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Les premiers infirmiers en pratique avancée sur le terrain

23/12/2021

Depuis le 1er juillet 2021, trois Infirmiers en Pratique Avancée (IPA) sont en poste au sein de l’Établissement public de santé mentale de la Marne. Ils expliquent leur nouveau métier, à mi-chemin entre l’infirmier et le médecin.

Ils ont à cœur de valoriser leur nouvelle profession et développer leurs nouvelles missions, qui visent l’amélioration de l’accès et de la qualité des soins dispensés aux patients souffrant d’un trouble psychique. « Ils » sont les trois Infirmiers en Pratique Avancée (IPA) qui ont rejoint l’Établissement Public de Santé Mentale (EPSM) de la Marne. Depuis le 1er juillet 2021, Ludovic Pourcelot est affecté sur le pôle de psychiatrie universitaire, en psychiatrie de liaison ; Mélissa Poirot et Cécile Lebel, le pôle Sud Marne.

Le diplôme d’État d’IPA leur a été délivré après deux années de formation à la Faculté de médecine. Il confère un grade universitaire de niveau master II. « La pratique avancée, développée depuis plusieurs années dans le monde anglo-saxon, permet à des infirmiers diplômés d’État de se voir déléguer des actes relevant des compétences médicales », expliquent ces trois professionnels. En France, c’est l’article 119 de la Loi du 26 janvier 2016 de modernisation du système de santé qui a impulsé la mise en place des IPA. Ce dispositif répond à de nouveaux enjeux de santé publique dont la pénurie médicale, de psychiatres notamment. « Il s’agit de libérer du temps médical et d’améliorer l’accès aux soins des patients, notamment au niveau des centres médico-psychologiques », déclarent M. Pourcelot, Mme Poirot et Lebel.

De nouvelles perspectives de carrière

La pratique avancée doit ainsi permettre le développement d’actions de promotion de la santé et de prévention primaire, une meilleure articulation des parcours entre ville et hôpital, le développement des savoirs infirmiers et de la recherche paramédicale. Elle est aussi un moyen d’offrir de nouvelles perspectives de carrière pour les infirmiers et de nouvelles possibilités de coopération.

À Reims, avec une équipe rattachée au pôle de psychiatrie universitaire, Ludovic Pourcelot intervient désormais à la demande des services du CHU de Reims auprès de patients adultes qui y sont hospitalisés. Cécile Lebel, elle, travaille dans les trois unités d’hospitalisation de moyenne et longue durée du pôle Sud Marne : U4, Séraphine de Senlis, et Henri Wallon. « Je mène actuellement une mission de formation et d’accompagnement des soignants des équipes dans l’élaboration des synthèses et des projets de soins des patients, explique-t-elle. Je travaille également en collaboration avec les cadres sur le projet des unités de moyen et long séjour. Et j’élabore un projet de formation à destination des soignants récemment arrivés dans ces unités concernant les pathologies, la clinique et les thérapeutiques psychiatriques… » Quant à Mélissa Poirot, elle rejoindra l’Équipe de Soins Psychiatriques Intensifs à Domicile (ESPID) dès sa mise en place.

Quelles sont les compétences des IPA ?
Les compétences de l’infirmier en pratique avancée ont été fixées par le décret 2018-629 du 18 juillet 2018 complété par le décret 2019-835 du 12 août 2019. L’IPA est en mesure d’évaluer de façon globale l’état de santé du patient en relais des consultations médicales, de définir et mettre en œuvre le projet de soins. La coopération entre l’IPA et le psychiatre est alors formalisée dans un protocole d’organisation, qui précise les domaines d’intervention concernés, les modalités de prise en charge, la régularité des échanges d’informations, et les conditions de retour du patient vers le médecin dans le cadre de son suivi. L’IPA a aussi d’autres compétences. Il organise les parcours de soins et de santé des patients en collaboration avec l’ensemble des acteurs concernés. Il peut concevoir et mettre en œuvre des actions de prévention et d’éducation thérapeutique. Il conduit des actions d’évaluation et d’amélioration des pratiques professionnelles, des actions de formation et d’enseignement. Enfin, l’IPA contribue à la recherche, l’analyse et la production de données professionnelles et scientifiques.

Une équipe mobile pour répondre à la souffrance des adolescents

01/12/2021

Depuis le mois d’août 2021, une équipe mobile prend en charge des ados qui se trouvent en situation de crise. Mise en place conjointement par le CHU de Reims et l’EPSM de la Marne, elle se déplace dans la Marne, dans le lieu de vie des jeunes et/ou dans les établissements médico-sociaux.

