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Les événements à ne pas manquer lors de la semaine de la santé mentale

24/09/2021

La 32e édition des Semaines d’Information sur la Santé Mentale (SISM) se déroulera du 4 au 17 octobre 2021. Thème choisi : « Pour ma santé mentale, respectons mes droits ». Voici les manifestations qu’organise cette année encore l’Établissement Public de Santé Mentale (EPSM) de la Marne à Reims.

1 Deux conférences-débat

« Autour des droits des patients en psychiatrie » : tel est le thème de la conférence-débat qui lancera les Semaines d’Information sur la Santé Mentale (SISM) le lundi 4 octobre 2021, à 18 heures, dans le Grand Salon de l’Hôtel de ville. Elle sera animée par Serge Portelli, ancien magistrat actuellement avocat. Celui-ci évoquera la longue durée du combat pour que soient reconnus les droits et la citoyenneté des patients soignés en psychiatrie. Il est déjà venu à Reims, il y a plusieurs années lors de l’ouverture des SISM, défendre ces positions partagées par nombre de psychiatres dont le Dr Patrick Chemla, chef du pôle rémois 04 à l’Établissement Public de Santé Mentale (EPSM) de la Marne, qui co-animera la conférence-débat. « D’une façon générale comment défendre les droits des patients sans une importante réforme de la psychiatrie qui affirmerait une orientation relationnelle, humaniste, privilégiant les soins libres et de proximité, avec les moyens humains et financiers indispensables ? » s’interroge le médecin psychiatre.
Sur invitation. Pass sanitaire obligatoire.

Le Centre Universitaire de Remédiation Cognitive et Rétablissement de Champagne-Ardenne (CURe) organise, quant à lui, une conférence-débat sur le thème : « Droit au rétablissement dans les maladies psychiques ». Celle-ci se tiendra le vendredi 15 octobre 2021, de 18 h 30 à 21 heures, à la Faculté de médecine de Reims, amphithéâtre n°6. « Redevenir acteur de sa vie malgré une maladie chronique, c’est ce que vise le rétablissement. Ce droit, pourtant fondamental, a longtemps semblé inaccessible aux personnes souffrant de troubles psychiques, explique le Dr Céline Béra-Potelle, médecin responsable de CURe Champagne-Ardenne. Mais la société évolue, le droit des patients aussi et les personnes atteintes d’une maladie mentale doivent également pouvoir y prétendre. Les symptômes de la maladie, le regard des patients sur eux-mêmes et la difficulté de la société d’accueillir leur différence sont autant d’obstacles à surmonter. » Cette conférence-débat est participative.
Sur invitation. Renseignements auprès du secrétariat du Centre Universitaire de Remédiation Cognitive et Rétablissement Champagne Ardenne (CURe)
Tél. 03 26 86 86 14 Mail : secretariat.cure@epsm-marne.fr

2 Deux séances de quiz

Le CMP/CATTP Van Gogh proposera un quiz intitulé « Ce qu’il faut connaître », les jeudis 7 et 14 octobre 2021, à 9 h 30, dans ses locaux, au Centre Clairmarais, 10 rue Gaston Boyer. Objectif : faire connaître d’une manière ludique aux usagers/patients leurs droits, en matière d’accès à la culture, de droits sociaux, de leur place de citoyen, de l’information nationale ou internationale. Des prix seront remis aux trois gagnants de chaque séance.
Inscriptions préalables au secrétariat du CMP Van Gogh au 03 26 88 53 41.

3 Une manifestation-déambulation « Droit de regard »

L’Hôpital de jour Voltaire invite à venir découvrir les réalisations créatives des patients autour d’une lecture de textes, d’un diaporama et d’une manifestation-déambulation en son jardin, pour affirmer avant tout le droit à la singularité. Rendez-vous le vendredi 8 octobre 2021, de 14 h 30 à 16 h 30, à l’Hôpital de jour intersectoriel Voltaire, 13 rue Voltaire.

4 Une brocante

L’équipe soignante de l’E5capade organise une brocante ouverte uniquement aux patients suivis sur le pôle rémois 05, le vendredi 8 octobre 2021, de 11 à 16 heures, au CATTP Lucien Bonnafé, 1er étage du Centre Clairmarais, 10 rue Gaston Boyer. Des meubles qui ont été refaits par le club thérapeutique, sont proposés à la vente.
Inscriptions préalables au bureau infirmier du CMP Lucien Bonnafé.

