 2021 par l’EPSM de la Marne

04/02/2021

Ils sont lancés. Malgré la crise sanitaire qui a pu ralentir certains, plusieurs projets portés par l’Établissement Public de Santé Mentale (EPSM) de la Marne vont avancer significativement ou aboutir en 2021. Tour d’horizon des 6 principaux qui vont rythmer l’année.

1 Reconfiguration de l’offre psychiatrique à Reims

Lancé en 2019, le projet de reconstruction du site d’hospitalisation rémois avance. Le programme fonctionnel, c’est-à-dire le document qui décrit les besoins et les attentes, a été travaillé par le Dr Éric Tran, médecin psychiatre au pôle universitaire de psychiatrie, le Dr Yacine Ahmis, psychiatre au pôle rémois 04, et le Dr Maryam En-Nakhli, psychiatre au pôle rémois 06. Le programme fonctionnel devrait être présenté aux instances au premier trimestre. « L’objectif est de choisir un maître d’œuvre pour l’été », indique Xavier Dousseau, directeur de l’Établissement Public de Santé Mentale (EPSM) de la Marne.

Une architecture modulaire a d’ores et déjà été retenue afin de pouvoir anticiper les besoins à venir. « L’idée est de pouvoir exercer la psychiatrie générale tout en développant des spécialités afin que les patients puissent avoir accès à l’un et à l’autre », explique Xavier Dousseau. Les 173 lits de psychiatrie et d’addictologie seront maintenus mais répartis différemment, en fonction des besoins en psychiatrie générale, psychiatrie de spécialité, court ou moyen séjour. Un plateau technique (neuromodulation, psychotraumatisme, etc.) sera créé, ainsi qu’un véritable centre de formation et de recherche.

2 Ouverture de lits pour la psychiatrie de la personne âgée

Jusqu’à présent, la psychiatrie de la personne âgée ne disposait d’aucun lit d’hospitalisation. À compter du 30 juin, 20 lits devraient ouvrir sur le site Pierre-Briquet, dans l’ancienne unité Gaëtan Gatian De Clérambault qui a fermé ses portes le 27 novembre 2020. Le permis de construire a été déposé. Des travaux doivent être réalisés concernant l’équipement des chambres, le repositionnement du bureau infirmier et l’aménagement des salles d’activité. Parallèlement, 10 lits de recours seront ouverts cette année à Reims, au sein de l’actuelle unité d’hospitalisation U1. La création d’un centre ressources régional de psychiatrie du sujet âgé à Reims, quant à lui, a reçu un accueil favorable auprès de l’Agence Régionale de Santé (ARS) Grand Est.

3 Mise en place de la filière adolescents

Un projet partenarial a été signé le 29 juin 2019 avec le CHU de Reims pour installer une filière adolescents complète dans le département de la Marne. Une équipe médicale unique doit être constituée, sous la responsabilité du Pr Anne-Catherine Rolland. L’idée est de mettre en place de petites unités : 3 lits d’urgence à Reims, sur le site du CHU à proximité du service de pédiatrie ; 2 lits d’urgence et 3 lits de post-urgence à Châlons-en-Champagne, sur le site du centre hospitalier. Ces derniers devraient être installés, après quelques travaux, dans les anciens locaux de la pneumologie. Une convention est en cours de signature avec l’hôpital Léon-Bourgeois. « L’objectif est d’ouvrir ces lits châlonnais à l’automne », précise le directeur de l’EPSM de la Marne, « à condition, bien entendu que l’équipe médicale soit constituée ».

Parallèlement, une étude sur la mise en place d’une unité séquentielle de 12 places sur le site Pierre-Briquet de l’EPSM de la Marne, sera lancée. Celle-ci proposera de l’hospitalisation et du suivi à domicile en alternance. L’unité mobile et d’orientation (UMOP) destinée à orienter les adolescents et à coordonner les parcours des jeunes qui peuvent justifier d’une hospitalisation a, quant à elle, déjà vu le jour, avec l’arrivée du Dr Roberto D’Aprile, pédopsychiatre à temps partagé entre le CHU de Reims et l’EPSMM, arrivé à Chalons-en-Champagne début novembre 2020.