« Disponible pour la crise » : tels sont les maîtres-mots de l’Unité Mobile d’Orientation Pédopsychiatrique (UMOP) mise en place en août 2021 sur l’ensemble du département, par le CHU de Reims et l’Établissement Public de Santé Mentale (EPSM) de la Marne. « C’est un instrument de soins intensifs lors de périodes de crise chez des adolescents », résume le Dr Roberto d’Aprile, pédopsychiatre, médecin référent de l’UMOP pour le Sud Marne.

« Ce dispositif est né d’une nécessité des consultants référents d’être appuyés lors des périodes de crise des adolescents et d’être soutenus par des moyens supplémentaires, explique-t-il. Cela s’est accentué par la crise sanitaire. » Afin de pouvoir accueillir rapidement tous ces adolescents en souffrance, une équipe mobile a été créée. « Par mobile, comprenez disponibilité », précise aussitôt le pédopsychiatre. Car cette équipe se déplace dans le lieu de vie de l’adolescent pour le prendre en charge, en situation de crise et ce, dans des délais courts. En apportant une réponse précoce, l’UMOP espère ainsi limiter le plus possible les hospitalisations.

Une équipe pluridisciplinaire

L’UMOP est constituée d’une équipe pluridisciplinaire avec deux antennes : l’une basée à Reims ; l’autre, à Châlons-en-Champagne. Chacune d’entre elles est composée d’un médecin référent (Dr Naman à Reims et Dr D’Aprile à Châlons), 2 infirmières, 2 éducateurs spécialisés, 1 psychologue à mi-temps, 1 secrétaire à mi-temps et 1 assistante sociale à mi-temps. Le cadre de santé est en revanche commun.

À l’Unité de Coordination et d’Orientation en Pédopsychiatrie (UCOP), une infirmière coordinatrice – Anne-Gaëlle Laudeloux – est chargée de recueillir les demandes « urgentes et de crise » des professionnels de santé des services de pédiatrie, des centres médico-psychologiques, des instituts médico-éducatifs, des instituts thérapeutiques, éducatifs et pédagogiques, des infirmières scolaires, médecins traitants, etc. « Il ne s’agit en aucun cas d’une ligne téléphonique directe ouverte au public », prévient le Dr Roberto D’Aprile.

Dès que le premier appel est pris, une mini-évaluation de la crise est effectuée. « Si c’est pertinent, la demande est alors transmise à l’équipe de Reims concernant une intervention sur l’agglomération rémoise ou à l’équipe de Châlons concernant une intervention sur le Sud Marne, précise le pédopsychiatre. L’UMOP joue un rôle d’évaluation et de coordination. » En fonction des cas, le patient est vu en binôme.

Ces deux équipes mobiles suivent chacune actuellement une trentaine d’adolescents âgés de 12 à plus ou moins 18 ans. « Ce que l’on voit le plus, ce sont des épisodes dépressifs majeurs », observe le Dr Roberto D’Aprile. Pour lui, « ce dispositif n’est qu’un début ». Ce pédopsychiatre souhaiterait, à terme, mettre en place un bureau mobile pour recevoir, de façon discrète, des adolescents au sein même de leur lycée.

Pour contacter l’UCOP : 03 26 78 83 65. Email. umop@chu-reims.fr

La filière de l’enfant et de l’adolescent se réorganise
L’EPSM de la Marne et le CHU de Reims travaillent en lien sur une réorganisation du parcours d’hospitalisation des adolescents. Des lits d’urgence doivent ainsi être créés à Reims ; 5 (2 lits d’urgence et 3 lits de post-urgence) à Châlons-en-Champagne, au sein du centre hospitalier. Par ailleurs, une unité séquentielle de 12 places doit voir le jour sur le site châlonnais. Elle proposera des approches de soins souples, tout en facilitant le maintien dans le lieu d’origine, du lien affectif et social. La demande d’autorisation a été envoyée à l’ARS Grand Est le 15 novembre 2021.

Une semaine pour sensibiliser les soignants à la dénutrition

09/11/2021

Cette année encore, le service diététique du pôle de médecine générale de l’Établissement Public de Santé Mentale (EPSM) de la Marne participe à la semaine nationale de la dénutrition, organisée par le collectif de lutte contre la dénutrition. Celle-ci se déroulera du 12 au 20 novembre 2021.

Sous la houlette du Dr Maëlle Cravero, médecin responsable du pôle de médecine générale, Kiara Buhry, Sabrina Bouderroi, Émilie Pechart, diététiciennes, et Laurence Ricé, infirmière, ont préparé tout un programme pour la semaine nationale de la dénutrition. En liaison avec le Comité de Liaison Alimentation Nutrition (CLAN), les diététiciennes interviendront dans les unités de long séjour châlonnaises et rémoises, à la Maison d’accueil spécialisée Le Pré Saint-Jacques, ainsi qu’à l’Unité d’hospitalisation psychiatrique de la personne âgée. « C’est une population vieillissante qui a le plus de facteurs favorisant la dénutrition. Bien souvent, elle a un régime ou des textures alimentaires restrictifs, explique le Dr Maëlle Cravero. La dénutrition est par ailleurs un facteur de risque de développer d’autres pathologies comme des escarres, des chutes, des troubles cognitifs, etc. ». C’est pourquoi, les diététiciennes sensibiliseront notamment les soignants à la dénutrition.