5 Une soirée-débat

Le collectif Artaud et Humapsy proposent une soirée-débat sur le thème : « De quels droits ? Créations collectives et vie démocratique en psychiatrie », le mercredi 13 octobre 2021, de 18 heures à 21 h 30, à la Maison commune du Chemin-Vert. Sarah Massoud, secrétaire nationale du Syndicat de la Magistrature, interviendra aux côtés de Delphine Glachant, psychiatre ; de l’association de patients HumaPsy ; du Dr Patrick Chemla, psychiatre ; de l’UNAFAM et du collectif Artaud.
En première partie, présentation d’ateliers des clubs du pôle rémois 04 de l’EPSM de la Marne, et du GEM La Locomotive à Reims.
Informations au 03 26 40 01 23. Email. collectifsdlfo@gmail.com

6 Portes ouvertes de C3P-O

Ouvert il y a moins de deux ans, le Centre de Prise en charge Précoce des Psychoses et d’Orientation (C3P-O) ouvre ses portes le jeudi 14 octobre 2021, de 10 à 17 heures, au 34 rue Ponsardin, 3e étage. Dans un cadre se voulant accueillant et déstigmatisant, l’équipe propose des soins ambulatoires adaptés au jeune adulte (18-25 ans) et en adéquation avec son projet de vie. Elle répondra à toutes vos questions sur les pathologies psychotiques débutantes.
Renseignements et inscriptions auprès du secrétariat du Centre Universitaire de Remédiation Cognitive et Rétablissement Champagne Ardenne (CURe) / C3P-O
Tél. 03 26 86 86 14 Mail : secretariat.cure@epsm-marne.fr

Consultez le programme complet ici

Un collectif pour organiser des actions sur la santé mentale
Créées en 1990 par l’association française de psychiatrie, les Semaines d’Information sur la Santé Mentale (SISM) sont une manifestation nationale coordonnée par un collectif de 23 partenaires, dont l’association des établissements du service public de santé mentale ou l’Union nationale de familles et amis de personnes malades et/ou handicapées psychiques. Chaque année, un nouveau thème est proposé. Objectifs des SISM : sensibiliser le public aux questions de santé mentale ; informer sur les différentes approches de la santé mentale ; rassembler les acteurs et spectateurs des manifestations, les professionnels et usagers de la santé mentale ; aider au développement des réseaux de solidarité, de réflexion et de soin en santé mentale ; faire connaître les lieux, les moyens et les personnes pouvant apporter un soutien ou une information de proximité. L’édition 2021 est placée sous le haut patronage d’Olivier Véran, ministre des Solidarités et de la Santé.

Un centre de prise en charge du psychotraumatisme créé à Reims

07/09/2021

L’Établissement Public de Santé Mentale (EPSM) de la Marne étoffe son offre de soins. Depuis début mai 2021, il compte un Centre territorial de prise en charge du psychotrauma pour la Champagne-Ardenne installé à Reims. L’équipe est constituée actuellement d’un médecin psychiatre et d’un psychologue.

« Environ 30 % de la population générale a été ou sera confrontée à un événement traumatogène au cours de sa vie. 2 % d’entre eux développeront un trouble de stress post-traumatique », annonce d’emblée Josué Masson, psychologue. C’est la raison pour laquelle un Centre territorial de prise en charge du psychotrauma pour la Champagne-Ardenne a été créé en mai 2021 au sein de l’Établissement Public de Santé Mentale (EPSM) de la Marne. Il est placé sous la direction du Pr Arthur Kaladjian, chef du pôle de psychiatrie universitaire, pour la partie adulte.

Rattaché au Centre régional du psychotrauma du Grand Est, le Centre territorial est un centre de consultation qui a vocation à assurer la prise en charge de patients souffrant de problématiques psychiques en lien avec le vécu d’un ou de multiples événements traumatiques. Un trouble de stress post-traumatique peut en effet survenir dans les suites d’un accident de la route, d’un accident de travail, d’une agression sexuelle, de faits de guerre, d’attentat. « Le trauma peut se trouver partout. La question est la place qu’il occupe », précise Josué Masson qui fait partie de l’équipe chargée de prendre en charge ces patients adultes.