4 Lancement du centre de réhabilitation psychosociale

Le Centre Universitaire de Remédiation cognitive et rétablissement (CURe) Champagne-Ardenne a vu le jour sur le pôle universitaire de psychiatrie. Créé en collaboration avec les centres de Nancy et de Strasbourg, validé par l’Agence Régionale de Santé (ARS) Grand Est, il a pour vocation d’aider au développement des dispositifs de réhabilitation psychosociale des patients souffrant de troubles psychiques chroniques. La première action de CURe Champagne-Ardenne : ouvrir en janvier 2021 l’unité rémoise de réhabilitation psychosociale au 2e étage de l’Hôpital de jour Voltaire, à Reims (photo ci-dessus). Cette unité RPS, à vocation intersectorielle, propose aux patients souhaitant s’engager dans un processus de rétablissement un bilan complet de ses compétences, de ses attentes et de ses besoins, dans le cadre d’un parcours semi-structuré. Elle s’ajoute à l’offre châlonnaise de réhabilitation psychosociale constituée à partir du centre Ophélie, à l’initiative du Dr Bernard Rousselot.

5 Recherche de nouveaux locaux pour les CMP d’Épernay et de Vitry-le-François

Installés dans de vieilles maisons bourgeoises, les Centres Médico-Psychologiques (CMP) d’Épernay et de Vitry-le-François ne sont plus adaptés aux besoins actuels. C’est la raison pour laquelle l’EPSM de la Marne recherche de nouveaux locaux.

Dans la cité rose, la municipalité travaille sur un projet de pôle santé, au Hamois. Ce quartier fait l’objet d’un programme de rénovation urbaine. Il devrait se transformer en éco-quartier. Une parcelle, appartenant au Foyer rémois, a été identifiée à proximité de la RN4 et du centre commercial. L’établissement a fait remonter l’ensemble de ses besoins.

Pour Épernay, plusieurs pistes sont explorées.

6 Constitution du pôle Sud Marne

Depuis le 1er octobre 2020, le Dr Anis Dammak, chef du pôle de psychiatrie de la personne âgée et vice-président de la commission médicale d’établissement, dirige le pôle préfigurateur unique Sud Marne. Le pôle unique Sud Marne devrait être constitué d’ici l’été. Le projet médical, porté par les médecins en psychiatrie adulte sur le Sud Marne, est en cours de rédaction. Tout comme le projet de soins. Objectif de ce pôle unique Sud Marne : proposer de nouvelles offres de soins, fédérer les équipes, et créer ainsi une dynamique suffisante pour attirer de nouveaux médecins sur le Sud Marne. Depuis novembre 2020, 11 médecins avec 2 chefs de clinique ont été recrutés au sein de l’EPSM de la Marne, dont 7 sur le Sud Marne.

Concours de médecine 2020 : la psychiatrie connaît un regain d’intérêt à Reims

29/12/2020

En septembre 2020, les étudiants de 6e année de médecine devaient formuler leurs vœux concernant leur spécialité et leur ville pour leur internat. Les résultats des affectations montrent un engouement pour la psychiatrie à la faculté de médecine de Reims. Les 10 postes ouverts ont été pris. Une bonne nouvelle pour la région et pour l’Établissement Public de Santé Mentale (EPSM) de la Marne.