Des ateliers ludiques

Parallèlement, au pôle de médecine générale, un « parcours de la dénutrition » sera proposé aux soignants tout au long de la semaine, de 9 à 15 heures. « Il s’agit d’un parcours fléché avec des ateliers ludiques sur les facteurs favorisant la dénutrition et sur le dépistage », indique le Dr Maëlle Cravero qui veillera au respect des gestes barrières. Les soignants se retrouveront donc dans la peau d’un patient dénutri. « Cela permet d’échanger, soulignent le médecin et les diététiciennes. La dénutrition est multifactorielle. Plus on informe les soignants, plus on a de chance de réduire ce facteur. Et plus la dénutrition est prise en charge rapidement, plus on évite les complications graves. »

La psychiatrie de la personne âgée se renforce avec une nouvelle unité de soins

28/10/2021

L’unité d’hospitalisation psychiatrique de la personne âgée a ouvert ses portes le 1er octobre 2021 sur le site châlonnais de l’Établissement Public de Santé Mentale (EPSM) de la Marne. Placée sous la responsabilité du Dr Anis Dammak, chef du pôle de psychiatrie de la personne âgée, elle comprendra à terme 18 lits dont une chambre d’isolement. Sept patients y sont actuellement accueillis.

« C’est une offre de soins supplémentaire pour la population du Sud Marne », se réjouit Bénédicte Hurpin, cadre supérieur de santé pour les pôles Sud Marne, pédopsychiatrie et psychiatrie de la personne âgée à l’Établissement Public de Santé Mentale (EPSM) de la Marne.

Depuis le 1er octobre 2021, une unité d’hospitalisation psychiatrique de la personne âgée (UHPPA) a ouvert ses portes sur le site châlonnais Pierre-Briquet, dans l’ancienne unité Gaëtan Gatian de Clérembault. Sept patients y sont actuellement pris en charge. Des patients âgés de 65 ans et plus ayant soit une pathologique psychiatrique apparue à un âge tardif, soit des troubles neurocognitifs (maladie d’Alzheimer et apparentée) ayant des troubles comportementaux. « Après avoir mis en place les équipes mobiles, nous nous sommes rendus compte qu’il manquait un maillon dans le dispositif de prise en charge pour la psychiatrie de la personne âgée, rappelle le Dr Anis Dammak, chef du pôle de psychiatrie de la personne âgée. Les personnes âgées qui avaient besoin d’être hospitalisées étaient accueillies dans les unités d’admission de la psychiatrie adultes. Cela posait parfois des problèmes par rapport à la spécificité de cette population qui est fragile, souvent polypathologique et parfois avec des troubles neurocognitifs. Ce n’était pas adapté. Il fallait donc créer une unité spécifique. »

« Tout a bien été pensé pour les personnes âgées »

L’ancienne unité Gaëtan Gatian de Clérembault a été entièrement transformée. Les murs ont été repeints avec des codes de couleurs spécifiques afin que les personnes âgées puissent s’orienter plus facilement. « Les lieux de vie sont matérialisés dans des couleurs chaudes pour stimuler ; les chambres, dans des tons froids pour apaiser », indique Bénédicte Hurpin. Les chambres individuelles ont toutes été sécurisées avec un badge nominatif y donnant accès. Le mobilier, quant à lui, a été particulièrement soigné : fauteuils avec dossier haut pour reposer la tête, table marguerite afin de pouvoir poser aisément ses coudes, tables basses et vaisselier en bois clair… « Tout a été bien pensé pour les personnes âgées », constate la cadre supérieure de santé. À tel point que cette unité ressemble davantage à une résidence pour personnes âgées autonomes qu’à un hôpital.

Comment sont pris en charge les patients ? « L’accueil, l’évaluation médicale et la prescription sont effectués par un médecin psychiatre et un gériatre, explique le Dr Anis Dammak qui est épaulé par le Dr Aurélien Avart, psychiatre, Dr Juliette Pavaux et Dr Laurence Rostowsky, gériatres. En fonction de l’évolution des troubles, un projet de vie est mis en place. » Un éventail d’ateliers est par ailleurs prévu : mémo-gym, marche douce, rencontre autour des jeux, etc. « Tous les jours, des activités seront organisées », prévient Bénédicte Hurpin qui a rédigé le projet thérapeutique. Pour cela, l’UHPPA s’est dotée d’une grande salle d’activités équipée d’un point d’eau.