À ses côtés, un médecin psychiatre spécialisé dans la prise en charge des problématiques post-traumatiques, le Dr Fabien Getten, chef du pôle rémois 05 et médecin référent de la Cellule d’Urgence Médico-Psychologique (CUMP) départementale renforcée. À compter du 1er octobre 2021, il sera aidé par le Dr Ela Perju à hauteur de 40 %.

Des patients adressés par un médecin ou un psychologue

Comment sont admis les patients adultes ? Les admissions au Centre territorial du psychotrauma Champagne-Ardenne s’effectuent uniquement sur orientation médicale ou psychologique. « Les patients ainsi orientés sont tout d’abord évalués par le psychologue du service afin de déterminer à la fois l’approche thérapeutique la plus adaptée en fonction de la situation et l’orientation vers le médecin psychiatre si nécessaire », explique Josué Masson. La prise en charge s’articule autour de trois phases : une phase de stabilisation (renforcement des ressources, outils de régulation des émotions, etc.), une phase de traitement des traumatismes à travers l’emploi de différents outils psychothérapeutiques si nécessaire, et une phase d’intégration c’est-à-dire de consolidation des acquis pour éviter la rechute.

Quel est le profil des patients ? « L’exposition à la mort, à une menace de mort, une blessure grave ou à des violences sexuelles ; un état de stress aigu ; un trouble de stress post-traumatique ; des troubles dissociatifs », énumère le psychologue. Les patients sont pour l’instant accueillis au Centre Clairmarais de Reims, en attendant de trouver de nouveaux locaux.

Outre les consultations spécialisées, le Centre territorial de prise en charge du psychotrauma Champagne-Ardenne a également pour mission de conseiller et de soutenir les professionnels du territoire, d’orienter des actions de formation auprès des professionnels, d’identifier et de coordonner les ressources, ainsi que de sensibiliser le grand public à la question du psychotraumatisme.

Centre Psychotrauma Champagne-Ardenne, 10 rue Gaston-Boyer à Reims. Tél. 06 21 55 43 98. Email. psychotrauma-gdest@epsm-marne.fr

Les enfants et adolescents orientés vers le CHU de Reims
Une convention de partenariat dans le cadre du dispositif de prise en charge globale du psychotraumatisme dans le Grand Est a été signée le 3 février 2021 entre le Centre porteur fédéral porté par les Hôpitaux Universitaires de Strasbourg et le Centre territorial qui est géré par l’EPSM de la Marne. Une enveloppe globale de plus de 83 000 euros est octroyée à l’établissement pour son fonctionnement. Si l’EPSM de la Marne porte le Centre territorial, pour la partie adulte, le CHU de Reims, quant à lui, gère le volet pédopsychiatrique. Les enfants et adolescents nécessitant une prise en charge spécialisée sont orientés vers l’équipe du Pr Anne-Catherine Rolland.

Apaisement et détente pour le personnel à l’atelier « massage assis »

27/07/2021

Les agents de l’Établissement Public de Santé Mentale (EPSM) de la Marne ont pu bénéficier en juin 2021 d’un atelier bien-être « massage assis » sur le site de Châlons-en-Champagne. En septembre et octobre, ces séances se dérouleront sur les pôles sparnaciens et rémois.

95 : c’est le nombre de massages assis effectués en huit jours, hors temps de travail, sur le site châlonnais de l’EPSM de la Marne. Quatre-vingt-six d’entre eux concernaient des soignants exerçant dans les unités de soins ; 16 des professionnels issus des services support (Direction générale, DRH, DSELTI, pharmacie, etc.).

L’objectif était avant tout de « permettre au personnel de l’établissement de prendre soin de soi individuellement en faisant une pause pour lutter contre le stress, soulager les tensions et procurer un sentiment profond de bien-être, de détente physique et psychique », explique Richard Vittoni, auparavant infirmier au pôle châlonnais de l’établissement formé aux différentes techniques de massage et désormais à la retraite.

Pour cela, chaque agent en tenue était installé confortablement sur une chaise de massage, dans une salle rénovée du pôle de médecine générale. Une musique douce résonnait en fond sonore et des huiles essentielles étaient diffusées dans la pièce. « D’abord axé principalement sur la détente et la libération des tensions du dos, le travail se poursuit sur la nuque, les épaules, les bras et les mains. Le massage devient plus tonique dans les dernières minutes pour que les professionnels puissent reprendre aussitôt leur service », indique Richard Vittoni qui met en avant un « impact » des massages assis « sur le collectif », en permettant « une amélioration de la qualité de travail dans son ensemble » du personnel soignant notamment.