« Certains indices permettent de penser que la faculté de médecine de Reims devient plus attractive pour la psychiatrie », relève le Pr Arthur Kaladjian, chef du pôle universitaire de psychiatrie à l’Établissement Public de Santé Mentale (EPSM) de la Marne. En 2020, celle-ci se hisse au 10e rang si l’on tient compte du rang de classement à l’ECN des internes. Par comparaison, elle se classait à la 22e place en 2019 et à la 28e en 2017. « Cette année, nous avons ouvert 10 postes et tous ont été pris, indique le Pr Arthur Kaladjian. Ce n’était pas forcément le cas les années précédentes. En 2019 par exemple, sur les 12 postes ouverts, seuls 7 avaient été pris… »

Un signe encourageant qui traduit l’important travail mené au préalable sur la formation des futurs médecins psychiatres. « Nous avons profité de la réforme du 3e cycle des études médicales pour remodeler la formation en psychiatrie. Nous avons notamment mis en cohérence les terrains de stage en fonction des 3 phases dans lesquelles se trouvent successivement les étudiants c’est-à-dire en fonction de l’état d’avancement de leur formation », explique le chef du pôle universitaire de psychiatrie.

Ainsi, tous les internes en phase 1 dite « socle » sont positionnés sur des terrains universitaires, à Reims. « Ils veulent un encadrement plus poussé et être ensemble. Ils ne veulent pas se retrouver seuls », souligne-t-il. En phase 2 « d’approfondissement » et en phase 3 « de consolidation », les étudiants peuvent alors se déployer en « périphérie ». « Nous tenons compte de leur souhait. Nous les suivons tous individuellement, nous les rencontrons régulièrement », précise-t-il.

« Les étudiants sont friands d’approches nouvelles »

Le développement de l’attractivité de la faculté de médecine de Reims pour la psychiatrie demeure une bonne nouvelle pour toute l’ex-région Champagne-Ardenne, et donc pour l’établissement. « Cela signifie que nous arrivons à attirer des internes. Et comme nous sommes la porte unique pour faire entrer des psychiatres sur le territoire… », rappelle le Pr Arthur Kaladjian qui pointe du doigt la démographie médicale : 9 psychiatres pour 100 000 habitants dans les Ardennes, 10 dans l’Aube, 14 en Haute-Marne et 20 dans la Marne. « L’EPSM de la Marne, à travers le pôle universitaire de psychiatrie, accueille les internes et travaille pour l’ensemble de la Champagne-Ardenne. Il a un rôle important de formation à jouer et ce, dans l’intérêt collectif ».

Face aux 27 autres facultés de médecine françaises, dont Strasbourg, Montpellier, Marseille, celle de Reims doit sans cesse se renouveler pour rester attractive. Selon le Pr Arthur Kaladjian, cela passe notamment par la mise en place d’activités spécifiques. « Les étudiants sont friands d’approches nouvelles comme C3P-O (Centre de Prise en charge Précoce des Psychoses et d’Orientation) ; ils veulent aller vers la surspécialisation, observe-t-il. L’internat, c’est l’opportunité pour eux de découvrir des approches cliniques et thérapeutiques auxquelles ils n’auront plus forcément accès après. »

Cela passe aussi par l’ouverture des différentes unités d’hospitalisation rémoises aux étudiants en phase « socle » avec un accompagnement commun. Selon le chef du pôle universitaire de psychiatrie, « cela permettrait d’accueillir davantage d’internes ».

À Châlons-en-Champagne, les services d’addictologie se mobilisent pour le Mois Sans Tabac

24/11/2020

Dans le cadre de la 5e édition du Mois Sans Tabac, l’Unité de Soins Complexes en Addictologie de Châlons (USCAC) et l’Unité de Transition Hospitalière en Addictologie (UTHA) incitent les patients qui le souhaitent à participer à ce défi collectif : arrêter de fumer.

« En novembre, on arrête ensemble ». Comme chaque année, depuis le lancement de la campagne nationale, l’Unité de Soins Complexes en Addictologie de Châlons-en-Champagne (USCAC) et l’Unité de Transition Hospitalière en Addictologie (UTHA) participent au Mois sans tabac.

Dans ces deux unités, des affiches sont placardées aux différentes entrées du service. Pendant tout le mois, un atelier éducatif se tient chaque semaine. En cette période de crise sanitaire, il accueille 4 patients. « Nous leur présentons, à travers un diaporama, les différents substituts nicotiniques qui existent comme les patchs, les inhaleurs, les gommes à mâcher, les pastilles à sucer », expliquent Maria Miser et Rabia Vatre, deux référentes du Mois sans tabac, qui arborent fièrement le badge sur leur blouse blanche.