Pour accueillir et suivre ces patients, une équipe a été constituée. Sous la responsabilité fonctionnelle du Dr Anis Dammak, elle est composée de 10 infirmiers, de 12 aides-soignants, de 4 agents de service hospitalier qualifiés, d’une cadre de santé, d’une psychologue à mi-temps, d’un ergothérapeute (0,10 ETP), d’une assistante sociale et d’une secrétaire à mi-temps. « Une bonne ambiance règne. Cela fait du bien de voir des agents qui ont plaisir à travailler », confie Bénédicte Hurpin. Si 7 lits ont pour l’instant été ouverts, cette unité en comprendra à terme 18 dont une chambre d’isolement.

Les événements à ne pas manquer lors de la semaine de la santé mentale

24/09/2021

La 32e édition des Semaines d’Information sur la Santé Mentale (SISM) se déroulera du 4 au 17 octobre 2021. Thème choisi : « Pour ma santé mentale, respectons mes droits ». Voici les manifestations qu’organise cette année encore l’Établissement Public de Santé Mentale (EPSM) de la Marne à Reims.

1 Deux conférences-débat

« Autour des droits des patients en psychiatrie » : tel est le thème de la conférence-débat qui lancera les Semaines d’Information sur la Santé Mentale (SISM) le lundi 4 octobre 2021, à 18 heures, dans le Grand Salon de l’Hôtel de ville. Elle sera animée par Serge Portelli, ancien magistrat actuellement avocat. Celui-ci évoquera la longue durée du combat pour que soient reconnus les droits et la citoyenneté des patients soignés en psychiatrie. Il est déjà venu à Reims, il y a plusieurs années lors de l’ouverture des SISM, défendre ces positions partagées par nombre de psychiatres dont le Dr Patrick Chemla, chef du pôle rémois 04 à l’Établissement Public de Santé Mentale (EPSM) de la Marne, qui co-animera la conférence-débat. « D’une façon générale comment défendre les droits des patients sans une importante réforme de la psychiatrie qui affirmerait une orientation relationnelle, humaniste, privilégiant les soins libres et de proximité, avec les moyens humains et financiers indispensables ? » s’interroge le médecin psychiatre.
Sur invitation. Pass sanitaire obligatoire.

Le Centre Universitaire de Remédiation Cognitive et Rétablissement de Champagne-Ardenne (CURe) organise, quant à lui, une conférence-débat sur le thème : « Droit au rétablissement dans les maladies psychiques ». Celle-ci se tiendra le vendredi 15 octobre 2021, de 18 h 30 à 21 heures, à la Faculté de médecine de Reims, amphithéâtre n°6. « Redevenir acteur de sa vie malgré une maladie chronique, c’est ce que vise le rétablissement. Ce droit, pourtant fondamental, a longtemps semblé inaccessible aux personnes souffrant de troubles psychiques, explique le Dr Céline Béra-Potelle, médecin responsable de CURe Champagne-Ardenne. Mais la société évolue, le droit des patients aussi et les personnes atteintes d’une maladie mentale doivent également pouvoir y prétendre. Les symptômes de la maladie, le regard des patients sur eux-mêmes et la difficulté de la société d’accueillir leur différence sont autant d’obstacles à surmonter. » Cette conférence-débat est participative.
Sur invitation. Renseignements auprès du secrétariat du Centre Universitaire de Remédiation Cognitive et Rétablissement Champagne Ardenne (CURe)
Tél. 03 26 86 86 14 Mail : secretariat.cure@epsm-marne.fr

2 Deux séances de quiz

Le CMP/CATTP Van Gogh proposera un quiz intitulé « Ce qu’il faut connaître », les jeudis 7 et 14 octobre 2021, à 9 h 30, dans ses locaux, au Centre Clairmarais, 10 rue Gaston Boyer. Objectif : faire connaître d’une manière ludique aux usagers/patients leurs droits, en matière d’accès à la culture, de droits sociaux, de leur place de citoyen, de l’information nationale ou internationale. Des prix seront remis aux trois gagnants de chaque séance.
Inscriptions préalables au secrétariat du CMP Van Gogh au 03 26 88 53 41.

3 Une manifestation-déambulation « Droit de regard »

L’Hôpital de jour Voltaire invite à venir découvrir les réalisations créatives des patients autour d’une lecture de textes, d’un diaporama et d’une manifestation-déambulation en son jardin, pour affirmer avant tout le droit à la singularité. Rendez-vous le vendredi 8 octobre 2021, de 14 h 30 à 16 h 30, à l’Hôpital de jour intersectoriel Voltaire, 13 rue Voltaire.