« Bien-être », « détente », « lâcher-prise »

Tous les agents ayant répondu au questionnaire de satisfaction se disent satisfaits de ces massages assis. Ils en retirent un « bien-être », une « détente », un « relâchement des tensions », un véritable « lâcher-prise ». La séance est « extrêmement bénéfique », constate Bénédicte Hurpin, cadre supérieur de santé. À tel point que la totalité des agents sondés souhaitent que des séances de massage assis soient organisées chaque année au sein de l’établissement.

En attendant, les pôles sparnaciens et rémois vont pouvoir bénéficier de cet atelier durant les mois de septembre et d’octobre.

Le soutien de la Fondation des Hôpitaux
Cet atelier bien être « massage assis » a été financé grâce à une subvention de 50 000 euros de la Fondation des Hôpitaux de Paris – Hôpitaux de France, accordée aux hôpitaux ayant été confrontés à la pandémie et destinée notamment à l’amélioration des conditions de travail des personnels de l’établissement en charge de la continuité des soins.

La Passerelle jeunes de Châlons déménage

13/07/2021

Exit le bâtiment exigu du 14 quai Notre-Dame. La Passerelle jeunes a emménagé dans des locaux plus adaptés situés au 3 impasse de Malte, à Châlons-en-Champagne. Les coordonnées restent en revanche inchangés.

La Passerelle jeunes de Châlons-en-Champagne, qui dépend de l’EPSM de la Marne, a emménagé le 30 juin 2021 dans des locaux de 122 m2 plus adaptés situés au 3 impasse de Malte, à Châlons-en-Champagne. Exit le bâtiment exigu du 14 quai Notre-Dame.

Des locaux que l’équipe connaît bien puisqu’ils ont accueilli Cap’Ados. « On retrouve nos anciens repères, déclarent avec le sourire Éric Schmitt et Laurent Hallet, accueillants. On est très content d’être là. C’est plus spacieux, plus lumineux, plus confortable et en plus, nous disposons d’une véritable salle d’attente. »

Ouverte en juin 2011, la Passerelle jeunes est un lieu d’écoute, de conseil et d’accompagnement pour les jeunes âgés de 11 à 21 ans. Ceux-ci peuvent y trouver des réponses à leurs préoccupations : la sexualité, la puberté, les relations aux autres, la violence, la consommation de drogue, le mal-être, les prises de risques… C’est un lieu qui accueille aussi des parents ou des familles s’interrogeant sur leur ado. Sans oublier les professionnels qui s’occupent des adolescents : enseignants, animateurs, travailleurs sociaux…

Contact : 03 26 26 48 04 Email. contact@passerellejeunes.fr

La Commission Médicale d’Établissement renouvelée

02/07/2021

Le Dr Éric TRAN et la Dr Sonia Le Pouder ont été élus à la majorité lors des élections de la Commission Médicale d’Établissement de l’Établissement Public de Santé Mentale (EPSM) de la Marne pour 4 ans. Succédant au Dr Éric WARGNY à la présidence, le Dr Tran espère « accompagner les projets, notamment l’organisation polaire Nord-Sud et notamment la place de l’établissement au sein du Groupement Hospitalier du territoire (GHT) ».

C’est la première fois qu’un psychiatre n’étant pas chef de pôle est élu à la présidence de la CME. Le Dr Éric Tran, 46 ans, du pôle de psychiatrie universitaire de l’Établissement Public de Santé Mentale (EPSM) de la Marne, a repris les rênes de la présidence. Lors des élections de la CME le 17 juin 2021 où il était le seul candidat, il a rassemblé 22 voix en sa faveur sur 28 votants.

Ce praticien hospitalier s’occupe de la psychiatrie de liaison et en tant que praticien participant à la recherche, il a notamment mené une enquête sur l’effet du stress sur le personnel soignant nommée « Bun-out, stress et stratégies adaptatives : impact de l’épidémie covid-19 sur le personnel médical et paramédical du CHU de Reims et de l’EPSM de la Marne ». Après son élection, le Dr Éric Tran a remercié ses collègues « pour la confiance » qu’ils lui accordent, et a rendu également hommage à ses prédécesseurs pour le management de la crise sanitaire « admirablement gérée au sein de l’établissement ».