Inhaleurs et pastilles à sucer plébiscités

Les patients qui veulent arrêter de fumer sont ensuite vus en entretien individuel. Les demandes sont telles que cet atelier éducatif est désormais organisé toute l’année. « La plupart des patients qui sont accueillis dans notre unité fument. Souvent, ils souhaitent augmenter leur consommation de tabac durant leur hospitalisation, observent-elles. Pour éviter la compensation, ils demandent des substituts nicotiniques. » Les inhaleurs sont particulièrement utilisés parce qu’ils permettent de maintenir la gestuelle, suivis des pastilles à sucer. « On apporte les informations aux patients. Ce sont ensuite eux qui décident, de leur propre gré, d’arrêter de fumer ou non. On ne les force jamais », précisent-elles.

Un test tabac-tabac est systématiquement effectué lors de l’admission de chaque patient, puis à sa demande. « C’est un test respiratoire qui permet de déterminer le taux de monoxyde de carbone », indiquent les référentes du Mois Sans Tabac. Cela permet de déterminer l’intensité avec laquelle une personne fume et si elle inhale la fumée. Maria Miser et Rabia Vatre le proposent également au cours de l’atelier éducatif.

USCAC-UTHA ne sont pas les seules à participer au Mois Sans Tabac. Des actions sont également organisées dans les autres unités du pôle d’addictologie de la Marne. Chaque année, le programme du Mois Sans Tabac s’étoffe. Pour les prochaines éditions, le pôle d’addictologie de la Marne, en collaboration avec le pôle de médecine générale, souhaiterait sensibiliser les professionnels de santé de l’Établissement Public de Santé Mentale (EPSM) de la Marne.

Prévention du suicide : VigilanS veille

03/11/2020

VigilanS Champagne-Ardenne a été lancé officiellement le 1er octobre 2020. Il s’agit d’un dispositif de recontact des personnes ayant fait une tentative de suicide. Rattachée à l’Établissement Public de Santé Mentale de la Marne (EPSM de la Marne), cette équipe intervient dans toute la région.

« En trois semaines, ce dispositif de veille post-hospitalière accompagne 28 patients ayant fait une tentative de suicide », observe avec satisfaction le Dr Louise Pimpaud, psychiatre au pôle universitaire de psychiatrie de l’EPSM de la Marne, qui vient de lancer VigilanS Champagne-Ardenne.

Implanté au sein de la clinique Henri-Ey, au 1er étage, 2 Vigilanseurs prennent les appels du lundi au vendredi, de 9 à 17 heures. « Lorsqu’une personne appelle après une tentative de suicide, on fait le point sur sa situation depuis sa sortie de l’hôpital. On voit où se situent les difficultés, comment le moral évolue. On décide alors ce qu’il faut mettre en place », explique Baptiste Lallement, psychologue.

« L’intermédiaire entre le patient et le réseau de soin »

En fonction des besoins, le patient est rappelé entre 10 et 21 jours, ou à 6 mois. S’il est injoignable ou en difficulté, une carte postale lui est envoyée, une par mois pendant quatre mois. Un compte-rendu est systématiquement adressé au médecin généraliste et au psychiatre référent. « Nous n’effectuons ni prescription, ni suivi. Nous faisons de la veille, précise le Dr Louise Pimpaud. Dès que nous avons une inquiétude sur un patient, nous faisons marcher le réseau. Nous sommes l’intermédiaire entre le patient et le réseau de soin. »

L’équipe de VigilanS, qui intervient sur toute la Champagne-Ardenne, est composée de 3 infirmiers à mi-temps, d’un psychologue à mi-temps et d’une secrétaire à temps complet. Deux infirmiers remplaçants s’y ajoutent pour assurer la continuité du dispositif. Tous ont été formés début septembre par les Vigilanseurs du CHRU de Lille qui ont créé VigilanS et par ceux du Centre Psychothérapique de Nancy.