4 Une brocante

L’équipe soignante de l’E5capade organise une brocante ouverte uniquement aux patients suivis sur le pôle rémois 05, le vendredi 8 octobre 2021, de 11 à 16 heures, au CATTP Lucien Bonnafé, 1er étage du Centre Clairmarais, 10 rue Gaston Boyer. Des meubles qui ont été refaits par le club thérapeutique, sont proposés à la vente.
Inscriptions préalables au bureau infirmier du CMP Lucien Bonnafé.

5 Une soirée-débat

Le collectif Artaud et Humapsy proposent une soirée-débat sur le thème : « De quels droits ? Créations collectives et vie démocratique en psychiatrie », le mercredi 13 octobre 2021, de 18 heures à 21 h 30, à la Maison commune du Chemin-Vert. Sarah Massoud, secrétaire nationale du Syndicat de la Magistrature, interviendra aux côtés de Delphine Glachant, psychiatre ; de l’association de patients HumaPsy ; du Dr Patrick Chemla, psychiatre ; de l’UNAFAM et du collectif Artaud.
En première partie, présentation d’ateliers des clubs du pôle rémois 04 de l’EPSM de la Marne, et du GEM La Locomotive à Reims.
Informations au 03 26 40 01 23. Email. collectifsdlfo@gmail.com

6 Portes ouvertes de C3P-O

Ouvert il y a moins de deux ans, le Centre de Prise en charge Précoce des Psychoses et d’Orientation (C3P-O) ouvre ses portes le jeudi 14 octobre 2021, de 10 à 17 heures, au 34 rue Ponsardin, 3e étage. Dans un cadre se voulant accueillant et déstigmatisant, l’équipe propose des soins ambulatoires adaptés au jeune adulte (18-25 ans) et en adéquation avec son projet de vie. Elle répondra à toutes vos questions sur les pathologies psychotiques débutantes.
Renseignements et inscriptions auprès du secrétariat du Centre Universitaire de Remédiation Cognitive et Rétablissement Champagne Ardenne (CURe) / C3P-O
Tél. 03 26 86 86 14 Mail : secretariat.cure@epsm-marne.fr

Consultez le programme complet ici

Un collectif pour organiser des actions sur la santé mentale
Créées en 1990 par l’association française de psychiatrie, les Semaines d’Information sur la Santé Mentale (SISM) sont une manifestation nationale coordonnée par un collectif de 23 partenaires, dont l’association des établissements du service public de santé mentale ou l’Union nationale de familles et amis de personnes malades et/ou handicapées psychiques. Chaque année, un nouveau thème est proposé. Objectifs des SISM : sensibiliser le public aux questions de santé mentale ; informer sur les différentes approches de la santé mentale ; rassembler les acteurs et spectateurs des manifestations, les professionnels et usagers de la santé mentale ; aider au développement des réseaux de solidarité, de réflexion et de soin en santé mentale ; faire connaître les lieux, les moyens et les personnes pouvant apporter un soutien ou une information de proximité. L’édition 2021 est placée sous le haut patronage d’Olivier Véran, ministre des Solidarités et de la Santé.

Un centre de prise en charge du psychotraumatisme créé à Reims

07/09/2021

L’Établissement Public de Santé Mentale (EPSM) de la Marne étoffe son offre de soins. Depuis début mai 2021, il compte un Centre territorial de prise en charge du psychotrauma pour la Champagne-Ardenne installé à Reims. L’équipe est constituée actuellement d’un médecin psychiatre et d’un psychologue.

« Environ 30 % de la population générale a été ou sera confrontée à un événement traumatogène au cours de sa vie. 2 % d’entre eux développeront un trouble de stress post-traumatique », annonce d’emblée Josué Masson, psychologue. C’est la raison pour laquelle un Centre territorial de prise en charge du psychotrauma pour la Champagne-Ardenne a été créé en mai 2021 au sein de l’Établissement Public de Santé Mentale (EPSM) de la Marne. Il est placé sous la direction du Pr Arthur Kaladjian, chef du pôle de psychiatrie universitaire, pour la partie adulte.

Rattaché au Centre régional du psychotrauma du Grand Est, le Centre territorial est un centre de consultation qui a vocation à assurer la prise en charge de patients souffrant de problématiques psychiques en lien avec le vécu d’un ou de multiples événements traumatiques. Un trouble de stress post-traumatique peut en effet survenir dans les suites d’un accident de la route, d’un accident de travail, d’une agression sexuelle, de faits de guerre, d’attentat. « Le trauma peut se trouver partout. La question est la place qu’il occupe », précise Josué Masson qui fait partie de l’équipe chargée de prendre en charge ces patients adultes.