Dr Sonia Le Pouder, 36 ans, psychiatre au pôle de psychiatrie de la personne âgée d’Épernay, assure désormais la vice-présidence de la CME. Elle a été élue à 26 voix pour 29 votants. Elle succède ainsi au Dr Anis Dammak. Après son internat à Reims, Dr Sonia Le Pouder a intégré l’équipe mobile de psychiatrie de la personne âgée lors de sa création en 2016. À travers son élection, elle aspire à « s’investir davantage dans la vie de l’établissement et mieux connaître les projets et les collègues ».

Une « nouvelle partition à écrire »

Après 2 mandats successifs – dont l’un a été prolongé en raison de la crise sanitaire actuelle – le Dr Éric Wargny a souhaité « tous ses vœux » à la nouvelle présidence. « Un président n’est rien sans les autres », a-t-il rappelé. Il a ajouté qu’il est important de maintenir et développer les liens entre les différentes CME de la région, en particulier à l’aube de cette « nouvelle partition à écrire » que représente le Groupement Hospitalier de Territoire (GHT).

« Nous allons continuer d’avancer sur l’organisation polaire en communiquant, rassurant, développant les échanges, le travail ensemble, explique le Dr Éric Tran. Et surtout avoir un œil sur l’avenir un peu optimiste mais prudent, avec la nécessité de s’organiser pour être en capacité de recruter notamment, avant la mise en application des réformes à venir dans le cadre du GHT. »

En effet, dans le cadre de la loi RIST, le Groupement Hospitalier du Territoire, obligatoire depuis juillet 2016, développe ses compétences. Parmi elles, la mise en place d’une commission médicale de groupement, la mutualisation de la gestion des ressources humaines médicales, de nombreuses possibilités de plus grande intégration au sein du GHT. Dans cette perspective, le Dr Éric Tran réitère la « nécessité de s’organiser vite » et « d’affirmer pleinement le rôle de la psychiatrie dans ce groupement ».

Le rôle de la CME

La commission d’Établissement Médicale d’Établissement est un organe consultatif et élaboratif de la politique de soin, ainsi que de la prise en charge des patients au sein d’un ou plusieurs établissements de santé. Elle est présidée par un.e président.e, ainsi qu’un.e vice-président.e. La CME est composée de 32 membres qui sont élus pour un mandat de 4 ans. Le rôle du président de CME est aussi renforcé : il nomme conjointement avec le Directeur de l’établissement de santé les chefs de pôle et cosigne les contrats de pôle. Comme auparavant, il lui revient aussi de proposer au Directeur les membres médicaux du Directoire (portés de 3 à 4).

Le circuit du médicament s’affiche

11/06/2021

La pharmacie de l’Établissement Public de Santé Mentale (EPSM) de la Marne accueille une exposition sur les différentes étapes du circuit du médicament.

C’est un hall d’accueil repeint à neuf par les services techniques de l’établissement qui abrite depuis le 6 avril 2021 une exposition didactique sur les étapes du circuit du médicament. « Tous les soignants ne savent pas forcément comment ça se passe derrière le comptoir de la pharmacie », observe Marie-Gabrielle Philipot, pharmacienne à l’Établissement Public de Santé Mentale (EPSM) de la Marne.

Les vieilles affiches sur les effets néfastes du tabagisme ont laissé la place à 4 posters qui reprennent les points essentiels du parcours du patient et sa prise en charge au sein de l’établissement. Le premier retrace ainsi le circuit logistique du médicament, depuis les achats effectués par la pharmacie et la réception des commandes jusqu’à l’approvisionnement des services et le respect des conditions de conservation.

Le deuxième fait le point sur les risques d’erreur médicamenteuse. « 60% d’entre elles ont lieu lors de l’entrée, du transfert ou de la sortie d’un patient d’un établissement de santé », indique Marie-Gabrielle Philipot. C’est la raison pour laquelle le pharmacien ou l’interne en pharmacie dresse la liste de tous les médicaments pris par un patient qui va être hospitalisé au sein de l’établissement. « Ce bilan médicamenteux est comparé à la prescription médicale à l’entrée, explique-t-elle. Nous analysons les divergences. S’il y en a, nous prenons contact avec le médecin. La conciliation médicamenteuse est ensuite enregistrée dans le dossier patient sur Cortexte. »

La règle des 5B rappelée

Le troisième poster détaille la dispensation des médicaments, c’est-à-dire l’analyse de la prescription des médicaments, leur préparation et leur délivrance. « L’ordonnance est analysée et validée. À partir de là, nous produisons les doses à administrer via l’automate pour les formes orales sèches. Les autres formes galéniques (sachets, formes buvables…) sont dispensées manuellement de façon nominative ou reglobalisées. Les stupéfiants, quant à eux, font l’objet d’un circuit spécifique », précise Marie-Gabrielle Philipot.

