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L’unité d’hospitalisation en addictologie a rouvert ses portes à Reims

Après quatre mois de fermeture, l’Unité de Soins Complexes en Addictologie de Reims (USCAR) a réintégré ses locaux au 3e étage du CHU de Reims. Avec ses 10 chambres individuelles, le service affiche déjà complet.

« Je n’ai jamais été aussi contente de travailler avec les collègues. On l’attendait tous cette réouverture », annonce d’emblée Audrey Walczak, infirmière. Depuis le 27 juillet 2020, après quatre mois de fermeture, l’Unité de Soins Complexes en Addictologie de Reims (USCAR) accueille à nouveau des patients souffrant d’addictions au 3e étage du CHU de Reims.

Le 20 mars 2020, en pleine crise sanitaire liée au COVID-19, les locaux d’USCAR avaient été mis à la disposition du CHU de Reims, à sa demande, pour créer une unité complémentaire de médecine en cas de besoin. Sur les 15 patients qui étaient alors hospitalisés, 3 avaient été transférés à l’Unité de Soins Complexes en Addictologie de Châlons-en-Champagne (USCAC). Et les 12 patients, dont la situation clinique et l’environnement familial le permettaient, avaient regagné leur domicile. « Nous avons continué l’accompagnement avec certains d’entre eux par l’équipe du Camp, précise le Dr Patricia Dumont, médecin addictologue. Tout au long de cette période, nous avons maintenu des consultations téléphoniques fréquentes. » L’équipe, quant à elle, a été affectée dans les différents services de l’Établissement Public de Santé Mentale (EPSM) de la Marne où il y avait des besoins.

Des activités adaptées au nouveau protocole sanitaire

Depuis sa réouverture, USCAR affiche déjà complet. Les 10 chambres individuelles sont occupées. « En raison du COVID-19, nous avons fermé les chambres doubles avec les sanitaires en commun. Notre capacité d’accueil a donc baissé de 5 lits », explique le Dr Patricia Dumont. Parmi les personnes hospitalisées, beaucoup de patients qui ont déjà été suivis par l’équipe. « Certains ont consommé davantage de produits pendant le confinement. Pour d’autres, c’est le déconfinement qui a été difficile », observe-t-elle.

Si la prise en charge reste la même sur le fond, certaines activités en revanche ont dû être revues et adaptées au nouveau protocole sanitaire. Le règlement intérieur, lui, a dû être réécrit. Désormais, les patients hospitalisés à USCAR doivent porter le masque dès qu’ils sortent de leur chambre. Les visites de l’entourage sont par ailleurs limitées et réglementées. Tout comme les permissions. « Certains patients n’acceptent pas les contraintes liées au COVID-19. Ça les freine pour se faire sevrer, constate le médecin addictologue. Cela permet d’éprouver leur motivation. »