À ses côtés, un médecin psychiatre spécialisé dans la prise en charge des problématiques post-traumatiques, le Dr Fabien Getten, chef du pôle rémois 05 et médecin référent de la Cellule d’Urgence Médico-Psychologique (CUMP) départementale renforcée. À compter du 1er octobre 2021, il sera aidé par le Dr Ela Perju à hauteur de 40 %.

Des patients adressés par un médecin ou un psychologue

Comment sont admis les patients adultes ? Les admissions au Centre territorial du psychotrauma Champagne-Ardenne s’effectuent uniquement sur orientation médicale ou psychologique. « Les patients ainsi orientés sont tout d’abord évalués par le psychologue du service afin de déterminer à la fois l’approche thérapeutique la plus adaptée en fonction de la situation et l’orientation vers le médecin psychiatre si nécessaire », explique Josué Masson. La prise en charge s’articule autour de trois phases : une phase de stabilisation (renforcement des ressources, outils de régulation des émotions, etc.), une phase de traitement des traumatismes à travers l’emploi de différents outils psychothérapeutiques si nécessaire, et une phase d’intégration c’est-à-dire de consolidation des acquis pour éviter la rechute.

Quel est le profil des patients ? « L’exposition à la mort, à une menace de mort, une blessure grave ou à des violences sexuelles ; un état de stress aigu ; un trouble de stress post-traumatique ; des troubles dissociatifs », énumère le psychologue. Les patients sont pour l’instant accueillis au Centre Clairmarais de Reims, en attendant de trouver de nouveaux locaux.

Outre les consultations spécialisées, le Centre territorial de prise en charge du psychotrauma Champagne-Ardenne a également pour mission de conseiller et de soutenir les professionnels du territoire, d’orienter des actions de formation auprès des professionnels, d’identifier et de coordonner les ressources, ainsi que de sensibiliser le grand public à la question du psychotraumatisme.

Centre Psychotrauma Champagne-Ardenne, 10 rue Gaston-Boyer à Reims. Tél. 06 21 55 43 98. Email. psychotrauma-gdest@epsm-marne.fr

Les enfants et adolescents orientés vers le CHU de Reims
Une convention de partenariat dans le cadre du dispositif de prise en charge globale du psychotraumatisme dans le Grand Est a été signée le 3 février 2021 entre le Centre porteur fédéral porté par les Hôpitaux Universitaires de Strasbourg et le Centre territorial qui est géré par l’EPSM de la Marne. Une enveloppe globale de plus de 83 000 euros est octroyée à l’établissement pour son fonctionnement. Si l’EPSM de la Marne porte le Centre territorial, pour la partie adulte, le CHU de Reims, quant à lui, gère le volet pédopsychiatrique. Les enfants et adolescents nécessitant une prise en charge spécialisée sont orientés vers l’équipe du Pr Anne-Catherine Rolland.

Apaisement et détente pour le personnel à l’atelier « massage assis »

27/07/2021

Les agents de l’Établissement Public de Santé Mentale (EPSM) de la Marne ont pu bénéficier en juin 2021 d’un atelier bien-être « massage assis » sur le site de Châlons-en-Champagne. En septembre et octobre, ces séances se dérouleront sur les pôles sparnaciens et rémois.

95 : c’est le nombre de massages assis effectués en huit jours, hors temps de travail, sur le site châlonnais de l’EPSM de la Marne. Quatre-vingt-six d’entre eux concernaient des soignants exerçant dans les unités de soins ; 16 des professionnels issus des services support (Direction générale, DRH, DSELTI, pharmacie, etc.).

L’objectif était avant tout de « permettre au personnel de l’établissement de prendre soin de soi individuellement en faisant une pause pour lutter contre le stress, soulager les tensions et procurer un sentiment profond de bien-être, de détente physique et psychique », explique Richard Vittoni, auparavant infirmier au pôle châlonnais de l’établissement formé aux différentes techniques de massage et désormais à la retraite.

Pour cela, chaque agent en tenue était installé confortablement sur une chaise de massage, dans une salle rénovée du pôle de médecine générale. Une musique douce résonnait en fond sonore et des huiles essentielles étaient diffusées dans la pièce. « D’abord axé principalement sur la détente et la libération des tensions du dos, le travail se poursuit sur la nuque, les épaules, les bras et les mains. Le massage devient plus tonique dans les dernières minutes pour que les professionnels puissent reprendre aussitôt leur service », indique Richard Vittoni qui met en avant un « impact » des massages assis « sur le collectif », en permettant « une amélioration de la qualité de travail dans son ensemble » du personnel soignant notamment.