Enfin, la dernière affiche traite de l’administration des médicaments qui présente certains prérequis, notamment la gestion correcte de l’armoire à pharmacie par le personnel soignant. « Concernant l’étape d’administration à proprement parler, nous rappelons la règle des 5B : le Bon médicament pour le Bon patient, au Bon moment, à la Bonne dose et par la Bonne voie d’administration », souligne la pharmacienne.

D’autres expositions sur la pharmacovigilance notamment, pourraient se tenir dans le hall d’entrée de la pharmacie.

Vingt-deux internes en stage ce semestre au sein de l’établissement

20/05/2021

La journée d’accueil des internes s’est déroulée le 5 mai 2021 sur les sites d’hospitalisation de Reims et de Châlons-en-Champagne. Ils sont 22 internes à effectuer leur stage ce semestre au sein des différents services de l’EPSM de la Marne.

L’Établissement Public de Santé Mentale (EPSM) de la Marne accueille ce semestre 22 internes au total. Dix d’entre eux ont participé à la journée d’accueil organisée le 5 mai 2021 en visioconférence sur les sites d’hospitalisation rémois et châlonnais. « Le but est que vous puissiez nous connaître et connaître vos collègues », a déclaré d’emblée Xavier Dousseau, directeur de l’établissement.

Après avoir présenté l’EPSM de la Marne « qui pilote la filière santé mentale sur le département », il a expliqué le contexte et les enjeux dans lequel évolue l’établissement, la réorganisation des pôles. Sans oublier de lister quelques projets tels que le développement des équipes mobiles ou la mise en place de soins ambulatoires intensifs à domicile. « Il n’y a rien de plus encourageant de voir que la relève est là », a rappelé Xavier Dousseau, avant de préciser que l’établissement recrute des psychiatres pour ses différents services.

À Reims, les jurés d’assises peuvent désormais recevoir un soutien psychologique

22/04/2021

En début d’année, les jurés de la cour d’assises de la Marne pouvaient bénéficier d’un soutien psychologique piloté par la CUMP départementale renforcée après la tenue de 3 procès particulièrement lourds. Il s’agit d’une expérimentation.

Meurtre d’un père de famille de 37 ans à Lumes dans les Ardennes ; assassinat de Kévin, adolescent tué de 34 coups de couteau, à Mourmelon-le-Grand ; mort du petit Tony, 3 ans, sous les coups de son beau-père à Reims : ces 3 affaires ont marqué l’opinion publique. Trois affaires chargées d’émotion jugées entre le 18 janvier et le 5 février 2021 aux assises de la Marne.

C’est la raison pour laquelle la cour d’assises de la Marne à Reims a contacté à la fin de l’année dernière la Cellule d’Urgence Médico-Psychologique (CUMP) départementale renforcée, portée par l’Établissement Public de Santé Mentale (EPSM) de la Marne. « L’objectif était d’assister les jurés après chaque procès pour qu’ils puissent libérer la parole, dire ce qu’ils ont ressenti tout en respectant le secret des délibérés », explique Maude Cabouillet, psychologue à la CUMP 51. Une première dans le département.

« Offrir un SAS de décompression »

Avant le début du premier procès concernant le meurtre par arme blanche d’un père de famille et de tentative d’assassinat sur sa femme et ses deux enfants à Lumes, Maude Cabouillet et Mélanie Hermand, infirmière à la CUMP 51, se sont présentées. À la fin du procès, toutes deux ont proposé un soutien psychologique, des temps de parole en groupes. Une salle a été mise à leur disposition au sein de la cour d’assises de la Marne à Reims. « Aucun juré ne s’est manifesté. Après tout ce qu’ils avaient vécu pendant une semaine, ils n’avaient qu’une seule envie : rentrer chez eux », confie la psychologue. Des dépliants spécifiques sur la CUMP 51 avec les différentes possibilités de prise en charge psychologique individuelle leur ont toutefois été remis.