Les Vigilanseurs champardennais sont ensuite allés présenter le dispositif aux services des urgences de la région, ainsi que la carte ressource prévention doté d’un numéro vert qu’ils remettront au patient, à sa sortie du service de soin. « À chaque fois, nous avons reçu un bon accueil », souligne Dorothée Semel, cadre de santé. « En donnant cette carte, les urgentistes ont l’impression de pouvoir apporter une aide qu’ils n’avaient pas jusqu’à présent », poursuit le Dr Louise Pimpaud.

Un dispositif créé à Lille

VigilanS a été imaginé en 2014 par le Pr Guillaume Vaiva du CHRU de Lille, et soutenu par l’Agence Régionale de Santé du Nord-Pas-de-Calais. Le premier site a ouvert le 1er février 2015 à Boulogne. Progressivement, tous les sites hospitaliers accueillant des suicidants dans la Région Nord-Pas-de-Calais ont rejoint volontairement le dispositif. En 2016, première année « pleine », 3 150 patients suicidants étaient entrés dans le dispositif VigilanS, dont 51 % de personnes ayant fait une première tentative de suicide.

L’EPSM de la Marne recrute des infirmiers

16/10/2020

Institution de référence pour la prise en charge des maladies psychiatriques dans le département, l’Établissement Public de Santé Mentale (EPSM) de la Marne recherche des infirmiers pour ses projets actuels et nouveaux.

Vous êtes intéressé(e) par le domaine de la santé mentale ? Vous aimez le relationnel, le travail d’équipe ? Vous voulez rejoindre un établissement dynamique dans lequel vous pourrez évoluer tout au long de votre carrière ? L’Établissement Public de Santé Mentale (EPSM) de la Marne recrute des professionnels infirmiers (CDI, fonctionnaires) en psychiatrie adulte, ainsi qu’en psychiatrie infanto-juvénile.

En psychiatrie, l’infirmier prend en charge des patients qui souffrent de troubles psychiques et de conduites addictives. « Il dispense des soins de nature préventive, curative et de réinsertion visant à rétablir l’intégrité physique et psychique de l’individu, à découvrir et comprendre ses difficultés et à lui donner les moyens de les résoudre. Il prend en compte la personne dans sa globalité avec son environnement familial, social », explique Nadine Touzot, directrice des soins à l’EPSM de la Marne.

Un métier diversifié et évolutif en psychiatrie

L’éventail des opportunités professionnelles est vaste au sein de l’établissement. L’infirmier peut intervenir dans des structures diversifiées : urgences psychiatriques, unité d’hospitalisation, unité pour malades difficiles, hôpital de jour, centre d’accueil thérapeutique à temps partiel, centre médico-psychologique, à domicile. « En fonction du lieu où l’infirmier exerce, le métier varie. Il existe de ce fait une vraie possibilité de réinventer le soin en fonction des affectations », assure David Jama, cadre de santé. Le rôle de l’infirmier peut aller de l’accueil du patient, du repérage de l’expression de la maladie psychique, de l’organisation des soins et de la prise en charge, jusqu’à l’animation de médiations thérapeutiques (peinture, modelage, théâtre, musique…) avec parfois des intervenants extérieurs. Pas de routine, donc.

Quelle que soit la structure, l’infirmier évolue au sein d’une équipe pluridisciplinaire : médecins psychiatres, psychologues, aides-soignants, etc. Dans son champ de compétences, il dispose d’une autonomie certaine. « Il est force de proposition d’actions de soin », assure David Jama.

Quels sont les avantages dont bénéficient les agents de l’EPSM de la Marne ? Possibilité de mobilité géographique dans tout le département ; titularisation au sein de la fonction publique hospitalière (prime de service annuelle) ; embauche en CDI pour les agents contractuels ; 25 jours de congés annuels et de 19 jours de RTT pour un travail à temps plein sur une année.

Pour postuler, contactez :

Mme la Directrice des soins
soins.infirmiers@epsm-marne.fr

Renseignements : 03 26 70 37 13

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