« Bien-être », « détente », « lâcher-prise »

Tous les agents ayant répondu au questionnaire de satisfaction se disent satisfaits de ces massages assis. Ils en retirent un « bien-être », une « détente », un « relâchement des tensions », un véritable « lâcher-prise ». La séance est « extrêmement bénéfique », constate Bénédicte Hurpin, cadre supérieur de santé. À tel point que la totalité des agents sondés souhaitent que des séances de massage assis soient organisées chaque année au sein de l’établissement.

En attendant, les pôles sparnaciens et rémois vont pouvoir bénéficier de cet atelier durant les mois de septembre et d’octobre.

Le soutien de la Fondation des Hôpitaux
Cet atelier bien être « massage assis » a été financé grâce à une subvention de 50 000 euros de la Fondation des Hôpitaux de Paris – Hôpitaux de France, accordée aux hôpitaux ayant été confrontés à la pandémie et destinée notamment à l’amélioration des conditions de travail des personnels de l’établissement en charge de la continuité des soins.

La Passerelle jeunes de Châlons déménage

13/07/2021

Exit le bâtiment exigu du 14 quai Notre-Dame. La Passerelle jeunes a emménagé dans des locaux plus adaptés situés au 3 impasse de Malte, à Châlons-en-Champagne. Les coordonnées restent en revanche inchangés.

La Passerelle jeunes de Châlons-en-Champagne, qui dépend de l’EPSM de la Marne, a emménagé le 30 juin 2021 dans des locaux de 122 m2 plus adaptés situés au 3 impasse de Malte, à Châlons-en-Champagne. Exit le bâtiment exigu du 14 quai Notre-Dame.

Des locaux que l’équipe connaît bien puisqu’ils ont accueilli Cap’Ados. « On retrouve nos anciens repères, déclarent avec le sourire Éric Schmitt et Laurent Hallet, accueillants. On est très content d’être là. C’est plus spacieux, plus lumineux, plus confortable et en plus, nous disposons d’une véritable salle d’attente. »

Ouverte en juin 2011, la Passerelle jeunes est un lieu d’écoute, de conseil et d’accompagnement pour les jeunes âgés de 11 à 21 ans. Ceux-ci peuvent y trouver des réponses à leurs préoccupations : la sexualité, la puberté, les relations aux autres, la violence, la consommation de drogue, le mal-être, les prises de risques… C’est un lieu qui accueille aussi des parents ou des familles s’interrogeant sur leur ado. Sans oublier les professionnels qui s’occupent des adolescents : enseignants, animateurs, travailleurs sociaux…

Contact : 03 26 26 48 04 Email. contact@passerellejeunes.fr

La Commission Médicale d’Établissement renouvelée

02/07/2021

Le Dr Éric TRAN et la Dr Sonia Le Pouder ont été élus à la majorité lors des élections de la Commission Médicale d’Établissement de l’Établissement Public de Santé Mentale (EPSM) de la Marne pour 4 ans. Succédant au Dr Éric WARGNY à la présidence, le Dr Tran espère « accompagner les projets, notamment l’organisation polaire Nord-Sud et notamment la place de l’établissement au sein du Groupement Hospitalier du territoire (GHT) ».

C’est la première fois qu’un psychiatre n’étant pas chef de pôle est élu à la présidence de la CME. Le Dr Éric Tran, 46 ans, du pôle de psychiatrie universitaire de l’Établissement Public de Santé Mentale (EPSM) de la Marne, a repris les rênes de la présidence. Lors des élections de la CME le 17 juin 2021 où il était le seul candidat, il a rassemblé 22 voix en sa faveur sur 28 votants.

Ce praticien hospitalier s’occupe de la psychiatrie de liaison et en tant que praticien participant à la recherche, il a notamment mené une enquête sur l’effet du stress sur le personnel soignant nommée « Bun-out, stress et stratégies adaptatives : impact de l’épidémie covid-19 sur le personnel médical et paramédical du CHU de Reims et de l’EPSM de la Marne ». Après son élection, le Dr Éric Tran a remercié ses collègues « pour la confiance » qu’ils lui accordent, et a rendu également hommage à ses prédécesseurs pour le management de la crise sanitaire « admirablement gérée au sein de l’établissement ».

Dr Sonia Le Pouder, 36 ans, psychiatre au pôle de psychiatrie de la personne âgée d’Épernay, assure désormais la vice-présidence de la CME. Elle a été élue à 26 voix pour 29 votants. Elle succède ainsi au Dr Anis Dammak. Après son internat à Reims, Dr Sonia Le Pouder a intégré l’équipe mobile de psychiatrie de la personne âgée lors de sa création en 2016. À travers son élection, elle aspire à « s’investir davantage dans la vie de l’établissement et mieux connaître les projets et les collègues ».