Deux autres procès se sont ensuite tenus : l’assassinat de Kévin et du petit Tony. « Deux affaires assez lourdes avec du contenu traumatogène », indique Maude Cabouillet. Au cours des débats, les jurés - des citoyens tirés au sort - ont été confrontés aux témoignages des victimes, à leurs réactions, à des photos de scènes de crimes, à la parole des accusés… De plus, ils étaient soumis à la fois à la neutralité et au secret des délibérés : ils ne pouvaient pas parler de ces affaires en rentrant chez eux. « Le risque est de développer un stress post-traumatique ou des addictions, souligne-t-elle. Les jurés sont plongés pendant une semaine dans une sorte de bulle particulière qui mobilise beaucoup d’énergie. L’idée était de leur offrir un SAS de décompression. »

La réhabilitation psychosociale se développe

06/04/2021

Se déplacer, gérer son budget, faire ses courses… des actions simples de la vie quotidienne que certains patients souffrant de troubles psychiques ne peuvent plus faire seul. Grâce à différents outils thérapeutiques, la réhabilitation psychosociale peut les aider à retrouver certaines habiletés. Cette offre s’étoffe au sein de l’établissement avec l’ouverture d’une unité de réhabilitation psychosociale à Reims et d’un centre universitaire champardennais.

C’est une offre complète qui se met en place au sein de l’Établissement Public de Santé Mentale (EPSM) de la Marne. Le Centre Universitaire de Remédiation cognitive et rétablissement (CURe) Champagne-Ardenne a ouvert en début d’année sur le pôle universitaire de psychiatrie. Validé par l’Agence Régionale de Santé (ARS) Grand Est, il a été créé en collaboration avec les centres de Nancy et de Strasbourg, regroupés sous l’entité CURe Grand Est. Sa vocation : « aider au développement, sur notre territoire régional, des dispositifs de réhabilitation psychosociale des patients souffrant de troubles psychiques chroniques », déclare le Dr Céline Béra-Potelle, médecin responsable de ce dispositif avec le Dr Martina Traykova. Il s’agit en fait d’optimiser leur rétablissement, leur réadaptation et leur réinsertion dans la société.

La première action de CURe a été d’instaurer l’unité rémoise de Réhabilitation PsychoSociale (unité RPS). Celle-ci est située au 2e étage de l’hôpital de jour Voltaire, à Reims. À qui s’adresse-t-elle ? Aux patients souffrant de troubles psychiques graves, stabilisés et souhaitant s’engager dans un processus de rétablissement. « Depuis le début du mois de janvier, cette unité à vocation intersectorielle leur propose un bilan complet de leurs compétences, de leurs attentes et de leurs besoins dans le cadre d’un parcours de soins semi-structuré », détaille le Dr Céline Béra-Potelle.

« Apprendre à mieux vivre au quotidien avec sa maladie »

Après un bilan pluridisciplinaire, un plan de suivi individualisé est élaboré avec le patient. Des programmes lui sont alors proposés en fonction de ses besoins et ses objectifs espérés. Parmi eux, la mémoire, l’attention, la concentration ; la reconnaissance des émotions faciales, les biais d’interprétation, la représentation des états mentaux ; les groupes de psychoéducation. « L’objectif de cette unité RPS est de proposer des outils spécifiques, demandant une formation particulière qui permettront aux patients d’acquérir des compétences pour mieux faire face à leur maladie et de renforcer leur engagement dans leur parcours de vie », souligne la médecin responsable.

L’unité rémoise de réhabilitation psychosociale vient s’ajouter à l’offre de soins proposée depuis 2007, à l’initiative du Dr Bernard Rousselot, par le centre châlonnais de réhabilitation psychosociale et de remédiation cognitive. Implanté au Centre Ophélie, celui-ci comprend un hôpital de jour chargé de favoriser la rémission symptomatique et fonctionnelle, ainsi qu’un atelier thérapeutique dont la visée est la réinsertion socioprofessionnelle. « Ces deux structures proposent d’accompagner les patients dans la valorisation de leurs compétences sociales, cognitives et affectives et ainsi apprendre à mieux vivre au quotidien avec une maladie chronique », explique Aline Bertrand, psychologue.