Une « nouvelle partition à écrire »

Après 2 mandats successifs – dont l’un a été prolongé en raison de la crise sanitaire actuelle – le Dr Éric Wargny a souhaité « tous ses vœux » à la nouvelle présidence. « Un président n’est rien sans les autres », a-t-il rappelé. Il a ajouté qu’il est important de maintenir et développer les liens entre les différentes CME de la région, en particulier à l’aube de cette « nouvelle partition à écrire » que représente le Groupement Hospitalier de Territoire (GHT).

« Nous allons continuer d’avancer sur l’organisation polaire en communiquant, rassurant, développant les échanges, le travail ensemble, explique le Dr Éric Tran. Et surtout avoir un œil sur l’avenir un peu optimiste mais prudent, avec la nécessité de s’organiser pour être en capacité de recruter notamment, avant la mise en application des réformes à venir dans le cadre du GHT. »

En effet, dans le cadre de la loi RIST, le Groupement Hospitalier du Territoire, obligatoire depuis juillet 2016, développe ses compétences. Parmi elles, la mise en place d’une commission médicale de groupement, la mutualisation de la gestion des ressources humaines médicales, de nombreuses possibilités de plus grande intégration au sein du GHT. Dans cette perspective, le Dr Éric Tran réitère la « nécessité de s’organiser vite » et « d’affirmer pleinement le rôle de la psychiatrie dans ce groupement ».

Le rôle de la CME

La commission d’Établissement Médicale d’Établissement est un organe consultatif et élaboratif de la politique de soin, ainsi que de la prise en charge des patients au sein d’un ou plusieurs établissements de santé. Elle est présidée par un.e président.e, ainsi qu’un.e vice-président.e. La CME est composée de 32 membres qui sont élus pour un mandat de 4 ans. Le rôle du président de CME est aussi renforcé : il nomme conjointement avec le Directeur de l’établissement de santé les chefs de pôle et cosigne les contrats de pôle. Comme auparavant, il lui revient aussi de proposer au Directeur les membres médicaux du Directoire (portés de 3 à 4).

Le circuit du médicament s’affiche

11/06/2021

La pharmacie de l’Établissement Public de Santé Mentale (EPSM) de la Marne accueille une exposition sur les différentes étapes du circuit du médicament.

C’est un hall d’accueil repeint à neuf par les services techniques de l’établissement qui abrite depuis le 6 avril 2021 une exposition didactique sur les étapes du circuit du médicament. « Tous les soignants ne savent pas forcément comment ça se passe derrière le comptoir de la pharmacie », observe Marie-Gabrielle Philipot, pharmacienne à l’Établissement Public de Santé Mentale (EPSM) de la Marne.

Les vieilles affiches sur les effets néfastes du tabagisme ont laissé la place à 4 posters qui reprennent les points essentiels du parcours du patient et sa prise en charge au sein de l’établissement. Le premier retrace ainsi le circuit logistique du médicament, depuis les achats effectués par la pharmacie et la réception des commandes jusqu’à l’approvisionnement des services et le respect des conditions de conservation.

Le deuxième fait le point sur les risques d’erreur médicamenteuse. « 60% d’entre elles ont lieu lors de l’entrée, du transfert ou de la sortie d’un patient d’un établissement de santé », indique Marie-Gabrielle Philipot. C’est la raison pour laquelle le pharmacien ou l’interne en pharmacie dresse la liste de tous les médicaments pris par un patient qui va être hospitalisé au sein de l’établissement. « Ce bilan médicamenteux est comparé à la prescription médicale à l’entrée, explique-t-elle. Nous analysons les divergences. S’il y en a, nous prenons contact avec le médecin. La conciliation médicamenteuse est ensuite enregistrée dans le dossier patient sur Cortexte. »

La règle des 5B rappelée

Le troisième poster détaille la dispensation des médicaments, c’est-à-dire l’analyse de la prescription des médicaments, leur préparation et leur délivrance. « L’ordonnance est analysée et validée. À partir de là, nous produisons les doses à administrer via l’automate pour les formes orales sèches. Les autres formes galéniques (sachets, formes buvables…) sont dispensées manuellement de façon nominative ou reglobalisées. Les stupéfiants, quant à eux, font l’objet d’un circuit spécifique », précise Marie-Gabrielle Philipot.

Enfin, la dernière affiche traite de l’administration des médicaments qui présente certains prérequis, notamment la gestion correcte de l’armoire à pharmacie par le personnel soignant. « Concernant l’étape d’administration à proprement parler, nous rappelons la règle des 5B : le Bon médicament pour le Bon patient, au Bon moment, à la Bonne dose et par la Bonne voie d’administration », souligne la pharmacienne.

D’autres expositions sur la pharmacovigilance notamment, pourraient se tenir dans le hall d’entrée de la pharmacie.

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