La prise en charge se déroule en plusieurs étapes. Une commission d’admission présente et oriente tout d’abord le patient dans la structure la plus adaptée à ses besoins. Le médecin psychiatre, responsable d’unité, accompagné d’un(e) infirmier(e), reçoit le patient et présente les modalités de prise en charge. Un projet de soins individualisé est ensuite élaboré à partir d’une évaluation complète. De là, découle un programme de soins spécifique aux besoins et aux objectifs du patient. Il comprend des médiations thérapeutiques, un suivi médical, psychologique, infirmier et socio-éducatif, ainsi que des accompagnements. « Les moyens et les outils thérapeutiques utilisés sont décidés en réunion clinique par l’équipe soignante », indique Aline Bertrand.

Au cours du programme, un point régulier est effectué avec la personne suivie. Le moyen pour elle de prendre conscience de l’atteinte progressive de ses objectifs.

Médiation animale : un renfort pas comme les autres au Centre Lewis-Carroll

10/03/2021

L’hôpital de jour pour enfants Lewis Carroll a reçu une subvention de 4 500 euros de la Fondation Adrienne et Pierre Sommer pour pérenniser sa médiation animale. Chaque semaine, 6 jeunes suivent des activités à visée thérapeutique avec deux chiens. Une pratique aux multiples vertus.

Mardi, 15 heures, il y a de l’agitation derrière la porte de l’hôpital de jour pour enfants Lewis Carroll, à Châlons-en-Champagne. Coup de sonnette, la porte ne s’ouvre pas assez vite alors Nann, charmant caniche âgé de 3 ans, aboie pour presser les soignants. À l’arrivée de Nann et de Mi’hya, magnifique Golden Retriever de 4 ans, les yeux des enfants s’illuminent. C’est le moment des retrouvailles chaleureuses et joviales.

Depuis avril 2019, Laure Tellier, animatrice canine, vient chaque semaine avec ses deux chiens retrouver Sylvie, Laetita et Pauline, infirmières à l’initiative de cette médiation animale. Depuis le 1er novembre Andréa Pallone, interne dans le service, s’est associée au projet. Cette équipe accueille toute l’année 6 enfants âgés de 3 à 12 ans atteints de troubles neuro-développementaux et suivis à l’hôpital de jour Lewis Carroll. « Nous avons souhaité travailler l’adaptation relationnelle de ces enfants avec l’animal car il est un médiateur vivant qui stimule et rassure dans la continuité des rencontres », expliquent Sylvie Fort, Laetitia Leger, Pauline Renollet, Sophie Delecaut et Andrea Pallone.

Si les conditions météorologiques sont défavorables, la plus grande salle est aménagée : les tables sont poussées et des petites chaises sont installées pour que les enfants puissent être à la hauteur des chiens. Si la météo s’avère clémente, le groupe se retrouve dans le jardin du Centre Lewis Carroll. La couverture de repos des chiens est posée sur l’herbe, les gamelles d’eau sont remplies pour que Nann et Mi’hya puissent se désaltérer. « L’échange et la réaction avec les chiens permettent d’initier l’ouverture au monde grâce à l’attention, le respect, la concentration, la mobilité, l’estime de soi et les émotions », observent les infirmières.

« Canaliser et atténuer certains symptômes cliniques »

Chaque séance est divisée en 4 étapes : l’enfant choisit le moment pour le contact avec le ou les chiens. Puis, brossage en début de séance (contact indirect avec le chien), atelier jeux pour travailler la concentration et la motricité fine (cacher une balle sous une boîte puis ensuite dans la main de l’enfant pour amener un contact direct), travail individuel pour faire un parcours tenu en laisse ou non (orientation/interaction corporelle enfant - animal) et temps de retour au calme avec musique douce et moments de tendresse privilégiés entre le chien et l’enfant via des caresses comme remerciements.

La dynamique du groupe peut changer en fonction du lieu où se déroule l’activité mais les enfants restent toujours très enthousiastes. « L’activité de la médiation animale permet de canaliser et atténuer certains symptômes cliniques tels que l’anxiété, la colère, l’irritabilité etc. C’est à part entière un outil très efficient pour la prise en charge des enfants », souligne Andréa Pallone, interne.

Pour assurer la pérennité de cette médiation animale pour les deux années à venir, l’hôpital de jour Lewis Carroll a décroché en septembre dernier une subvention de 4 500 euros de la Fondation Adrienne et Pierre Sommer, sous l’égide de la Fondation de France. Celle-ci permet d’étendre cette médiation aux vacances scolaires et donc de l’ouvrir à tous les enfants suivis à l’hôpital de jour.

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